Le 14 décembre 1944 le très sérieux et important quotidien américain, le “New-York Time”, publiait pour la première fois, depuis les premières observations dans le monde de “soucoupes volantes” un article étonnant : ” Les ’soucoupes volantes’ sont des armes secrètes.Une nouvelle arme allemande a fait son apparition sur le front occidental. Les pilotes de l’US Air Force rapportent que des “boules d’argent” survolent l’Allemagne, parfois isolées, parfois en formation. Certaines semblent totalement transparentes“
Que sont devenus ces engins après guerre ?
En 1936, dans la montée du nationalisme et sous la colère des punitions infligées à l’Allemagne après la première guerre mondiale, le pays se prépare à prendre sa revanche et prépare son agression qui aura pour conséquence le second conflit mondial, l’Allemagne nazie se met en ordre de bataille. Il était indispensable de prévoir une logistique performante pour mener à bien ce projet de guerre et de domination mondiale. Outre les accords secrets avec des “alliés du Grand Reich” – n’oublions pas que de grandes familles approuvaient cette démarche de purification de la race blanche -  et amis potentiels dans certains pays d’Amérique du Sud pour le ravitaillement et l’avitaillement des navires de guerre,. pour assurer la sécurité globale, il fallait des bases discrètes, solides et inattaquables pour les sous-marins de la Kriegsmarine.
L’énigme prend ses source dès 1938, lorsque le transporteur par hydravion Schwabenland commandé par Albert Richter, un vétéran des opérations par temps froid navigue à travers l’Atlantique Sud et part à destination de Terre de la Reine Maud dans l’Antarctique.
Arrivé aux coordonnées prévues, situées entre le 10° méridien Ouest et le 20° Est et entre le 70° et 75° parallèle Sud (à 10° sous le cercle polaire antarctique), il découvre une région libre de glace avec lacs et montagnes, bordée au nord par l’Océan Atlantique. Les allemands s’attribuèrent 600.000 km carrés de terrains qu’ils baptisèrent “NEUES SCHWABENLAND”
Cette zone porte toujours ce nom de nos jours… et pourtant, la revendication est sans équivoque
Les scientifiques allemands participant à l’expédition découvrent alors que les lacs libres sont chauffées par des éléments souterrains volcaniques, et ont pu se poser sur eux.
Tous les éléments étaient en place pour fonder une base secrète. Celle ci a été établi dans la Muhlig-Montagnes Hofmann, juste à l’intérieur des terres de la côte Princesse Astrid. La zone a été rebaptisée Neuschwabenland (Nouvelle-Souabe) et la base a été baptisée station 211.
Un grand nombre de sous-marins allemands firent route vers ce territoire, équipés du schnorkel, connu sous le nom de tuba Walter, ils pouvaient naviguer sous l’eau durant plusieurs semaines, en toute discrétion. Un certain nombre restèrent sur place.. et depuis personne ne sait ce qu’il en est advenu.
photos Galerie Schiff Schawabenland
Les état-major des marines Alliés, nottament ceux de la US-Navy et de la Royal-Navy ont estimé, après avoir dressé les inventaires de la flotte sous-marine de la Kriegsmarine et en ayant comptabilisé les pertes réelles, qu’une bonne centaines d’unités combattantes, dont les plus récentes en technologie, les U-21 et U-23, avaient mystérieusement disparu… Ni coulés en opérations, ni sabordés par leurs équipages, ni saisis, ni arraisonnés par les forces Alliées.. Personne ne sait où sont passés ces sous-marins ! Ces sous-marins ont probablement emmené des “équipages et passagers constitués de techniciens spécialisés”, fuyant sur ordres l’occupation alliée en Allemagne après ou très peu de temps avant la défaite.
Du matériel sophistiqué a été débarqué à la base du Neu-Schwabenland, ainsi, certainement que des disques volants en pièces détachées ou tout au moins tous les plans et documents techniques permettant de les construire y furent mis à l’abri. Voilà où l’histoire prend un virage inattendu.
Ce n’est pas sans une bonne raison évidente que fin 1946 sous le commandement de l’amiral Richard, Evelyn BYRD, ayant un passé d’explorateur de l’Antarctique, une expédition baptisée Opération Highjump se mit en place pour une opération de plusieurs mois. Une partie de l’armada quitta la base US de Norfolk en Virginie le 2 Décembre 1946, pour être rejointe par deux autres groupes d’unités vers des
bases de l’Antarctique prévues à l’avance, mais avec pour objectif parfaitement ciblé, la base de NEU SCHWABENLAND.
Officiellement intitulée The United States Navy Antarctic Developments Program, 1946-47, ce qui peut se traduire en français par Programme naval des États-Unis de développement en Antarctique, 1946-47, cette opération américaine en Antarctique sous le commandement fut placé sous les ordre de Richard Cruzen. Elle fut lancée le 26 août 1946 et dura jusqu’en 1947.
Cet impressionnant déploiement de forces fit appel à 5 000 hommes, 13 navires et 26 avions.
L’objectif principal officiel de cette opération était l’exploration de l’Antarctique. Cependant, d’autres projets furent menés parallèlement à cela, notamment :
  • faire quelques tests et des expériences sur le matériel et sur la psychologie des soldats sous conditions glaciales
  • créer quelques bases pour établir la souveraineté des États-Unis
  • en général, explorer la région
  • faire des cartes géographiques de cette région
Tous ces objectifs avaient leur importance, mais la raison la plus importante restait d’établir la souveraineté des États Unis ; en effet, à cette époque, la Guerre froide en était à ses débuts, et le traité sur l’Antarctique n’existait pas encore.
