lundi 14 avril 2014

Le vent tourne dans l’opinion sur l’Europe, même dans les élites



Le dernier soutien de l’UE pourra éteindre la lumière. Cette construction antidémocratique et antisociale n’a jamais été très populaire, mais les choses s’accélèrent depuis quelques mois. De nombreuses personnalités rattrapent l’opinion publique dans leur critique de la tour de Babel bruxelloise.


Feu sur l’Union Européenne !

La critique de l’Union Européenne n’est pas nouvelle. Les gaullistes, aujourd’hui représentés par Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement ou une gauche plus radicale (Frédéric Lordon, qui publie un nouveau livre « la malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique » où il critique l’euro, au M’PEP, Jacques Nikonoff ou Aurélien Bernier, qui a théorisé le concept de « désobéissance européenne » ou enfin François Ruffin, du Monde Diplomatique, qui a publié « Faut-il faire sauter Bruxelles ? » aux éditions Fakir) ainsi que des intellectuels critiques contre l’UE, notamment Jacques Sapir et Emmanuel Todd ont toujours été en pointe dans ce combat,. Mais depuis quelques mois, il semblerait que quelque chose se soit passée car les rangs des UE-critiques ne cessent de grandir.

Et le plus intéressant, c’est qu’une frange plus modérée semble virer sa cuti. Il y a le très bon livre de Coralie Delaume « Europe : les états désunis », qui pointe toutes les défauts de l’UE. Olivier Berruyer, le blogueur N°1 en économie, dénonce la monnaie unique dans son dernier livre. Paul Krugman, comme de nombreux autres « prix Nobel d’économie », éreinte la monnaie unique dans son dernier livre. François Lenglet n’est guère plus indulgent dans son dernier livre. Et, après avoir réhabilité le protectionnisme, Franck Dedieu, de l’Expansion, et Benjamin Masse-Stamberger, de l’Express, ont publié « Casser l’euro pour sauver l’Europe » (bientôt en résumé). Et Bernard Maris vient de rallonger cette liste.

L’UE rencontre le mur des réalités

L’intérêt de ces livres est double. Tout d’abord, parce qu’ils ont cru à l’UE, tous ces intellectuels ont peut-être une meilleure capacité à s’adresser aux personnes hésitantes car ils sont moins marqués et savent creuser les questions qui font que les citoyens ne veulent pas encore brûler Bruxelles. Mais surtout, ils montrent sans doute le chemin à des Français de plus en plus critiques à l’égard de la construction européenne. C’est pourquoi il est essentiel de bien accueillir ces changements d’opinion, ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement. A nous aussi de montrer de l’ouverture d’esprit pour gagner définitivement la bataille de l’opinion sur l’Europe, ce qui semble de plus en plus possible aujourd’hui.

Les constats sont tous les mêmes, nourris par la crise que nous traversons depuis 2008, particulièrement dure dans la zone euro depuis 2010. Cette construction européenne pose un grave problème démocratique en donnant le pouvoir à des technocrates irresponsable et en refusant le jugement des peuples. Elle est profondément antisociale, favorisant toujours la loi du moins disant social, salarial ou normatif. Enfin, elle ne fait que défendre les intérêts des lobbys et des multinationales, qu’il s’agisse de la finance ou de Monsanto. Bref, la simple observation de la réalité condamne l’UE au rejet des peuples, comme le montrent toutes les enquêtes d’opinion. Une majorité de Français veulent moins d’Europe.

Le délirant projet de l’UE se heurte à la réalité de ce qu’il fait subir aux peuples, en Grèce, en Espagne ou au Portugal. Cela provoque une prise de conscience, à gauche ou chez les libéraux modérés et humanistes. La question n’est plus de savoir si l’UE va s’effondrer, mais quand, et par quel pays…

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