mardi 9 juillet 2013

Remobiliser notre marge intérieure

Notre capacité à lâcher prise peut grandement varier selon notre état d’esprit du moment. Par exemple, la remarque d’un proche nous fait réagir de façon virulente, alors que quelques jours auparavant, cette même remarque nous avait laissé de marbre. La remarque était exactement la même et proférée dans le même contexte, mais notre réaction fut complètement différente.  Nos réactions émotionnelles peuvent être fort variables face à certains facteurs de stress identiques à tous points de vue, mais séparés dans le temps.

Si les stimuli extérieurs sont les mêmes, pourquoi nos réactions ne sont-elles pas pareilles ? La différence se situe au niveau de notre « marge intérieure ». Celle-ci traduit à chaque instant notre degré de paix intérieure, notre capacité de détachement, d’acceptation et, par conséquent, notre faculté à rester maître de soi. En principe, une marge intérieure faible est la conséquence d’une identification continue à certains schémas de fonctionnement négatifs, dans un intervalle de temps rapproché. Cette identification nous éloigne de notre véritable nature ; elle nous déporte vers l’extérieur, en périphérie de notre centre, et tout stimulus extérieur nous fait réagir à partir des mécanismes de défense que nous avons mis en place pour assurer la survie de l’image « périphérique » toute conceptuelle que nous nous faisons du « moi ».

Lorsque nous avons « les nerfs à vif », que nous sommes « à fleur de peau », que « la moindre goutte d’eau fait déborder le vase », que nous sommes « à côtés de nos pompes », « hors de nous », cela traduit bien un état de déconnexion de notre centre. La marge qu’il devrait y avoir entre le centre et la périphérie n’est plus là, et nous devenons « épidermique », hyper-sensible. Cette hyper-réactivité nous empêche de rester maître de soi et, par conséquent, d’être libre d’incarner pleinement notre vraie nature. Dans de telles circonstances, nous avons l’impression d’être totalement dépassés par les événements et de ne pas pouvoir agir en étant alignés sur la volonté de notre Coeur. Lorsque c’est le cas, c’est le signe que notre enfant blessé a repris du terrain et que nous nous sommes laissés déporter hors de notre centre. Ses revendications semblent alors plus fortes que notre volonté consciente et nous ne pouvons réagir autrement que sous l’emprise de ses impulsions. Selon l’ampleur de sa charge émotionnelle alors réactivée, nous pouvons même avoir cette impression d’être littéralement « hypnotisés » durant un certain laps de temps, même si nous savons pertinemment que notre réaction n’est pas appropriée.

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