Le 3 Mars 1947, ordre fut donné à toute l’armada d’abandonner l’aventure et de regagner Norfolk.. Ce à quoi cette expédition fut confrontée reste encore un mystère bien épais…
Officiellement, les incidents les plus graves, furent les suivants :
  • Le 30 décembre 1946, l’avion « George I » entra en collision avec une montagne lors d’un vol de patrouille, alors qu’il photographiait la région. On retrouva les survivants 2 semaines plus tard, mais 3 des 9 occupants de l’appareil étaient déjà décédés (Wendell K. Hendersin, Fredrick W. Williams et Ensign Maxwell A. Lopez).
  • Le sous-marin USS Sennet (dont la photo est ici un peu plus haut)  entra en collision avec un grand bloc de glace lors d’une exploration, et dut repartir vers la Nouvelle-Zélande.
  • Le 15 janvier 1947 le groupe central arriva à la baie des Baleines. Il y fonda la base de « Little America IV », qui existe encore aujourd’hui. Il bâtit également une piste d’atterrissage pour avions. Pendant cette procédure, le soldat Vance N. Woodall trouva la mort accidentellement, en déchargeant du matériel d’un bateau.
Tous les évènements désastreux ont joué un rôle, c’est pourquoi l’amiral Richard E. Byrd, le responsable de cette opération, décida d’interrompre cette exploration. Une grande partie des photographies de cette région était sans valeur, car dans cette région les boussoles étaient inutilisables, ce qui rendait impossible la localisation des clichés. Ainsi, de nos jours, cette région reste la plus inconnue du monde : seule la côte est clairement délimitée sur les cartes, les terres intérieures restant inexplorées. De quoi alimenter tous les théoriciens du complot.
Lee Van Atta et John Henebry
Le 5 mars 1947, le journaliste Lee van Atta, accrédité lors de cette expédition, publia dans les colonnes du plus grand quotidien sud-américain, “El MERCURIO”, une interview de l’amiral Byrd au cours de laquelle il déclara en substance: “C’est dur à entendre, mais dans le cas d’une nouvelle guerre, il faudra s’attendre à des attaques d’avions qui peuvent voler d’un pôle à un autre”
Il laissa aussi comprendre: “Qu’il y avait là-bas une civilisation avancée qui se servait d’une technologie supérieure“
L’opération Highjump est par ailleurs associée avec les théories de la terre creuse, l’ufologie et plus particulièrement hypothèse intraterrestre, les OVNI du IIIe Reich et la base nazie de la Nouvelle-Souabe et fait l’objet d’une importante spéculation dans le domaine des théories du complot.
À la fin des années 1990 le carnet de vol de l’amiral Byrd serait réapparu, en évoquant tous ces thèmes.
Selon Alec Maclellan, « The Hollow Earth Society of Australia » aurait obtenu une copie de son journal personnel qui reprendrait les notes de son carnet de vol. Maclellan fait également mention d’un témoignage affirmant qu’après l’expédition de Byrd au pôle sud en avion du 29 novembre 1929, soit 18 ans avant l’opération highjump, un documentaire d’actualités projeté dans les cinémas des Etats-Unis aurait montré l’amiral Byrd commentant sa découverte d’un pays inconnu arborisé avec de grands animaux.
Son témoignage de l’époque est éloquent : 
« Byrd, accompagné d’un capitaine de vaisseau et de deux quartiers-maîtres, marchaient depuis des heures sur la banquise, escaladant les moutonnements chaotiques des glaces éternelles, dévalant de dangereux à-pics plus périlleux qu’un rocher vertical. Et soudain, du haut de la falaise blanche où l’expédition était parvenue au prix de mille dangers, ils découvrirent un spectacle inoubliable. Sous leurs yeux médusés s’étendait une longue vallée étroite et profonde couverte d’une végétation luxuriante et apparemment baignée d’un chaud soleil permanent. une véritable oasis de vie au milieu du grand désert de glace.
D’un geste machinal, Richard Byrd consulta son thermomètre: – 58°! Son adjoint, le capitaine Fitin, nota sur le journal de marche: » Le 14 Juin 1926 à 74 m d’altitude à 12h 08 « . Les Quatre hommes se mirent à dérouler les échelles de corde pour rejoindre la merveilleuse prairie qui s’étendait à une centaine de mètres en contrebas au pied de la muraille de glace au sommet de laquelle ils se trouvaient.
Après une longue heure de descente, ils avaient changé de monde : une plaine où régnait une végétation prolifique et presque paradisiaque s’étalait devant eux. La chaleur douce et pénétrante (le thermomètre indiquait 19°8) les obligea à quitter leurs équipement d’explorateurs polaires. Sous leurs pieds, ils foulaient une herbe drue et grasse. A perte de vue, en croyant à peine leurs yeux , Byrd et ses compagnons apercevaient des petits ruisseaux coupant les herbages naturels, des lacs, des collines boisées. A 1500 m environ, ils virent une tache brune qui se déplaçait lentement. Jumelles braquées, Richard Byrd observa un animal massif au pelage brun qui entra dans un fourré. Un animal qui ressemblait étrangement à un mammouth.
