jeudi 21 janvier 2016

La vérité très indésirable sur la chimiothérapie (Sylvie Simon)


Cela fait des années que la chimiothérapie est dénigrée par de très nombreux cancérologues, français et américains et non des moindres, ont osé exprimer leur doute quant aux guérisons obtenues par les voies classiques.
Hardin B Jones, alors professeur de Physique médicale et de Physiologie à Berkeley, avait déjà communiqué en 1956 à la presse les résultats alarmants d’une étude sur le cancer qu’il venait de mener durant vingt-trois ans auprès de cancéreux et qui l’avait conduit à conclure que les patients non traités ne mourraient guère plus vite que ceux qui recevaient la chimiothérapie, bien au contraire. « Les patients qui ont refusé tout traitement ont vécu en moyenne douze ans et demi. Ceux qui se sont soumis à l’intervention chirurgicale et aux autres traitements traditionnels ont vécu en moyenne trois ans seulement[1]. » Et le Dr Jones soulevait aussi la question des sommes fabuleuses engendrées par le « Cancer business ». Les conclusions déstabilisantes du Dr Jones n'ont jamais été réfutées. (Walter Last, The Ecologist, vol. 28, n°2, Mars-avril 1998.)


Le 4 octobre 1985, le Pr. G.eorges Mathé confirmait à L’Express : « Il y a de plus en plus de cancers parce que le dépistage est beaucoup plus précoce, mais on ne les maîtrise pas aussi bien qu’on le dit, malgré la chimiothérapie qui est surtout prônée par les chimiothérapeutes et par les laboratoires [ce qu’il  appelait la « cancer-connection], et pour cause : ils en vivent. Si j’avais une tumeur, je n’irais pas dans un centre anticancéreux » (cf. Le Monde, 4 mai 1988). À son tour, le Dr Martin Shapiro écrivait dans un article « Chimiothérapie : Huile de perlimpinpin ? », : « Certains cancérologues informent leurs patients du manque d’évidence que ce traitement soit utile, d’autres sont sans doute égarés par l’optimisme des parutions scientifiques sur la chimiothérapie. D’autres encore répondent à une stimulation économique. Les praticiens peuvent gagner davantage en pratiquant la chimiothérapie qu’en prodiguant consolation et apaisement aux patients mourants et à leurs familles. » (cf. Los Angeles Times, 1er septembre 1987).
Cet avis est largement partagé par les docteurs E. Pommateau et M. d’Argent qui estiment que la chimiothérapie « n’est qu’un procédé de destruction de cellules malignes comme la chirurgie ou la radiothérapie. Elle ne résout pas le problème capital des réactions de l’hôte qui devrait être, en dernier ressort, les seules à rechercher pour arrêter la poussée cancéreuse »  (Leçons de cancérologie pratique).
Pour sa part, le Pr Henri Joyeux, cancérologue à Montpellier, a déclaré à maintes reprises que « ce sont des intérêts financiers gigantesques qui permettent d'expliquer que la vérité scientifique soit encore aujourd'hui trop souvent occultée : 85 % des chimiothérapies sont contestables, voire inutiles ».
Pour eux, comme pour bien d’autres médecins, les seuls cas de guérison avec cette thérapeutique sont des cas qui peuvent guérir spontanément, c’est-à-dire dans lesquels l’hôte peut organiser ses propres défenses. Il est difficile d’être plus clair : la chimiothérapie ne sert à rien ! Et pour la progression des cas de guérisons, le Dr Jean-Claude Salomon, directeur de recherche au CNRS, cancérologue, estime que le pourcentage de survie à cinq ans après le diagnostic initial s’est accru pour la seule raison que l’on sait faire des diagnostics plus précoces, mais que s’il n’est pas accompagné d’une baisse de la mortalité, l’augmentation du pourcentage de survie à cinq ans n’est pas un indice de progrès. « Le diagnostic précoce n’a souvent pour effet que d’allonger la durée de la