jeudi 25 juillet 2013

Pourquoi il ne faut pas baisser les limitations de vitesse


LDC
Notre action contre le projet de Manuel Valls de baisser les limitations de vitesse vient de dépasser 230.000 signataires.
Si chacun arrive mobiliser cinq personnes, nous pouvons dépasser le million de protestataires.
Et Il y en aura besoin. Car le gouvernement est en train de sortir l’artillerie lourde pour nous imposer ce nouvel épisode de punition-taxation des automobilistes.
Aucun des arguments avancés, ni la sécurité, ni l’écologie, ne tient. Mais si nous nous laissons faire, si nous les laissons convaincre l’opinion publique, alors :
Vous devrez bientôt rouler en toutes circonstances à 110 km/h maximum sur autoroute, à 80 sur route, et à 30 km/h partout en ville !
Et comme ce sera impossible de tenir des vitesses si basses, nous serons tous des proies faciles pour les radars fixes, mobiles et embarqués dont sont, de plus en plus, truffés nos trajets. Les PV pour "excès" de vitesse vont nous tomber dessus en rafale.
S’il vous plaît, aidez-nous à stopper de toute urgence ce projet effroyable.

1) L’argument "sécurité" ne tient pas :
On dispose de données qui montrent qu’augmenter les limitations de vitesse ne nuit pas à la sécurité.
En France, entre 1998 et 2002, le nombre de décès sur les routes a diminué de 15 % alors que la vitesse moyenne de circulation augmentait sur tous les types de réseaux : autoroutes, routes nationales et réseaux urbains.
Au Texas, les autorités viennent d’augmenter la limitation de vitesse sur ses autoroutes récentes à 85 mph (137 km/h). Elles ont fait un constat simple : la précédente augmentation (à 80 mph en 2006) n’a pas empêché le taux de mortalité de continuer à baisser. La Virginie réfléchit également à une telle augmentation.
En réalité, compte tenu des progrès techniques gigantesques des véhicules ces dernières décennies (tenue de route, freinage…) et de la voirie (revêtement drainant, etc.), les limitations actuelles sont caduques. Les maintenir au niveau actuel est déjà discutable. Mais les baisser, c’est carrément indéfendable.
Baisser les limitations obligerait simplement, tous les jours, des millions de personnes qui roulent à une vitesse très raisonnable, sans provoquer le moindre accident, à rouler… encore moins vite. Qui peut croire un seul instant que ça fera diminuer le nombre d’accidents ?
Sans compter qu’avec une limitation à 110 km/h sur autoroute, les conducteurs seront très nombreux à se détourner de ce réseau payant. Ils iront donc sur les nationales dont certains tronçons sont dix fois plus dangereux que les autoroutes.
Et on voudrait nous faire croire que ce projet va améliorer notre sécurité ?

2) L’argument "écologie" ne tient pas :
Une semaine après les déclarations de Manuel Valls, c’est le secrétaire général du "débat national sur la transition énergétique", Thierry Wahl, qui s’y est mis ! Selon lui, il faut baisser les limitations pour réduire la consommation de carburant et polluer moins.
Mais là encore, rien n’est moins sûr.
Au contraire, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’Energie) elle-même affirme que "le passage de 50 km/h à 30 km/h affiche des résultats très variables voire contradictoires, soit de -10% à +30% selon les polluants et les études."
Quand aux autoroutes, pour avoir un réel impact sur la pollution, il faudrait les limiter à… 80 km/h !

3) Un coût insupportable
La baisse des limitations aura un impact économique désastreux : perte de temps dans les trajets, ralentissement et renchérissement du trafic des marchandises, etc. Selon les premières estimations, cela représenterait une facture comprise entre 5 et 8 milliards d’euros par an ! Irresponsable en cette période de récession où chaque nouvelle charge pesant sur les entreprises françaises se traduit par des chômeurs supplémentaires.
Ne pas oublier, non plus, que baisser les limitations de vitesse, c’est changer des centaines de milliers de panneaux. Ce serait engager une dépense publique de plusieurs dizaines de millions d’euros. Inacceptable, à l’heure où l’Etat manque cruellement d’argent.
Avec les limitations actuelles, plus de 27.000 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, et 10 millions de points de permis sont retirés chaque année.
Sur des routes truffées de radars-pièges (fixes, mobiles, embarqués), une baisse des limitations de vitesse entraînerait une explosion de PV à 68 €. Insupportable pour des millions de Français qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Ne laissez pas Manuel Valls nous faire ça.
Merci de votre aide et bonne route !
Christiane Bayard
Secrétaire générale de la Ligue des Conducteurs

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