Hélas! il fallait borner là, l’exploration de ce jour. La fa
tigue de chacun, le manques de vivres, l’épuisement des accumulateurs de radios faisaient un devoir au chef du détachement d’ordonner sans perdre un instant le retour au campement de base.
Après avoir repris quelques forces et renouvelé leurs équipements, Byrd et ses compagnons prirent (à nouveau) la route pour tenter de retrouver ce qu’ils appelaient entre eux le « paradis perdu ». malheureusement, il leur fut impossible de retrouver la vallée. Située pratiquement à quelques kilomètres du pôle géographique, il avait été impossible au capitaine Fitin d’en effectuer le relevé des coordonnées topographiques. Sous leurs yeux médusés s’étendait une longue vallée étroite et profonde couverte d’une végétation luxuriante et apparemment baignée d’un chaud soleil permanent, une véritable oasis de vie au milieu du grand désert de glace »
(source de ce texte : http://artivision.pagesperso-orange.fr/docs/Byrd.html)
Bref, revenons sur le thème principal de cette histoire à tiroirs et aux ramifications nombreuses :
Certaines de ces théories suggérant que la motivation de l’expédition n´était pas scientifique, mais militaire. Cela repose sur le fait que plus de 50 % des bateaux, qui ont participé à cette opération, faisaient partie de la US Navy et que cette région fut revendiquée par l’Allemagne nazie le 19 janvier 1939.
Cette théorie de complot est soutenue par un interview de M. Byrds, directement après cette opération.
L’essayiste Felipe Botaya présente l’Opération Highjump comme une opération militaire des Etats-Unis contre la base militaire du IIIème Reich de la Nouvelle-Souabe. Il évoque le suicide en 1949 du secrétaire américain à la défense James Vincent Forrestal comme un élément d’une conspiration directement liée à l’opération. Cette base nazie aurait pu abriter des OVNI du IIIe Reich.
Les OVNI du IIIe Reich ou OVNI nazis ou encore Légende du V7 sont un thème majeur de spéculation dans le domaine de l’ufologie et des théories du complot. Ces thèses postulent que des OVNI fonctionnant à l’aide d’un dispositif inconnu ou à anti-gravité ont été construits en secret et furent opérationnels durant la période du Troisième Reich en Allemagne. Elle évoquent également la possibilité que les États-Unis se soient appropriés cette technologie après la seconde guerre mondiale, via l’opération Paperclip, le project Silver Bug et le programme Pye Wacket.

Il convient ici de présenter ces 3 opérations cités ci dessus :

L’opération Paperclip (originellement appelée « Opération Overcast ») fut menée à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l’état-major de l’armée des États-Unis afin d’exfiltrer et de recruter près de 1 500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel allemand pour lutter contre l’URSS et récupérer les armes secrètes du Troisième Reich.
Ces scientifiques effectuèrent des recherches dans divers domaines, notamment sur les armes chimiques (Zyklon B), sur l’usage des psychotropes, sur la conquête spatiale, sur les missiles balistiques et sur les armes à longue portée (bombes volantes V1 et V2).
Loin de les affecter à des postes subalternes, le Département de la Défense des États-Unis leur confia la direction de ses programmes de recherches. Ils furent affectés aux bases de White Sands, dans le Nouveau-Mexique, et à Fort Bliss, au Texas. Grâce en partie à l’aide de ces scientifiques, l’avancée technologique des États-Unis fut considérable pendant la guerre froide.
Elle est arrêtée en 1957, lorsque l’Allemagne de l’Ouest proteste auprès du gouvernement des États-Unis qui la dépouille de ses compétences scientifiques. L’opération Paperclip sera rendue publique en 1973.
Photo des membres de l’équipe de Werner Von Braun à Fort Bliss.
 De quoi faire froid dans le dos, tous ces anciens scientifiques du Reich à la tête de programmes de rechercher américains, non ?
Le project Silver Bug était un projet militaire dérivé de l’Avro Canada VZ-9 Avrocar entrepris par l’United States Air Force en 1953.
L’Avro Canada VZ-9 Avrocar est un aéronef de type ADAV commandé en secret à Avro Canada Aircraft Ltd. (une division de Avro en Angleterre) par le gouvernement américain dans les premières années de la guerre froide comme Jeep volante. Le premier « vol » eut lieu le 12 novembre 1959.
Deux appareils furent construits ; le second prototype, d’un diamètre de 5,5 mètres, accumulera 75 heures de vol mais ne pourra s’élever à plus d’un mètre de hauteur avec des problèmes de stabilité insurmontables. Le programme sera abandonné en décembre 1961, officiellement tout du moins.
Mais n’était ce pas que la partie emergée de l’Iceberg ?
Pye Wacket est un projet (programme) militaire abandonné par les États-Unis concernant le développement d’un missile air-air qui aurait du avoir la forme d’une aile lenticulaire (soucoupe volante).
Prototype de missile Pye Wacket en 1959
Le missile fut développé par la division Convair de la General Dynamics Corporation en 1957. Il était prévu de servir de missile défensif pour le bombardier North American XB-70 Valkyrie volant à Mach 3 et dont la développement fut stoppé, entraînant celui du missile.
Un XB-70 en vol

Et les scientifiques non exfiltrés ?

Mais qu’en est il exactement des scientifiques disparus dans les 6 derniers mois de la seconde guerre mondiale ?
