dimanche 27 juillet 2014

L'origine des croyances : le Soleil, Mithra, Bouddha, Krishna, Horus - la bibliothèque d'Alexandrie -


L’être humain a besoin de religion comme de nourriture pour donner une raison au mystère de son existence et l’espoir d’une vie meilleure après sa mort.

Dès que son intelligence lui a permis de raisonner, il a trouvé dans son environnement des « divinités » qui s’imposaient à lui comme puissantes, inexplicables, capables de lui apporter bonheur et malheur, deux notions qu’il a créées, traduites dans ses cris et installées dans sa pensée naissante.

C’est ainsi qu’il « adora » le soleil qui lui donnait sa chaleur et sa joie mais disparaissait avec la nuit, la pluie et l’orage qui incendiait. Il en fit celui qui le protégeait de tout ça, quand il revenait l’envelopper de sa lumière et de ses chauds rayons, un peu comme dans le giron maternel.
Ce fut la divinité fondamentale, celle qui lui apportait le bonheur par sa présence et le malheur dans son absence.
Avec le développement de son intelligence, il se regroupa en population avec des chefs, des conducteurs, des prêtres qui organisèrent son environnement en inventant les jours et les nuits, basés sur les levers et les couchers de ce dieu bienfaisant, ainsi que plus tard, l’année qui correspondait à la période de temps qu’il lui fallait pour se retrouver à la même place dans le ciel, en face de la même étoile (c’est l’année sidérale soit exactement 365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes et demi). ° source : encyclopédia universalis – calendrier °
Il avait aussi constaté que sa clepsydre (sablier) marquait la même durée de temps entre le jour et la nuit deux fois dans l’année aux équinoxes de printemps et d’automne. L’aventure des nombres et du calcul permit par la suite de mesurer et codifier le temps de la manière dont nous le faisons maintenant.
Le soleil fut donc depuis toujours celui qui était le mystère, le bienfaisant, celui qui voyageait dans le ciel, qui faisait le jour et la nuit, qui venait après la pluie, qui apportait la chaleur et le bien-être…aussi l’adoraient-ilsle craignaient-ils en se réfugiant dans son ombre quand il brûlait trop fort. (Voir à ce sujet et pour les paragraphes suivants les intéressantes études de Acharia S. sur Internet).
Le soleil est la lumière du monde, il vient sur des nuages, il apparaît lentement le matin pour le bonheur du jour, il marche sur les eaux… il arrête son mouvement pendant trois jours aux environs du 22 décembre (faut-il y trouver une relation avec la mise au tombeau et la résurrection de Jésus-Christ, lui aussi après trois jours ?) pour renaître à une date qu’on peut situer au 25 décembre de notre ère, qui est celle de la naissance de Jésus et de la plupart des divinités anciennes (Bouddha, Dionysos, Bacchus, Horus, Osiris, Krishna, Mithra, Attis de Phrygie etc.). °sources – S. Acharia - déjà citées°.
Les anciens croyaient que le soleil tournait autour de la terre et leur crainte était grande de le voir continuer sa course vers le sud pour disparaître à jamais, aussi c’est avec joie qu’ ils célébraient son retour vers le nord à l’équinoxe d’hiver (le 25 décembre). °ibidem° (rappelons que pour eux la terre était plate)

J’ai été intrigué et interpellé par le mithraïsme (culte du dieu Mithra) en vogue dans l’empire romain des premiers siècles : pendant le deuxième siècle de notre ère, le mithraïsme s’est implanté profondément à Rome et en Italie, surtout dans les garnisons militaires, en Afrique, en Bretagne et en Gaule, sur les bords du Rhin, du Danube et de l’Euphrate. 
Le mithraïsme concurrença dans l’armée et l’administration le christianisme naissant. Il faillit devenir la religion officielle de l’Empire lorsqu’Aurélien voulut réunifier la conscience religieuse du monde romain sous un dieu solaire. (sources : encyclopédia universalis – Mithraïsme).
Le célèbre Ernest Renan (1823-1892) - pour autant qu’on veuille bien le prendre au sérieux - dans son histoire des origines du christianisme ne dit-il pas « si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste » !
A l’appui des hypothèses sur l’origine mythique de nos croyances, je reproduis ci-après l’essentiel des informations que j’ai puisées dans l’étude de S. Acharya ainsi que chez d’autres auteurs : il a cherché à établir des parallélismes avec l’histoire de Jésus-Christ dans son excellent travail intitulé : « Les origines du christianisme et la recherche du Jésus-Christ historique.».
L’histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cents ans. (D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, la plus populaire et la plus répandue des religions « païennes » de l’époque.) °cité par S. Acharia dans son paragraphe sur Mithra°
Mithra a en commun avec le Christ les caractéristiques suivantes : né d’une vierge le 25 décembre (ou trois jours après l’équinoxe d’hiver) – considéré comme un grand professeur et un maître itinérant – appelé le « Bon Berger », considéré comme la voie, la vérité, la lumière, le Rédempteur, le Sauveur, le Messie – identifié au lion et à l’agneau – son jour sacré était le dimanche, « jour du Seigneur » - sa fête principale à la date qui allait devenir Pâques, correspondait à sa résurrection – il avait 12 compagnons, faisait des miracles – il fut enterré dans un tombeau et après trois jours s’est relevé – sa religion comportait une « eucharistie » ou « dîner du Seigneur ». ° ibidem°
D’autre part, il est vraisemblable que cette croyance prit ses sources dans les légendes qui couraient au sujet de Horus, dieu égyptien, datant de plus ou moins 2.500 ans avant Jésus-Christ qui racontent de lui qu’il serait né de la vierge Isi-Méri le 25 décembre dans une grotte et une mangeoire (crèche) – sa naissance aurait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages – il enseignait au temple à des enfants et aurait été baptisé à trente ans – il a eu douze disciples – il effectua des miracles et il éleva un homme « El-Azar-us » d’entre les morts (dans l’évangile de Jean qui relate l’histoire, on n’aurait même pas changé le nom Lazare : El-Azar en hébreu) – il marcha sur l’eau – il fut transfiguré sur la montagne – il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité – il a aussi été la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’homme, le Bon berger, l’Agneau de Dieu, le mot, etc.. – il était « le Pêcheur » et était associé à l’Agneau, au Lion, au poisson – son épithète personnel était « Iusa » le « fils éternel » de Ptah » le « Père » - il s’appelait «  le KRST » ou « Oint ». °ibidem°

