mercredi 7 mai 2014

Saveurs d'ortie


L'ortie, comme beaucoup d'autres végétaux indigènes, a perdu son statut de légume à part entière au moment où des espèces nouvelles rapportées des colonies firent leur apparition sur nos tables.
La transition ne fut pas brutale, elle dura plusieurs siècles, la réticence des populations rurales était un frein sérieux à la progression des nouveaux venus.
Néanmoins, peu à peu, panais, mouron, pourpier, chénopode, renouée, amarante et ortie disparurent de nos menus.
Certes les légumes nouveaux qui les remplaçaient ne manquaient pas d'atouts : grande productivité, facilité de stockage..., ils permirent dans bien des cas d'améliorer les conditions d'existence de nos aïeux. A l'époque, la quantité d'aliments ingérés primait sur la valeur nutritionnelle, et pour cause ! La consommation de ces plantes redevenues sauvages ne fut plus pratiquée qu'aux périodes de crises ou de famines... Leur image devint celle de légumes de misère.
Cependant, quelques-unes gardèrent un statut privilégié, la mémoire populaire conservant le souvenir de leur action bienfaisante sur l'organisme. C'est le cas du pissenlit et de l'ortie, encore aujourd'hui à la base des fameuses cures revitalisantes de printemps.
On a cru ce patrimoine culturel voué à une inéluctable disparition... Mais, juste retour des choses, voilà que nos scientifiques, analyses à l'appui, démontrent que nos légumes indigènes assauvagis (on les appelle maladroitement les mauvaises herbes) surpassent bon nombre de fruits et légumes quant à la qualité et à la quantité des vitamines et éléments minéraux qu'ils contiennent (cf p. 1 0 du livre en téléchargement).
L'événement est d'importance, car à notre époque d'abondance, d'embonpoint, de stress et de déséquilibres en tout genre, les nutritionnistes sont à la recherche de denrées naturelles saines, équilibrées et surtout assimilables par notre organisme... Et nos légumes sauvages répondent tout à fait à cette attente.
En tout cas, même si la consommation de ces derniers n'est encore qu'anecdotique, ils semblent intéresser de plus en plus de monde; et ils n'ont pas fini de faire parler d'eux, surtout avec un porte-drapeau aussi glorieux que l'ortie, chef de file de ces " légumes de demain " ! ... 

Lien de téléchargement du livre de AJ et B Bertrand "Saveurs d'ortie":

Les orties

Ortie piquante (Urtica urens)

Composant

Ortie sommitéLes parties aériennes apportent des vitamines (B2, B5, acide folique, …), des minéraux (fer, silice, magnésium), des oligo-éléments (cuivre, zinc, …), des acides aminés essentiels et des protéines.

Usage

La présence concomitante de vitamine B2, d’acide folique, de silice et de zinc permet à l’ortie d’être très utile en cas d’ongles cassants et de chute de cheveux tout en favorisant la repousse. Elle est aussi bénéfique en cas de points noirs grâce à l’apport de zinc. De plus, par son effet reminéralisant, l’ortie agit favorablement sur les articulations des personnes âgées. Grâce au fer et à l’acide folique, cette plante est également recommandée pour l’équilibre féminin et lors des périodes difficiles de la femme de 50 ans. De plus, elle dissout, assainit et nettoie.

Médicales

Toutes les parties de l’ortie (semences, feuilles en été, racines en septembre) peuvent être utiles en médecine. Ses propriétés, sont très diverses, anti-inflammatoire, antihémoragique, diurétique, dépurative, stimulante. Ses utilisations, peuvent être à usage interne et externe, en flagellation contre les rhumatismes (pas de commentaires !), en lotion pour les frictions du cuir chevelu et contre la chute des cheveux…. en infusion ou décoction contre les maladies de peau, la jaunisse, les règles abondantes, l’urticaire, les hémorragies, l’anémie…..

Grande ortie ( Urtica dioica L.)

Les jeunes feuilles sont dotées d’une grande valeur nutritive et sont comestibles crues (la sauce et les autres plantes en accompagnement sont censées masquer le pouvoir urticant…, j’ai pas osé tenter) ou cuites (excellent).
L’ortie forme un excellent légume que l’on peut accommoder de nombreuses manières.
Les feuilles âgées sont à déconseiller car elles prennent un goût désagréable ressemblant un peu au poisson.
Voici d’ailleurs un site internet dédié à l’ortie ou vous trouverez des recettes (quiche, soupe, …) : Ortie.free.fr

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