Les vagues d’observations de juin à juillet 1947 s’étant multipliées en Amérique du Nord, semblèrent venir narguer et faire toute une série de pied-de-nez aux observateurs officiels, scientifiques, et aux militaires du Pentagone et des Agents de la CIA, placés pour longtemps devant le problème que posait ces manifestations, sans réponse possible quant à la technologie spécifique utilisée par les constructeurs et utilisateurs de ces mystérieux objets volants…
Les théoriciens du complot se sont alors mis à additionner deux plus deux, à recouper, à assembler et à conclure.
Une mystérieuse base secrète, des scientifiques disparus, une énorme expédition suspecte des états unis sur une zone revendiquée par les Nazis. Et puis, tout de suite après les premiers cas d’OVNI. Comment ne pas incliner naturellement à la théorie du complot ?
Aux USA il sera difficile de justifier à l’opinion publique et au congrès la mort de milliers d’hommes en antarctique avec de nouvelles opérations. Aussi le sujet sera clos. Cette opération est pourtant bien connue sous le nom de « guerre des pingouins », une fois que le gouvernement fédéral indiqua que dans ce territoire il n’y avait uniquement que des pingouins et qu’il n’y avait aucun nazis.
Mais le 8 janvier 1956, plusieurs scientifiques chiliens revenant d’une expédition sur le continent observèrent pendant plusieurs heures des objets volants en forme de cigare et de disque dans le ciel de la zone de la mer de Weeddell.
La même année 1956, une nouvelle opération militaire sera essayée par les américains : l’Opération Deepfreeze. Le résultat sera encore plus dévastateur pour l’armée US qui se contentera ensuite de missions géographiques et de reconnaissances simples au pôle sud.
Plus tard, l’Afrique du Sud détectera deux explosions nucléaires dans la zone de NewSchwabenland, une explosion en surface et une autre souterraine…

Rebondissement en 2005

Le Magazine Nexus en 2005 fit paraitre un article qui relança la théorie du complot dans son numéro 41 :
Mission Antarctique 1945, La guerre secrète britannique (1re partie) : Magazine Nexus N°41 NOVEMBRE-DECEMBRE 2005
Dans les récits officiels sur les opérations militaires alliées en Antarctique, il est très peu question de la Grande-Bretagne. Pourtant, des documents attestent qu’elle tenta, en 1945, un assaut final contre l’Allemagne nazie sur ce continent. On sait que les Allemands y avaient construit, dès 1938, une base secrète où des rescapés se seraient réfugiés après la défaite du IIIe Reich. Cette base, le Neuschwabendland, aurait été entièrement détruite par l’armée britannique lors de l’expédition totalement occultée par les livres d’histoire, et dont témoigne ici le dernier survivant.
La seconde partie paru dans le n° 46 en 2006
Antarctique 1945 :
LA GUERRE SECRÈTE BRITANNIQUE (2e partie) Magazine Nexus N°42 JANVIER-FEVRIER 2006
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques cherchèrent à obtenir des prisonniers nazis des informations sur la mystérieuse base du Schwabenland, un coin de paradis au milieu des glaces antarctiques destiné à recueillir les survivants du IIIe Reich. Si Hess, Göring et Himmler connaissaient son existence, l’amiral Dönitz semblait le plus au fait des activités de ce refuge longtemps nié par les gouvernements.
Magazines que vos pouvez encore vous procurer sur commande sur le site du magazine.

Le témoignage du dernier survivant

édifiant s’il en est… le voici pour vous, repris sur le site aera51 :
Source : Karmapolis
Voici le témoignage d’un officier du SAS paru dans le magazine Nexus et intitulé :
La guerre secrète britannique
Dans les récits officiels sur les opérations militaires alliées en Antarctique, il est très peu question de la Grande-Bretagne. Pourtant, des documents attestent qu’elle tenta, en 1945, un assaut final contre l’Allemagne nazie sur ce continent. On sait que les Allemands y avaient construit, dès 1938, une base secrète où des rescapés se seraient réfugiés après la défaite du IIIe Reich. Cette base de Neuschwabendland aurait été entièrement détruite par l’armée britannique lors de l’expédition totalement occultée par les livres d’histoire, mais dont témoigne ici
le dernier survivant. Une pièce essentielle qui vient éclairer le mystère de la quarantaine de sous-marins allemands disparus à l’issue de la guerre, et relance le « mythe » nazi de l’Antarctique.
Le dernier témoin
Aujourd’hui, presque tous ceux qui ont servi pendant la campagne du Neuschwabenland nous ont quittés. Mais j’ai pu recueillir du dernier survivant le récit que vous pouvez lire ci-dessous. Je précise qu’il m’a raconté son histoire lors de deux entretiens séparés de dix ans, et que je n’ai pu déceler aucune contradiction entre les deux récits.
Le dernier survivant de la mission témoigne
Quand on nous annonça la victoire de l’Europe, mon unité était au repos dans une grotte de l’ex-Yougoslavie.