Bouddha aussi qui vécut peut-être vers 500 avant Jésus-Christ est vraisemblablement une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles des divers hommes saints de l’époque attribuée à Bouddha.
Il serait né de la Vierge Maya qui était considérée comme la « Reine du Ciel » - serait de naissance royale, exécutait miracles et merveilles, guérissait les malades – aurait nourri 500 hommes à partir d’un petit panier de gâteaux – aurait marché sur les eaux et écrasé la tête d’un serpent - aurait supprimé l’idolâtrie, serait semeur de mots prêchant l’établissement d’un royaume de justice – aurait été transfiguré sur une montagne – Sakya Buddha aurait été crucifié, souffert pendant trois jours en enfer puis ressuscité pour monter au « Nirvana » (ciel) – était considéré comme le « Bon berger », le « charpentier », « l’infini et éternel » et appelé « le Sauveur du Monde » et la « lumière du Monde ». °ibidem°


Krishna - les similitudes entre le personnage chrétien Jésus et le messie indien sont nombreuses. En effet Gérald Massey (1828-1907) °voir Massey Graves Krishna sur la toile° trouve plus de cent similarités entre les deux et Kersey Graves (1813-1883), qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de trois cents. Il est aussi intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était « Christna ».
Notez la ressemblance linguistique des mots "Krishna" et "Christian" (Chrétien). Dans la linguistique, le K et CH sont souvent les équivalents comme sons de consonnes, ... et dans la plupart des cas, les voyelles ne sont pas comptées dans la linguistique comparative - puisque si les voyelles étaient considérées dans l'évolution des mots, alors, ... pour fournir un exemple simple, les Texans modernes parleraient une langue différente des New-Yorkais modernes. Donc, quand ces deux mots sont analysés linguistiquement, les deux ont la séquence de consonnes KRS(T)N, indiquant une source culturelle commune. » °voir sur Internet « Apollonios le Nazaréen par Dr. R.W.Bernard et B.A.,M.A.,Ph.D. (1964) » °sources :www.apollonius.net/bernard1f.html °
Krishna serait né de la vierge Devaki (« La Divine ») – son père était charpentier – sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe – il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d’enfants en bas-âge – de naissance royale, il fut baptisé dans le Gange – effectua des miracles et merveilles – ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles – Krishna utilisait les paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour – « il vécut pauvre et aima les pauvres » - il fut transfiguré devant ses disciples – suivant certaines traditions, il mourut sur un arbre et fut crucifié entre deux voleurs – il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel - il est appelé « le Dieu-Berger » et le « Seigneur des Seigneurs », considéré comme « le rédempteur » - Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même la « résurrection » et la « voie vers le Père » - il est considéré comme « le Début, le milieu et la fin » (alpha et oméga), un être omniscient, omniprésent et omnipotent – ses disciples lui donnèrent le titre de « Jézeus » ce qui signifie « pure essence » - Krishna doit revenir se battre avec le « Prince du Mal » qui désolera la Terre. °voir étude de Acharia S. déjà citée°
Question qui vient naturellement à l’esprit : comment le judaïsme et le christianisme et même l’islam ont-ils pu être inspirés ou influencés par des mythes aussi lointains ? A part la passe de Khaibar (ou Khyber) entre l’Afghanistan et le Pakistan (passage d’une cinquantaine de kilomètres, point culminant 1067 mètres, utilisé en 330 av. J-C par Alexandre le Grand pour atteindre l’Inde), l’inaccessibilité des chaînes montagneuses de l’Himalaya ainsi que la rigueur du climat de la Sibérie et son immensité, n’autorisaient que difficilement un contact avec les civilisations de l’Asie (Indes, Chine et Japon).
La réponse pourrait être celle-ci : si, d’une part, le berceau de nos civilisations et de ces trois religions est le même (Israël pour le judaïsme et le christianisme et son voisin l’Arabie pour l’islam), d’autre part, suivant S. Acharia °auteur et ouvrage déjà cités – : {15} « …à l’époque où ce personnage (Jésus-Christ) a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie (qui fut brûlée en 389, 64 ans après le concile de Nicée, par ordre de l’empereur Théodose, vraisemblablement pour faire disparaître des écrits qui nuiraient aux nouvelles croyances.) et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l’Europe à la Chine ; ce réseau d’informations a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d’appartenance ethnique différents… »  (Voir aussi dans la liste à gauche le chapitre suivant : "Appolonius de Thyane, hypothèse d'une autre origine au christianisme")

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