jeudi 4 juillet 2013

Egypte : le jour où Mohamed Morsi a été destitué

 La place Tahrir au Caire, le 3 juillet.La place Tahrir au Caire, le 3 juillet. | AP/Amr Nabil
 

Klaxons, feux d'artifice, tambours, pétards, sifflets et cris de joie. La bande son de la deuxième révolution égyptienne, c'est tout ça à la fois. Une cacophonie hilare, une sarabande jubilatoire, qui ont commencé dès les premiers mots, à la télévision, du général Abdel Fattah Al-Sissi, le ministre de la défense. Quelques minutes plus tard, il mettait un point final à la présidence Morsi.

 
Mais Esra Ahmed, une comptable de 35 ans, n'a même pas attendu la fin de son discours pour filer sur le pont Kasr El-Nil, en direction de la place Tahrir, une main dans celle de son mari, l'autre dans celle de sa meilleure amie. "C'est un nouveau début, un recommencement, on va corriger tout ce qui a été raté après la chute de Moubarak, a-t-elle confié à l'envoyé spécial du Monde, Benjamin Barthe, en zigzaguant entre les roulottes de patates douces et les vendeurs de fanions rouge-blanc-noir, aux couleurs de l'Egypte. Le peuple a repris le pouvoir. On va reconstruire le pays tous ensemble et on fera une place aux Frères musulmans, qui sont une composante de la société [...]. Ce que l'on a fait en trois jours, c'est un modèle pour le monde arabe et un modèle aussi pour l'Occident. La BBC n'a-t-elle pas dit qu'il s'agissait des plus grosses manifestations de l'histoire de l'humanité ?"

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