J’étais content que cette guerre soit finie, mais avec les combats qui continuaient dans le Pacifique et les tensions qui montaient en Palestine, nous savions bien que notre guerre à nous pourrait bien continuer. Grâce au Ciel, je fus dispensé de participer à la guerre contre le Japon, mais hélas, je fus envoyé en Palestine où l’afflux de Juifs, joint à une montée du terrorisme sioniste, angoissait non seulement les Palestiniens, mais aussi les forces britanniques chargées d’endiguer cet afflux et de réprimer les insurrections. On m’avertit que mon affectation en Palestine pouvait durer indéfiniment. Je vis mourir beaucoup de mes compagnons soldats. Heureusement, je reçus au début d’octobre 1945 l’ordre de me présenter à mon officier supérieur, car j’avais été choisi pour une mission secrète à Gibraltar (aucun de mes supérieurs ne connaissait la nature de cette mission). N’ayant reçu aucune explication, j’espérais qu’on me rendrait bientôt à la vie civile. Je me trompais lourdement ! J’allais passer un autre Noël sur le pied de guerre.
Une fois arrivé à Gibraltar, un Major me prit à part et m’informa que je serais muté aux Colonies des Îles Falkland pour instructions complémentaires et que plusieurs autres soldats d’autres corps d’élite britanniques allaient me rejoindre. Le mystère s’épaissit quand on nous envoya tous par avion aux Falklands en nous demandant un complet silence. Nous avions reçu ordre de ne même pas spéculer sur la raison pour laquelle nous avions été choisis et sur le lieu où nous nous rendions.
Un entraînement extrême
En atteignant les Îles Falkland désolées et sévères, nous fûmes présentés à l’officier qui commandait l’expédition et à un Norvégien qui avait servi dans la résistance norvégienne, un expert en combats hivernaux qui allait nous entraîner pour une mission dont nous n’avions pas la moindre idée. Aujourd’hui, on sait que les Falklands, considérées comme le secret le mieux gardé de l’Armée britannique, promettent quelques années difficiles à ceux qui y sont affectés, mais dans les années 40, personne ne les connaissaient et encore moins les soldats comme moi. Pendant un mois, nous fûmes soumis à un éreintant entraînement au combat par temps froid. Plonger dans l’Atlantique glacé, affronter les éléments dans une tente en Géorgie du Sud nous paraissait Quand d’autant plus fou que nous ne savions pas pourquoi nous étions là ! Cependant, après cette préparation, un major et un scientifique nous expliquèrent enfin la nature de notre mission, et là, nous réalisâmes tous qu’il y avait peu de chances pour que nous en sortions vivants, surtout si ce que l’on soupçonnait était exact.
Parés pour la « guerre secrète »
On nous expliqua que nous devions examiner des activités « anormales » dans les environs des Monts Mühlig-Hoffmann à partir de la base britannique de Maudheim. L’Antarctique, à ce que l’on nous dit, était “la guerre secrète de la Grande-Bretagne”. On nous informa ensuite des activités britanniques au Pôle Sud pendant la guerre. Nous étions là, assis, intrigués par ce qui allait nous être divulgué ; aucun de nous n’avait rien entendu d’aussi fascinant ni d’aussi effrayant. Très peu de gens savaient que les nazis étaient venus dans l’Antarctique en 1938 et 1939, et plus rares encore étaient ceux qui avaient connaissance du fait que la Grande-Bretagne commençait, en réaction à établir des bases secrètes autour de l’Antarctique. Celle que nous devions’visiter, Maudheim, était la plus importante et la plus clandestine de toutes les bases antarctiques. En effet, elle n’était qu’à 300 kilomètres du lieu présumé de la base nazie.
On nous informa de l’activité allemande dans l’Atlantique Sud, autour de l’Antarctique. Un nombre impossible à estimer de sous-marins allemands étaient manquants et non signalés ; mais, pire, certains de ceux qui avaient fait leur reddition des mois après la fin de la guerre alimentaient encore davantage de spéculations.
L’armée britannique avait capturé trois des plus grands noms du parti nazi – Hess, Himmler et Ddnitz – et au moment de leur capture, la Grande-Bretagne avait obtenu des informations qu’elle ne partagea pas avec la Russie ou les États-Unis.
C’est sur la base de ces informations qu’agissait, seule, la Grande-Bretagne, et nous étions à la pointe de cette opération. On nous indiqua sans trop de précision ce que l’on attendait de nous et ce que nous étions susceptibles de trouver sur l’Antarctique. La Grande-Bretagne était convaincue que les Allemands avaient construit une base secrète, et qu’ils avaient fait sortir d’Europe, comme par magie, de nombreux Nazis dont on avait perdu la trace.
Hommes polaires, tunnel et nazis
Des révélations en cascade nous attendaient. L’été précédent, nous dit-on, les scientifiques et commandos d’origine avaient trouvé un “ancien tunnel”. Des militaires envoyés sur place y auraient pénétré, mais seuls deux d’entre eux étaient revenus à leur base avant que l’hiver austral ne soit installé. Ensuite, les deux survivants avaient fait par radio des déclarations absurdes à propos “d’hommes polaires, d’anciens tunnels et des nazis”. Le contact radio avait finalement été perdu en juillet 1945, après un message de très mauvais augure pour nous :
“… les hommes polaires nous ont trouvés !” Après nous avoir fait écouter cet enregistrement, le Major qui devait commander l’expédition essaya de nous encourager : “Nous allons nous rendre à la base de Maudheim, trouver le tunnel, élucider l’énigme des hommes polaires et des nazis et tout faire pour détruire cette menace.”
Par bonheur, les réponses à nos questions, si nombreuses, furent honnêtes et directes.
