dimanche 16 février 2014

Argent public, copinages et marchés suspects à France Télévisions

Procédures un peu olé olé, contrats signés avec son ex-PDG Patrick de Carolis ou d’anciens cadres, l’audiovisuel public risque un nouveau scandale sur la gestion de l’argent public par ses dirigeants. Mais là, Jean-Luc Delarue n’y est pour rien !
(Titre de l’ex-émission de Sophia Aram, sur France 2)
On pensait oubliées les années Elkabbach et les dérives financières de la télé publique, terminé le gaspillage, interdits les cadeaux aux producteurs. La télé publique pouvait repartir sur un bon pied, en toute transparence, dans le respect des deniers publics.
Eh bien non. Forcé par un syndicat maison, la CGC-Médias, de révéler les contrats de conseil et de consultant signés en douce par le groupe, France Télévisions se prépare à affronter une nouvelle tempête : il va falloir justifier les millions qui se sont envolés dans la poche d’anciens patrons ou cadres, comme Patrick de Carolis, l’ancien PDG. Et il lui faudra aussi — voire surtout — s’expliquer sur les procédures de passation des marchés parfois un peu olé olé, où les choix s’exercent dans un joli fatras de renvois d’ascenseur, de réseaux dictant leurs lois, d’allers-retours de hauts cadres entre l’audiovisuel public et leurs sociétés privées…
Si le groupe s’est trouvé particulièrement « désorganisé », au dire d’un membre de la direction, par la fusion des chaînes en un groupe unique en 2010, certains en ont largement profité… « Cela fait vingt-cinq ans qu’on se demande s’il y a du favoritisme à France Télévisions », soupire un cadre. Peut-être à juste titre.
La justice tranchera. Explosif ! Car, quand on parle de France Télévisions, c’est d’argent public qu’il est question, et pas de petites sommes. La télé publique, c’est désormais un véritable secteur industriel, des milliers de salariés et, chaque année, une dotation de l’État de 2,5 milliards d’euros.
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