mercredi 15 janvier 2014

'Erdogan veut contrôler internet pour bloquer les documents gênants' (tous les mêmes)



En Turquie, le parti AKP du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan vient de soumettre une proposition de loi pour donner au ministre des Transports et des Communications le pouvoir de bloquer certains sites internet au motif qu’ils empiètent sur la vie privée, et pour obliger les fournisseurs d’accès internet à collecter des informations concernant les sites visités par leurs clients. Le texte faisait partie d’un ensemble de mesures à portée générale, ce qui augmentait les chances de son passage.

La Turquie a déjà mis en place des filtres sur internet destinés à protéger les enfants, et rien que dans les 6 premiers mois de l’année dernière, elle a émis 1673 demandes de retrait de contenu de l’internet à l’attention de Google, soit 3 fois plus que n'importe quel autre pays dans le monde.
Les critiques considèrent que cette initiative constitue une nouvelle tentative du gouvernement Erdogan pour concentrer plus de pouvoir, dans le contexte du scandale de corruption impliquant de nombreuses personnes proches du gouvernement, y compris le fils du Premier ministre, Bilal Erdogan.
«Ce sont des mesures à visée politique pour restreindre encore davantage le flux libre d’informations sur internet en Turquie », estime Yaman Akdeniz , qui enseigne le droit à l'Université Bilgi d’Istanbul. « Etant donné le climat politique actuel, il s’agit d’abord de contrôler les fuites de vidéos ou de documents du type Wikileaks ».

La semaine dernière, le gouvernement avait déjà proposé d’augmenter le pouvoir de contrôle du ministère de la Justice sur le conseil des juges et des procureurs turcs. Le président de ce conseil avait lui-même estimé qu'une telle chose serait inconstitutionnelle et qu’elle remettait en cause la séparation des pouvoirs. Lorsque cette mesure a été discutée au parlement, elle a déclenché une bagarre, et un député de l’AKP a même donné un coup de pied à la tête à un juge. Erdogan a critiqué le juge, disant qu’il n’était pas un juriste, mais un «militant».


Source

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront publiés après approbation, merci de votre compréhension.