On nous apprit que la Grande-Bretagne entendait prendre de vitesse les Américains et les Soviétiques qui p
réparaient leurs propres expéditions. Elle ne voulait pas prendre le risque que les États-Unis ou l’Union soviétique ne découvrent la base allemande et ne recueillent des technologies nazies. Ces deux pays avaient déjà une avance technologique sur la Grande-Bretagne grâce aux scientifiques et aux équipements récupérés sur les nazis. En outre, considérant l’Antarctique comme étant sous la juridiction de l’Empire britannique, elle entendait bien être la première et la seule à éradiquer la présence nazie sur son sol, refusant ainsi à la fois aux États-Unis et à l’Union Soviétique la gloire d’avoir livré le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale.
Parachutés dans la neige
On nous emmena en avion jusqu’au point de largage prévu, situé à 30 kilomètres de la base de Maudheim. Des chasse-neige attendaient notre arrivée. Après le saut en parachute dans la solitude glacée, la peur au ventre, nous rejoignîmes les chasse-neige. A partir de cet instant, nous fûmes sur le pied de guerre. Nous devions opérer sous silence radio total. Nous étions seuls, sans appui ni chance de retraite si nos pires craintes se confirmaient.
Nous approchâmes de la base, sur nos gardes, mais elle nous apparut bientôt dépourvue de toute vie, une ville fantôme. Cela éveilla immédiatement notre méfiance, mais, comme dans toutes les campagnes précédentes, nous avions une mission à accomplir et nos peurs ne devaient pas paralyser notre jugement.
Première victime de l’expédition
Comme nous nous dispersions autour de la base, un fil déclencha une alarme et une sirène retentit, déchirant le silence et nous faisant sursauter. Une voix, impossible à localiser, nous cria de nous identifier. Nous levâmes nos fusils, le major nous présenta, et la voix prit corps.
Elle appartenait à un survivant isolé, et ce qu’il révéla ne fit que nous inquiéter davantage et nous faire regretter de ne pas être plus nombreux. Il nous expliqua que, dans le bunker numéro 1, se trouvait l’autre survivant de “l’expédition dans le tunnel”, en compagnie de l’un des mystérieux hommes polaires dont nous avions entendu parler sur l’enregistrement radio.
Malgré les objections du survivant, ordre fut donné d’ouvrir ce bunker. Il essaya de s’y opposer avec une peur panique qui nous gagna instantanément : aucun de nous ne voulait être le premier à entrer dans le bunker.
Heureusement pour moi, je ne fus pas choisi. Cet honneur fut dévolu au plus jeune membre de notre unité désigné à la courte paille. Il entra, hésitant un peu, en se heurtant à la porte.
Une fois à l’intérieur, un silence s’abattit sur la base, suivi par deux coups de fusil. La porte s’ouvrit et l’homme polaire s’échappa en courant, nous prenant tous de cours et nous laissant juste le temps de tirer quelques coups de feu, pour la forme. C’est alors que nous pénétrâmes dans le bunker où gisaient deux cadavres : notre camarade, la gorge tranchée, et, plus atroce, le survivant, déchiqueté jusqu’aux os. Nous étions envahis de colère et d’interrogations après avoir vu mourir un membre de notre unité quelques heures seulement après notre atterrissage, et nous écoutâmes anxieusement les réponses du dernier survivant aux questions du Major. Il lui demanda d’abord ce qui avait bien pu arriver à l’autre survivant,et comment il s’était retrouvé piégé dans le bunker avec cet homme polaire. Mais l’homme préféra commencer par le début, c’est-à-dire le moment où ils avaient découvert le “tunnel”. Le scientifique qui nous ccompagnait prenait des notes.
Une immense base souterraine
On apprit que la région où se trouvait le tunnel était l’une de ces vallées sèches particulières à l’Antarctique, ce qui explique la facilité avec laquelle les Britanniques avaient pu le trouver.
Les trente membres de la base de Maudheim avaient l’ordre de découvrir où conduisait le tunnel.
Ils avaient parcouru le tunnel pendant des kilomètres, et finalement, étaient arrivés à une vaste caverne souterraine anormalement tiède ; certains parmi les scientifiques pensèrent qu’elle pouvait être chauffée par géothermie. L’immense grotte comportait des lacs souterrains, mais, beaucoup plus mystérieux, elle était éclairée artificiellement. Devant l’immensité de la grotte, l’expédition s’était divisée pour mieux l’explorer C’est alors qu’ils avaient découvert l’énorme base construite par les nazis,
avec des quais pour les sous-marins, dont l’un d’entre eux, semble-t-il, pût être identifié. Mais plus les britanniques avançaient, plus le spectacle était étrange. Le survivant parla notamment “de hangars pour d’étranges avions et de multiples excavations”.
Cependant, leur présence n’était pas passée inaperçue et les deux survivants de la base de Maudheim avaient vu leurs camarades se faire capturer et exécuter un par un. Après avoir été témoins de six exécutions, ils s’étaient enfui par le tunnel, mais trop tard : “les hommes polaires arrivent !”, avait alors hurlé le survivant. Les forces ennemies à leurs trousses, ils n’avaient pas eu d’autre choix que de retourner à leur base pour informer par radio leurs supérieurs de ce qu’ils avaient découvert. Ils avaient réussi à rentrer à la base, mais, comme l’hiver approchait et qu’il y avait peu de chances pour qu’on vienne les secourir, ils avaient décidé de se donner toutes les chances de pouvoir témoigner de leur découverte. Ils s’étaient donc séparé, chacun prenant un poste radio sans fil et attendant dans un bunker différent. L’un des survivants avait servi d’appât et lorsqu’une poignée d’hommes polaires l’avait découvert dans son bunker, ils avaient cru qu’il était le dernier survivant. Le plan avait fonctionné, mais au détriment de sa vie et de la radio, car le brave du bunker numéro un détenait le seul poste radio sans fil opérationnel qui fut détruit dans la bagarre. Le deuxième survivant n’avait plus eu d’autre choix que de s’asseoir, attendre, et essayer de ne pas devenir complètement fou.
