jeudi 19 novembre 2015

Vous n'aurez pas ma haine !


Interrogé sur France Info par Jean Leymarie, Antoine Leiris a expliqué sa démarche. "J'ai l'impression que c'est la meilleure réponse à donner : ils n'auront pas ce qu'ils cherchent. Je continuerai à aimer la musique et à sortir" dit-il. Avant d'ajouter : "Je continuerai à vivre parce que je ne veux pas que mon fils grandisse dans la haine, la violence ou le ressentiment."

"De toute façon, une grande partie de moi est partie avec Hélène ce jour-là, ce qui reste de moi est pour Melvil. Pour lui, je suis obligé d'oublier la haine, le ressentiment et la colère. S'il grandit là-dedans, il deviendra exactement ce que eux sont devenus : des gens aveugles, violents, qui préfèrent les raccourcis aux chemins plus complexes de la réflexion, de la raison, de la culture.."


"Garder les yeux ouverts"

"Garder les yeux ouverts", comme les "grands yeux immenses d'Hélène", c'est ce que Antoine Leiris veut transmettre absolument à son petit garçon. "Je l'aiderai à garder les yeux ouverts sur la culture, sur les livres, la musique, quelle qu'elle soit, ouverts sur tout ce qui fait voir le monde par un prisme qui est à l'opposé de celui par lequel les terroristes le voient. C'est ce que ça mère lui a déjà laissé. Il aime déjà beaucoup la musique et les livresJ'espère lui donner les armes pour qu'il se tienne debout. Mais des armes de papier, de pinceaux, de notes de musique et pas des kalachnikovs."

Le temps passera et peut-être la méfiance, la peur ou la haine tenteront-elles de détrôner la raison, mais Antoine Leiris en est sûr : il faut "faire l'effort de choisir le chemin le plus complexe : celui de la réflexion, de la raison, du pardon. Celui de continuer à vivre. Peut être que demain j'en douterai et que je ferai des erreurs, mais au moins j'aurai ça en tête pour me guider."

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3 commentaires:

  1. Bonjour,
    après ce qu'ils viennent de vivre, Antoine et Melvil sont bouleversés, chacun à leur manière. Antoine est réellement choqué, ce que nous comprenons facilement .
    Je perçois son texte comme un appel au secours. je ne crois pas au pardon. C'est un état se conscience fictif, un mensonge à soi-même. Il n'y a pas de juste milieu entre l'amour et la haine, et je doute que son coeur soit ouvert aux criminels qui l'ont spolié d'une partie de lui-même.
    Pas de "même joueur joue encore" non plus. Je sais bien que c'est une expression malheureuse, écrite justement sous le coup de la haine, mais ce n'est pas souhaitable. Non, vraiment pas...

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  2. Lettre émouvante qui force le respect. Je compatis pour toutes les familles des victimes. Cette affreuse tragédie est une ignominie, tout comme les personnes qui l'ont perpétré ou encore ceux qui sont resté dans l'ombre et qui soutiennent ces terroristes. Je félicite ce père pour son courage ainsi que sa volonté a ne pas faire grandir son fils dans un environnement malsain à base de haine et de ressentiment. N'importe quel adulte a l'OBLIGATION de préserver un enfant de ce genre de chose.
    Cela étant, ne rien renvoyer à ces terroristes est stérile et ne peux mener qu'a d'autres horreurs à l'avenir... Ce n'est pas parce que les victimes gardent leurs habitudes de vie, font comme si de rien n'était, voir accordent leur pardon (et oui c'est possible) que cela va empêcher d'autres personnes subirent ce genre de tragédie.
    Cet homme ne veut pas faire cadeau de sa haine.Soit. Mais il leur fait alors cadeau de son indifférence, indifférence qui permettra alors aux terroristes de faire d'autres victimes vu que leur actes seront facilités...
    Le monde des enfants est une chose, celui des adultes en est une autre...

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  3. la tuerie n'a pas eu lieu par hasard et au bataclan, des jeunes inconscients regardaient et applaudissaient un groupe de rock envoyé par les satanistes avec des paroles de satan et au premier rang juste avant la tuerie une personne fait le signe du cornus cherchez l'erreur voila ce que vont voir les jeunes

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