maladie avec son cortège d’angoisse. Cela contredit bien des affirmations concernant les prétendues avancées thérapeutiques. » (cf. Qui décide de notre santé. Le citoyen face aux experts, Bernard Cassou et Michel Schiff, 1998) Le Dr Salomon précise qu’on comptabilise sans distinction les vrais cancers et des tumeurs qui n’auraient sans doute jamais provoqué de maladie cancéreuse, ce qui contribue à augmenter artificiellement le pourcentage des cancers « guéris ». Cela augmente aussi, évidemment, celui des cancers « déclarés ». Encore un fait confirmé par le Dr Thomas Dao, qui fut directeur du département de chirurgie mammaire au Roswell Park Cancer Institute de Buffalo de 1957 à 1988 : « Malgré l'usage répandu de la chimiothérapie, le taux de mortalité par cancer du sein n'a pas changé ces 70 dernières années. » Ainsi que par John Cairns, Professeur de microbiologie à l’université d’Harvard, qui a publié en 1985, une critique dans le Scientific American : « À part quelques rares cancers, il est impossible de déceler une quelconque amélioration par la chimiothérapie dans la mortalité des cancers les plus importants. Il n’a jamais été établi que n’importe quel cancer peut être guéri par la chimiothérapie. » Nouvelle confirmation du Dr Albert Braverman, hématologue et cancérologue New Yorkais, dans le Lancet : « De nombreux cancérologues recommandent la chimiothérapie pour pratiquement toutes les tumeurs, avec un optimisme non découragé par un échec quasi immanquable […] aucun néoplasme disséminé, incurable en 1975, n’est guérissable aujourd’hui. » (cf. La Cancérologie dans les années 1990,  vol. 337, 1991, p.901). Quant au Dr Charles Moertal, cancérologue de la Mayo Clinic, il admet que : « Nos protocoles les plus efficaces sont pleins de risques et d’effets secondaires ; et après que tous les patients que nous avons traités aient payé ce prix, seule une petite fraction est récompensée par une période transitoire de régression incomplète de la tumeur. »
Alan Nixon, ancien Président de l’American Chemical Society, est encore plus radical : « En tant que chimiste, entraîné à interpréter des publications, il m’est difficile de comprendre comment les médecins peuvent ignorer l’évidence que la chimiothérapie fait beaucoup, beaucoup plus de mal que de bien. » 
Ralph Moss est un scientifique non médecin qui étudie le cancer depuis des lustres. Il écrit des articles sur le sujet dans de prestigieux journaux, tels que leLancet, le Journal of the National Cancer Institute, le Journal of the American Medical Association, le New Scientist, et a publié un ouvrage The Cancer Industry[2] : « Finalement, il n’existe aucune preuve que la chimiothérapie prolonge la vie dans la majorité des cas, et c’est un grand mensonge d’affirmer qu’il existe une corrélation entre la diminution d’une tumeur et l’allongement de la vie du patient. » Il avoue qu’il croyait autrefois en la chimiothérapie, mais que l’expérience lui a démontré son erreur : « Le traitement conventionnel du cancer est tellement toxique et inhumain que je le crains davantage que mourir d’un cancer. Nous savons que cette thérapie ne marche pas — si elle marchait vous ne craindriez pas davantage le cancer qu’une pneumonie. […] Cependant, la plupart des traitements alternatifs, quelles que soient les preuves de leur efficacité, sont interdits, ce qui oblige les patients à se diriger vers l’échec car il n’ont pas d’alternative. Le Dr Maurice Fox, professeur émérite de biologie au MIT (Massachusetts Institute of Technology)[3] a constaté, comme nombre de ses pairs, que les cancéreux qui refusaient les soins médicaux avaient un taux de mortalité inférieur à ceux qui les acceptaient.