Une source d’énergie inconnue
Sans explications satisfaisantes, l’homme nous parla ensuite des hommes polaires comme étant des produits de la science nazie. De la même manière, il tenta de nous expliquer la manière dont les Nazis se fournissaient en énergie : celle-ci provenait, d’après lui, de l’activité volcanique, qui, à travers
sa vapeur, leur permettait de produire de l’électricité. Mais il semblerait que les nazis disposaient d’une source d’énergie inconnue, car le survivant déclara :
” … d’après ce dont j’ai été témoin, la quantité d’électricité requise est supérieure à ce que pourrait produire, à mon avis, de la vapeur”.
Les scientifiques de l’expédition rejetèrent la plupart des informations livrées par le survivant, lui reprochant même son manque de culture scientifique et objectant que ces données “ne pouvaient en aucun cas être véridiques”. Le major, quant à lui, voulait en savoir plus : en savoir davantage sur l’ennemi que nous avions à affronter et sur ce qu’allait bien pouvoir faire l’homme polaire qui s’était échappé. La réponse ne fut pas pour nous réconforter et poussa le scientifique à annoncer que le survivant était “bon à enfermer”. Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que nous ressentîmes en entendant la réponse : “Il va attendre, nous épier en se demandant quel goût nous pouvons bien voir.”
Un paysage saharien
En entendant cela, le Major ordonna qu’un tour de garde fut établi pendant que lui et le scientifique discuteraient, en privé, de la suite de la mission.
Le lendemain matin, on nous ordonna d”‘inspecter le tunnel” et pendant les quarante-huit heures qui suivirent, nous progressâmes régulièrement vers la vallée sèche, lieu du supposé “ancien tunnel”. En arrivant dans la vallée sèche, nous fûmes tous abasourdis, car on nous avait dit que l’Antarctique était totalement entouré de glaces et pourtant, nous étions dans un paysage qui rappelait le Sahara.
Nous avions l’interdiction d’approcher du tunnel avant que le camp de base provisoire n’eût été dressé. Pendant que les hommes construisaient la base, le scientifique et le major inspectaient le tunnel.
Au bout de quelques heures, ils revinrent au camp pour nous faire part de ce qu’ils avaient vu et de notre prochain plan d’action. Le tunnel n’était pas du tout ancien, d’après le scientifique. et le major ajouta que les murs de granit poli semblaient interminables. Nous pourrions le constater nous-mêmes le lendemain, après une bonne nuit.
Juste avant de nous assigner nos tours de garde, on nous confirma qu’il s’agissait de suivre le tunnel jusqu’au bout, “jusqu’au Führer, au besoin”.
Il est difficile de dormir dans l’Antarctique pendant les mois d’été, à cause de la lumière du jour qui brille perpétuellement. Mais cette nuit-là, le sommeil fut encore plus long à venir…
Autopsie d’un homme polaire
Et cette nuit-là, l’homme polaire revint, effectivement. Mais cette fois-ci, il n’y eût pas de victime dans notre camp : l’homme polaire s’écroula sous nos balles. Le scientifique, après avoir examiné le cadavre, déclara que l’homme polaire était un “humain”, certes plus poilu et mieux armé contre le froid. Après une autopsie rapide, le corps fut mis dans un sac afin d’être conservé jusqu’à un prochain examen plus minutieux.
Le lendemain matin, deux personnes restèrent à l’entrée du tunnel, avec le cadavre, les chasse-neige, l’équipement et, le plus important, la radio. En tête de l’expédition, le major était accompagné du Norvégien et du scientifique. Le survivant, lui aussi, était indispensable au succès de la mission. Nous voulions tous nous joindre à eux.
Je fus choisi avec quatre autres hommes tout joyeux : nous allions entreprendre l’une des expéditions les plus passionnantes, et peut-être les plus importantes, de l’histoire de l’humanité. Bien que leur rôle fût tout aussi essentiel pour le succès de la mission, les deux compagnons qui restaient à l’entrée du tunnel étaient déçus.
Une véritable ruche technologique
En nous préparant tous les neuf à entrer dans le tunnel, nous nous assurâmes que nous avions emporté suffisamment de munitions et d’explosifs pour mener un affrontement et peut-être détruire la base dans son intégralité, car telle était notre mission : non pas sauver, mais détruire. Nous marchâmes longtemps dans l’obscurité et, au bout de quatre heures,nous commençâmes à percevoir de la lumière au loin, à environ une heure de marche, une heure interminable, la tête pleine de questions. Finalement, nous arrivâmes dans la vaste caverne éclairée artificiellement. On se dirigea ensuite à l’endroit d’où les survivants avaient été témoins des exécutions. En observant d’en haut les galeries de la caverne, nous fûmes ébahis par le nombre d’ouvriers qui s’activaient ici et là, comme des fourmis.
