mardi 13 août 2013

Le sommet de Cochabamba (bolivie) s'est terminé par un rassemblement d'un million de personnes

Dans l'ambiance festive du rassemblement, il a été proposé que le président de la Bolivie soit désigné leader mondial des mouvements sociaux.

Les organisations sociales et indigènes de plusieurs pays qui se sont réunies à Cochabamba (Bolivie) pour y tenir un « sommet anti-impérialiste et anticolonialiste » ont clôturé la rencontre en faisant un triomphe au président bolivien Evo Morales et en approuvant un éventail de stratégies allant de l'alliance des peuples contre le capitalisme au contrôle des systèmes d'espionnage après des affaires aussi retentissantes que celle de l'informaticien de la CIA, Edward Snowden.

Un mois après l'incident diplomatique concernant l'avion présidentiel bolivien, le président Evo Morales a déclaré « le deux août » « journée de l'anti-impérialisme et de l'anticolonialisme » lors de la clôture de la réunion des organisations sociales d'une vingtaine de nations ; cette date, a-t-il dit, sera historique, car elle débute avec « une nouvelle thèse politique de la libération des peuples du monde », et il s'adressait aux milliers de partisans rassemblés dans la principale avenue de la ville.
Un homme portant un casque comme celui du président Evo Morales
Le regard romantique d'un très grand nombre de participants - qui se considèrent des révolutionnaires - a retrouvé plus d'éclat devant une mer colorée de drapeaux, étendards, pancartes, ombrelles se balançant au rythme de la musique folklorique bolivienne et laissant apercevoir, par instants, des visages au teint cuivré, brunis par le soleil et le vent de l'altiplano, hommes et femmes arrivés là de l'Est et de l'Ouest, pour exprimer une fois encore leur soutien au président Evo Morales et au processus de changement en cours.

« Ici se reflètent les rêves de tous les révolutionnaires du monde », affirmait l'universitaire français Jean Ortiz. « Ce n'est pas le modèle admet-il c'est un laboratoire ; la révolution bolivienne est un référent ; les peuples qui ne rêvent pas ne verront jamais leurs utopies se réaliser ».
« Il y a là un parfum de liberté, un parfum de terre, un parfum de Pachamama » dit, ému, l'acteur espagnol Guillermo Toledo, tandis qu'un membre de la délégation du Chili insiste sur l'urgente nécessité de « construire un continent multinational capable d'inclure tous les êtres humains, et particulièrement les plus humbles ».

La centaine de recommandations issues des six « ateliers » ont été résumées par l'Argentin Hugo Yaski du syndicat Centrale des Travailleurs d'Argentine, lors de la séance de clôture, comme une stratégie « qui est un mandat et une volonté de lutte qui vont se répandre à travers toute l'Amérique Latine, qui ne sont pas destinés à n'être qu'un bout de papier »

On retiendra principalement l'alliance des mouvements sociaux des peuples pour lutter contre les instruments de pouvoir des grandes nations hégémoniques ; le mandat de promouvoir la décolonisation et d'amplifier l'anti-impérialisme en tant que mandat pour instituer la justice sociale, la répartition de la richesse pour que les sociétés commencent à vivre dans la dignité ; le renforcement des Droits de l'Homme et de la Mère Terre ; la lutte contre tout espionnage et toute ingérence des grandes puissances et, finalement, l'intervention des médias sociaux contre le colonialisme de la désinformation.

« Nous savons très bien que la nouvelle stratégie des classes dominantes c'est d'essayer de manipuler les moyens de communication et aussi, bien souvent, ceux de la Justice, pour récupérer à tout prix le pouvoir » affirme le dirigeant argentin.

L'Atelier de la « Décolonisation » a proposé de désigner le président Morales leader mondial des organisations et mouvements sociaux du monde, mais, lors de la séance de clôture, il n'a pas été fait mention de cette recommandation, même lorsque des délégués étrangers ont rendu un vibrant hommage à la personne d'Evo Morales.

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