dimanche 9 février 2014

La France éteint ses Lumières et moi le poste. Rideau sur la république !

 
La France, parfois elle a su éclairer le monde, parfois se vautrer dans les ténèbres. Il y a la France de Voltaire, Hugo et Zola, il y a la France de Pétain, Papon et Brasillach, il y a celle de Sarkozy, Hollande, BHL et Ruquier. Je constate de mois en mois, d’année en année, un certain délitement de la société, une sorte de déliquescence, avec des activistes factieux et sectaires et des populations en état de désarroi. La mafia républicaine et la corruption règnent alors que les recalés vivent dans l’inquiétude. Le règne de l’hypocrisie s’étend. Nombreux sont ceux qui occupent des places confortables au nom de belles valeurs, l’écologie, le local, le bien public, la santé, l’instruction, l’humanitaire. Mais en réalité, ils se suivent que deux maîtres, l’argent et la réussite. Un constat sévère qui ne doit cependant pas être généralisé. Il y a encore de belles âmes.

La ministre de la famille a déclaré l’atmosphère comme étant irrationnelle. C’est exact sauf qu’il faut généraliser et chercher cet irrationnel dans tous les secteurs, notamment la politique, de droite ou de gauche. L’irrationnel se loge dans l’un des phénomènes humains les plus courants, la superstition et les TOC. Se laver les mains cent fois par jours, vérifier dix fois que le gaz est éteint et bien d’autres choses qui marient l’irrationnel et l’obsessionnel. On se réclame de la France, de la république, de la patrie et on la trahit. L’atmosphère n’est pas seulement irrationnelle, elle est nauséabonde. De tous les côtés. Mais nul n’a décrété que la politique devait être en odeur de sainteté. Elle doit puer un peu, comme l’andouillette, a dit un célèbre homme politique à l’époque des radicaux cassoulets. Le parti socialiste ne défend pas la classe ouvrière, c’est un parti bourgeois. L’UMP c’est pareil avec quelques nuances. La politique devient laide ou ennuyeuse. Aucune étincelle de génie.

La vie est infiniment riche mais les médias de masse en donnent une image lisse, conventionnelle, faite bien souvent de faits divers, de caprices météorologiques, de bavardages intellectuels et de stéréotypes. Sans compter l’offre artistique et la soupe musicale qu’on nous sert pour revenir en arrière. Le premier ministre Ayrault vocifère devant les députés pour se réclamer du progrès et la télévision publique nous sert le passé dans ses émissions des années bonheur. Tout tend à devenir inepte, incohérent, inconsistant. Sorte de théâtre social insipide, formaté, souvent enjolivé, derrière lequel la vraie société vit, avec des expériences riches, des souffrances et beaucoup de corruption.

Plus de 100 milliards d’euro, c’est ce que coûterait la corruption en Europe. Il n’y a pas que la corruption, il y a aussi le copinage, qui se fait dans la légalité. L’autre jour, une mère d’enfant autiste dénonçait les copinages de la ministre de la famille avec quelques associations et le bizness de l’autisme avec des gens pas vraiment désintéressés. C’est comme la cancérologie et ses chimiothérapeutes copinant avec les laboratoires. Et pas seulement la cancérologie, puisque la plupart des labos savent corrompre les mandarins de la médecine en quête de financement pour chercher, publier et faire carrière. Et cette justice qui dysfonctionne faute de moyens, comme la police de proximité. Et ces fonds parlementaires. Lorsqu’une association locale demande 1000 euros, le conseil municipal en débat publiquement. Avec les fonds parlementaires un député peut octroyer selon son bon plaisir 10 000 euros à qui il veut. Et après, ça saute comme des cabris en criant, république, république ! Les hôpitaux, corruption, l’immobilier et les zones constructibles, corruption, le BTP, corruption, les maisons de retraite, corruption, l’industrie pharmaceutique, corruption, le cinéma, corruption, la culture, corruption. Bref, des constats connus avec une étendue de la corruption qu’on ne peut pas sonder et bien sûr, qu’il ne faut pas généraliser, mais…

L’on comprend bien qu’il n’y a pas pour l’instant de solution politique aux problèmes de la société et qu’il faudra se faire à l’idée que la république s’est éteinte. Les études de Piketty, Todd, Lordon, Rosanvallon, n’y feront rien. L’homme a en lui une sorte de « mal », de tendance au « pourrissement » conduisant vers le système corrompu, dans les villes, les régions, les nations. Inutile d’escompter le progrès. Les bavards intellos sont pires que les professeurs. Une cohorte de causeurs tire la société vers le bas. Inutile pour moi de perdre du temps avec la philosophie politique et l’information citoyenne. Tous ces bavards ne défendent pas la société, ni la France, ni l’humanité. Ils ne sont que des partisans prêchant pour leur paroisse et la carrière qui va avec et enfoncent la société dans les marécages de l’émotion et de l’irrationnel. L’état des citoyens se présente comme une société déracinée et décomposée. Que faire ? Autant instruire des ânes. Dommage, l’humanité avait d’autres possibilités. Elle plonge et ce n’est pas étonnant au vu des événements passées en Europe, entre 1900 et 1946.

J’aurais certainement beaucoup de choses à exprimer sur tous ces points mais comme je n’ai pas envie d’instruire les cons, je me tais. Tous ces cons qui se prosternent devant les épreuves sportives, les célébrités médiocres, les politiciens démagogues. L’humanité est dévoyée, qu’elle crève ! Pour le reste, des tas d’horizons se présentent. Rechercher le beau, l’amour, la musique, la science, la philosophie, élever son âme et son esprit. Il faut prendre les distances avec ce système de porcs et de vétérinaires qui soignent les porcs pour faire du profit. L’égalité et la fraternité, c’est une farce. La liberté, c’est une vérité. Je m’en vais replonger dans la physique quantique et la cosmologie. C’est là que je peux avoir une utilité, sinon, portez-vous bien et pensez à votre mort. C’était un billet de cons. Qui n’apporte rien de nouveau ni de constructif. Ce qui est logique. On ne peut pas construire sur des ruines morales et sociales dans une époque crépusculaire. La lucidité ne laisse pas l’âme tranquille. Elle permet aussi d’aller plus loin que les masses, dans les univers esthétiques et philosophiques, les mystères du cosmos, les facéties du vivant et des particules. Devenir oiseau pour quitter ce marécage de zombies accros au pouvoir, au narcissisme, au fric, au bagnoles, aux écrans, et voler au dessus des masses, libre, éternellement libre, affranchi de ce cloaque de déglingués qui s’affolent du climat et des virus, aboient contre l’euro et le marché, ne comprennent rien au système… amusons-nous du marasme, il faut vivre et survivre.

Source 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront publiés après approbation, merci de votre compréhension.