Mais ce qui était le plus impressionnant, c’était l’énormité des constructions en cours. Tout semblait indiquer que les nazis étaient dans l’Antarctique depuis longtemps. Le scientifique notait tout ce qu’il pouvait, dessinait des diagrammes, prenait des échantillons de roche, et des photos. Le major, de son côté, s’intéressait davantage à la manière de détruire la base sans être pris par les nazis.
Au bout de deux jours de reconnaissance attentive, le scientifique et le major décidèrent des cibles pour les mines. Elles allaient devoir être placées tout autour du toit de la caverne.
D’autres cibles étaient également prévues, comme par exemple le générateur et les cuves d’essence ainsi que, si possible, les dépôts de munitions.
Trois survivants seulement
Pendant toute la journée, nous posâmes des mines et primes des photos de cette technologie très avancée ; nous prîmes aussi un otage, un “homme polaire”.
Une fois les mines posées et les preuves substantielles de l’existence de la base rassemblées, nous nous dirigeâmes vers le tunnel.
C’est alors que nous fûmes découverts et poursuivis par des hommes polaires et des nazis.
En atteignant le tunnel, nous plaçâmes un obstacle sur le passage de sorte à ralentir nos ennemis assez longtemps pour que les mines explosent. Certaines mines avaient été placées à l’entrée du tunnel, et quand nous entendîmes les explosions, nous espérâmes que nos poursuivants avaient été atteints. Il n’en était rien.
Les mines avaient bien obstrué le tunnel, mais les nazis et les hommes polaires nous poursuivaient. Seulement trois d’entre nous en réchappèrent : le Norvégien, le scientifique et moi-même. Quand nous atteignîmes la vallée sèche, suffisamment de mines avaient été posées pour fermer le tunnel à jamais. Après que les mines eussent explosé, il ne subsista aucune trace de tunnel. Curieusement, il resta très peu de preuves de la mission. Qu’elles aient été perdues accidentellement ou à dessein importait peu, car le scientifique était déjà parvenu à ses conclusions et la mission avait été accomplie.
Retour aux Îles Falkland
Le
camp fut démonté et nous rentrâmes à la base de Maudheim d’où l’on nous évacua. On nous transporta par avion jusqu’aux Colonies des Îles Falkland. En atteignant la Géorgie du Sud, on nous distribua une directive nous interdisant de révéler ce que nous avions vu, entendu, et rencontré. Le tunnel fut expliqué comme n’étant rien de plus qu’un accident naturel, “une érosion glaciaire”. Les hommes polaires n’étaient autres que “des soldats débraillés devenus fous”. La présence d’Allemands n’a jamais été mentionné dans le rapport, et toute idée de rendre publique la mission fut fermement rejetée.
La mission ne serait jamais rendue officielle, bien que certains éléments de celle-ci aient
déjà fait l’objet de fuites vers les Russes et les Américains.

Aucune reconnaissance
Ainsi mon dernier Noël de la Seconde Guerre mondiale se passa-t-il sur le continent Antarctique en 1945, à combattre les mêmes nazis que j’avais combattu tous les Noëls depuis 1940.
Le pire, c’est le fait que l’expédition n’ait jamais reçu aucune reconnaissance ni les survivants aucun honneur.
Au contraire, les survivants britanniques furent démobilisés, le rapport du scientifique disparut. Cette mission n’a jamais figuré dans les livres d’histoire, alors que s’y trouve la mission de 1950, menée par une expédition conjointe de Britanniques, de Suédois et de Norvégiens, et qui dura jusqu’en janvier 1952. Elle avait pour but de vérifier et d’enquêter sur certaines découvertes des expéditions nazies de 1938-1939 au Neuschwabenland.
Neuschwabendland revisité ensuite
Cinq ans après notre mission, Maudheim et Neuschwabenland furent revisités, et cette expédition avait tout à voir avec la campagne du Neuschwabenland, mais, plus important, avec ce que nous avions détruit. Pendant les années qui s’écoulèrent entre les deux missions, la Royal Air Force ne cessa de survoler le Neuschwabenland.
La raison officielle invoquée par la RAF pour ces vols intensifs était la recherche de lieux propices pour établir des camps de base. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. »
Troublant non ? cette légende du net perdure…

Mais revenons aux faits :

La base a réellement existée
La base a été officiellement détruite
Les cas d’observation d’ovni se sont multiplié peut après l’attaque de la RAF
Les Allemands ont développé des technologies très en avance sur les autres armées
Le IIIeme Reich était obsédé par les artefacts
Près de 1500 scientifiques Nazis ont été exfiltré d’Allemagne pour être employés aux états unis, leurs travaux permirent notamment la mise au point de la bombe atomique
Les aéronefs nazis en forme de soucoupe existaient, toutes les armées ont tenté de mettre au point de tels prototypes
Les avions, missiles et autres appareils lenticulaires ont tous finalement été abandonnés pour des problèmes de stabilité
Des mouvements sectaires abusent des médias libres pour colporter des rumeurs infondées
Des mouvements gouvernementaux musèlent des médias libres pour empêcher la diffusion d’informations
Information et désinformation se côtoient depuis les années 47/50, et la fin de la guerre froide n’a pas permis de casser les reins de telle ou telle légende créée de toutes pièces
 Toute légende comporte une part de vérité, plus ou moins importante, mais il faut se méfier des fantasmes du net.. toujours est il que beaucoup de questions subsistent, beaucoup de secrets persistent, et, 65 ans après, beaucoup de pièces sont encore manquantes dans le puzzle.