Le Centre du Cancer de l’université McGill au Canada a envoyé un questionnaire à 118 médecins spécialisés dans le cancer des poumons afin de déterminer le degré de confiance qu’ils accordaient aux produits que les scientifiques de l’université étaient en train d’évaluer. On leur demandait d’imaginer qu’ils avaient un cancer et de dire quel médicament ils choisiraient parmi six autres en cours d’essais. Il y eut 79 réponses des médecins, parmi lesquelles 64, soit 81 % n’accepteraient pas de participer aux essais de la chimiothérapie à base de Cisplatine qu’ils étaient en train de tester et 58 autres médecins parmi les mêmes 79, soit 73 %, estimaient que les essais en question étaient inacceptables, étant donne l’inefficacité des produits et leur degré élevé de toxicité[4].
De son côté, le Dr Ulrich Abel, épidémiologiste allemand du Centre du cancer de Heidelberg-Mannheim, a passé en revue tous les documents publiés sur la chimiothérapie par plus de 350 centres médicaux à travers le monde. Après avoir analysé, pendant plusieurs années, des milliers de publications, il a découvert que le taux global de réussite de la chimiothérapie à travers le monde était « lamentable », seulement 3 %, et qu'il n’existe tout simplement aucune preuve scientifique indiquant que la chimiothérapie pouvait « prolonger de façon sensible la vie de patients souffrant des cancers organiques les plus courants ». Il qualifie la chimiothérapie de « terrain vague scientifique » et affirme qu'au moins 80 % de la chimiothérapie administrée à travers le monde est inutile et s'apparente aux « habits neufs de l'empereur », alors que ni le docteur ni le patient ne souhaitent renoncer à la chimiothérapie. Le Dr Abel a conclu : « Nombre de cancérologues tiennent pour acquis que la chimiothérapie prolonge la vie des patients. C'est une opinion fondée sur une illusion qui n'est étayée par aucune des études cliniques[5] ». Cette étude n’a jamais été commentée par les grands médias et a été entièrement enterrée. On comprend pourquoi.
En résumé, la chimiothérapie est elle est très toxique et ne peut faire la différence entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Elle détruit peu à peu le système immunitaire qui ne peut plus protéger le corps humain des maladies ordinaires. Quelque 67 % des gens qui meurent pendant le traitement de leur cancer le doivent à des infections opportunistes qui n’ont pas été combattues par le système immunitaire.
L’étude la plus récente et significative a été publiée par le journal Clinical Oncology[6] et menée par trois fameux oncologues australiens, le Pr Graeme Morgan du Royal North Shore Hospital de Sydney, le Pr Robyn Ward[7] de l’Université de New South Wales-St. Vincent's Hospital et le Dr Michael Barton, membre de la Collaboration for Cancer Outcomes Research and Evaluation du Liverpool Health Service à Sydney.
Leur travail minutieux est basé sur l’analyse des résultats de toutes les études contrôlées en double aveugle menées en Australie et aux États-Unis, concernant la survie de 5 ans mise au crédit de la chimiothérapie chez les adultes durant la période de janvier 1990 à janvier 2004, soit un total de 72 964 patients en Australie et de 154 971 aux États-Unis, tous traités par chimiothérapie. Cette vaste étude démontre qu’on ne peut plus prétendre, comme de coutume, qu’il ne s’agit que de quelques patients, ce qui permet aux systèmes en place de les balayer avec mépris du revers de la main. Les auteurs ont délibérément opté pour une estimation optimiste des bénéfices, mais malgré cette précaution, leur publication prouve que la chimiothérapie ne contribue qu’à un peu plus de 2 % à la survie des patients après 5 ans, soit  2,3 % en Australie, et 2,1 % aux États-Unis.
 
