dimanche 9 février 2014

François Fillon : "J'ai tremblé pour Israël pendant la guerre du Kippour."

 
"J'ai toujours été passionné par le destin d'Israël. J'ai tremblé pour Israël pendant la guerre de Kippour". C'est en ces termes que François Fillon a débuté son discours.

François Fillon est actuellement en visite en Israël où
il a rencontré le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président de l'Etat Shimon Peres

Au cours de sa conférence intitulée "La France face aux défis du Proche et Moyen-Orient", l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a défendu l'amitié franco-israélienne et souligné les liens étroits entre les deux pays.

"Israël est l'ami, l'allié de la vieille Europe", a-t-il dit. «Ce qui vous touche nous touche, ce qui vous tourmente nous tourmente parce qu'il existe entre Israël et l'Europe un lien moral et historique", a affirmé François Fillon avec des accents gaulliens.

"Israël est une vraie démocratie, autour d'Israël cette liberté n'a pas d'égal", a-t-il ajouté. Il a évoqué le poids de l'histoire et de la Shoah, soulignant le destin particulier du Peuple juif. "Israël n'est pas tout à fait une nation comme les autres".

(...)

Il a également insisté sur l'opposition de la France à toute tentative de boycott d'Israël par l'Union européenne. "La France n'acceptera jamais qu'il y ait un boycott d'Israël, ce serait maladroit, en particulier au moment des négociations", a-t-il martelé.

François Fillon a ensuite évoqué la recrudescence de l'antisémitisme en France.

Il a fermement condamné l'humoriste antisémite Dieudonné. "Les braises de l'antisémitisme ne sont pas éteintes. La République est et sera intraitable avec l'antisémitisme. C'est un délit puni par la loi".

Il a estimé que les dérapages antisémites de la manifestation de dimanche dernier étaient l'œuvre de quelques extrémistes ne représentant pas l'esprit de cette manifestation. "Les gens expriment leur colère à cause des problèmes sociaux et cela libère la parole. Ils étaient antisémites avant, mais on ne les entendait pas", a-t-il dit.

François Fillon a conclu son intervention en rappelant que la France se tiendrait toujours aux côtés d'Israël.

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