 
« Certains praticiens restent pourtant optimistes et espèrent que la chimiothérapie cytotoxique[8] prolongera la vie des cancéreux », ont déclaré les auteurs dans leur introduction. Ils demandent à juste raison, comment il se fait qu’une thérapie qui a si peu contribué à la survie des patients au cours des 20 dernières années, continue à obtenir un tel succès dans les statistiques des ventes. Il est vrai qu’on peut leur répondre que les patients peu curieux ou simplement affolés n’ont aucun choix : on ne leur propose rien d’autre.
Massoud Mirshahi, chercheur à l’université Pierre et Marie Curie et son équipe ont découvert en 2009 que de nouvelles cellules du micro-environnement tumoral seraient impliquées dans la résistance à la chimiothérapie des cellules cancéreuses et les récidives avec l’apparition de métastases. Ces cellules ont été appelées « Hospicells », car elles servent de niches qui ont la propriété de fixer un grand nombre de cellules cancéreuses et de les protéger de l’action de la chimiothérapie.
Les « Hospicells » proviennent de la différenciation des cellules souches de moelle osseuse, et sont présentes dans les épanchements chez les malades atteints de cancers (liquide d’ascite, épanchements pleuraux). Les cellules cancéreuses, agglutinées autour d’une « Hospicell », forment de véritables petits nodules cancéreux.
Dans ces nodules ont été également identifiées des cellules immuno-inflammatoire.
 La microscopie électronique a démontré qu’il y avait des zones de fusion entre les membranes des « Hospicells » et celles des cellules cancéreuses, permettant le passage de matériel d’une cellule à l’autre. De plus, les chercheurs ont observé le transfert de matériel membranaire de l’« Hospicell » vers les cellules cancéreuses, phénomène appelé trogocytose. Plusieurs autres mécanismes, comme le recrutement des cellules immunitaires suppressives ou la sécrétion de facteurs solubles par les « Hospicells » aident aussi à la résistance des cellules cancéreuse contre la chimiothérapie.
Compte-tenu de cette importance, il est suggéré que les cellules cancéreuses « nichées » sur une « Hospicell » pourraient être considérées comme responsables de la maladie résiduelle. Pour la recherche, il importe donc de trouver des drogues susceptibles à la fois de détruire les cellules cancéreuses et les « Hospicells »[9].

L’étude la plus significative a été publiée par le journal Clinical Oncology[10] et menée par trois fameux oncologues australiens, le Pr Graeme Morgan du Royal North Shore Hospital de Sydney, le Pr Robyn Ward[11] de l’Université de New South Wales-St. Vincent's Hospital et le Dr Michael Barton, membre de la Collaboration for Cancer Outcomes Research and Evaluation du Liverpool Health Service à Sydney.
D’autres études ont paru dernièrement : La première, publiée dans la revue Nature, indique qu'une grande majorité des études sur le cancer sont inexactes et potentiellement frauduleuses. Les chercheurs n'arrivent que rarement à répliquer les résultats des grandes études « de référence ». Parmi 53 études importantes sur le cancer, pourtant publiées dans des revues scientifiques de haut niveau, 47 n'ont jamais pu être reproduites avec des résultats semblables. Ce n'est pas une nouveauté d'ailleurs, puisque, en 2009, des chercheurs de l’University of Michigan's Comprehensive Cancer Center avaient également publié des conclusions de célèbres études sur le cancer, toutes biaisées en faveur de l'industrie pharmaceutique. Et il reste de notoriété publique que certains médicaments contre le cancer provoquent des métastases.
Cette longue liste de publications, toutes négatives et non exhaustives quant aux « bienfaits » de la chimiothérapie, pourraient s’expliquer par les travaux de certains chercheurs de la Harvard Medical School à Boston (USA), qui ont constaté que deux médicaments utilisés en chimiothérapie provoquent le développement de nouvelles tumeurs, et non pas le contraire ! Il s'agit de ces nouveaux médicaments qui bloquent les vaisseaux sanguins qui « nourrissent » la tumeur. Les spécialistes les appellent traitements « anti-angiogénèse ». Ces médicaments, le Glivec et le Sutent (principes actifs, imatinib et sunitinib), ont un effet démontré pour réduire la taille de la tumeur. Cependant, ils détruisent de petites cellules peu étudiées jusqu'à présent, les péricytes, qui maintiennent sous contrôle la croissance de la tumeur. Libérée des péricytes, la tumeur a beaucoup plus de facilité à s'étendre et à « métastaser » dans d'autres organes. Les chercheurs de Harvard considèrent donc maintenant que, bien que la tumeur principale diminue de volume grâce à ces médicaments, le cancer devient aussi beaucoup plus dangereux pour les patients ! (Cancer Cell, 10 juin 2012). Le Professeur Raghu Kalluri, qui a publié ces résultats dans la revue Cancer Cell, a déclaré : « Si vous ne prenez en compte que la croissance de la tumeur, les résultats étaient bon. Mais si vous prenez du recul et regardez l'ensemble, inhiber les vaisseaux sanguins de la tumeur ne permet pas de contenir la progression du cancer. En fait, le cancer s'étend. »
 Une étude encore plus surprenante mais moins récente a été publiée par le journal Clinical Oncology[12] et menée par trois fameux oncologues australiens, le Pr Graeme Morgan du Royal North Shore Hospital de Sydney, le Pr Robyn Ward[13] de l’Université de New South Wales-St. Vincent's Hospital et le Dr Michael Barton, membre de la Collaboration for Cancer Outcomes Research and Evaluation du Liverpool Health Service à Sydney.
Leur travail minutieux est basé sur l’analyse des résultats de toutes les études contrôlées en double aveugle menées en Australie et aux États-Unis, concernant la survie de 5 ans mise au crédit de la chimiothérapie chez les adultes durant la période de janvier 1990 à janvier 2004, soit un total de 72 964 patients en Australie et de 154 971 aux États-Unis, tous traités par chimiothérapie. Cette vaste étude démontre qu’on ne peut plus prétendre, comme de coutume, qu’il ne s’agit que de quelques patients, ce qui permet aux systèmes en place de les balayer avec mépris du revers de la main. Les auteurs ont délibérément opté pour une estimation optimiste des bénéfices, mais malgré cette précaution, leur publication prouve que la chimiothérapie ne contribue qu’à un peu plus de 2 % à la survie des patients après 5 ans, soit  2,3 % en Australie, et 2,1 % aux États-Unis.
Enfin, une étude publiée dans la revue Nature Medicine en 2012, pourrait changer l'idée que l'on se fait de la chimiothérapie. Les chercheurs du Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle auraient en effet découvert que celle-ci déclencherait chez des cellules saines la production d'une protéine alimentant les tumeurs.
Alors que des chercheurs travaillaient sur la résistance à la chimiothérapie dans des cas de cancers métastasés du sein, de la prostate, du poumon et du colon, ils ont découvert par hasard que la chimiothérapie, non seulement ne guérit pas le cancer, mais active plutôt la croissance et l’étendue des cellules cancéreuses. La chimiothérapie, méthode standard de traitement du cancer aujourd’hui, oblige les cellules saines à libérer une protéine qui en réalité alimente les cellules cancéreuses et les fait prospérer et proliférer.
Selon l’étude, la chimiothérapie induit la libération dans les cellules saines d’une protéine, WNT16B, qui aide à promouvoir la survie et la croissance des cellules cancéreuses. La chimiothérapie endommage aussi définitivement l’ADN des cellules saines, préjudice à long terme qui persiste longtemps après la fin du traitement par chimio.
 « Quand la protéine WNT16B est sécrétée, elle interagirait avec les cellules cancéreuses proches et les ferait grossir, se répandre et le plus important, résister à une thérapie ultérieure, » a expliqué le co-auteur de l’étude Peter Nelson du Centre de Recherche Fred Hutchinson sur le cancer à Seattle, concernant cette découverte totalement inattendue. « Nos résultats indiquent que dans les cellules bénignes les réponses en retour peuvent contribuer directement à une dynamique de grossissement de la tumeur, » a ajouté l’équipe au complet selon ce qu’elle a observé.

Ce qui revient à dire : Éviter la chimiothérapie augmente les chances de recouvrer la santé.
Comment se fait-il qu’une thérapie qui a si peu contribué à la survie des patients au cours des 20 dernières années continue à obtenir un tel succès dans les statistiques des ventes. Il est vrai que les patients peu curieux ou simplement affolés n’ont aucun choix : on ne leur propose rien d’autre que « le protocole ». À quelle pression le cancérologue actuel est-il soumis pour choisir le traitement du patient ? Jadis, le bon médecin choisissait en son âme et conscience, selon le serment d’Hippocrate, le meilleur traitement pour son patient. Il engageait ainsi sa responsabilité personnelle après un entretien prolongé avec son malade.
« Depuis les années 1990 — et singulièrement de façon de plus en plus autoritaire depuis le plan cancer de 2004 — la liberté de soigner du cancérologue a disparu en France et dans certains pays occidentaux. Au prétexte fallacieux de la qualité des soins, tous les dossiers de patients sont “discutés” en réunion multidisciplinaire où, de fait, l’essai thérapeutique en cours testant les drogues nouvelles est imposé par la “communauté”. Le praticien qui souhaite déroger à ce système doit s’expliquer et encourt tous les ennuis possibles, en particulier celui de voir le service auquel il participe perdre son autorisation de pratiquer la cancérologie. » Le Dr Nicole Delépine résume ainsi ce qui peut arriver quand on s’éloigne des stricts protocoles pour les adapter à la situation personnelle des malades.
Seuls, 3 médecins sur 4 osent refuser la chimio pour eux-mêmes, en cas de cancer, en raison de son inefficacité sur la maladie et de ses effets dévastateurs sur la totalité de l'organisme humain. Mais ce détail est bien caché aux malades.
 Le Docteur Jacques Lacaze, diplômé de cancérologie et ardent défenseur des travaux du Dr Gernez sur le sujet, estime que la seule vraie solution est la prévention. « En effet, un cancer a une vie cachée de 8 ans en moyenne. Durant cette longue période, l'embryon de cancer est très vulnérable, un rien peut le faire capoter. TOUS les spécialistes admettent cette réalité, mais très peu d'entre eux préconisent une politique de prévention. Pourtant, elle est facile à mettre en œuvre. Nous savons que la courbe d'incidence du cancer démarre vers 40 ans, donc qu'un futur cancer s'installe vers 32 ans. L'étude SUVIMAX a montré qu'une simple complémentation en vitamines et sels minéraux suffisait à faire baisser cette incidence de cancers d'environ 30 %. Cette étude a duré 8 ans. Aucune conséquence en politique de santé publique n'en a été tirée. Bien entendu, l'industrie pharmaceutique ne veut pas en entendre parler : on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis. Le corps médical est sous la coupe des “grands patrons” qui font la pluie et le beau temps et qui sont grassement rémunérés par cette industrie (cherchez sur internet, vous verrez que la plupart de ces grands patrons émargent d'une façon ou d'une autre à un laboratoire). Et la majorité des médecins de base suivent sans broncher ! Et malheur à ceux qui pensent le contraire et qui contestent chimiothérapie ou vaccins ou antibiothérapie. […] Je dois ajouter, car cela correspond à ma pratique et à des études réelles faites par quelques services spécialisés, de nombreux produits qualifiés de complémentaires ou alternatifs sont efficaces, mais interdits et pourchassés par les autorités aux ordres de l'industrie pharmaceutique. »

Pour en savoir plus, sur la prévention des cancers, vous pouvez consulter le site gernez.asso.fr

Il ne faut pas oublier dans cette affaire que seule la pression des personnes concernées, c'est à dire nous tous, fera plier ce système.
  

dimanche 17 janvier 2016

Poutine et Israël – une relation complexe et à multiples couches


Le meurtre récent de Samir Kuntar par les Israéliens vient une fois de plus d’enflammer la discussion sur la relation entre Poutine et Israël. C’est là un sujet immensément compliqué, et ceux qui aiment les « explications » simples et bien emballées feraient mieux d’arrêter de lire tout de suite. La vérité, c’est que la relation entre la Russie et Israël et, même avant cela, entre Juifs et Russes, mériterait un livre entier. En fait, Alexandre Soljenitsyne l’a écrit, ce livre. Il s’appelle Deux siècles ensemble, mais parce que les sionistes tiennent les médias anglo-saxons à la gorge d’une poigne de fer, il n’a pas encore été traduit en anglais. Qu’un auteur acclamé par le monde entier et qui a eu le prix Nobel de littérature ne puisse pas faire traduire son livre parce que ce qu’il contient pourrait saper la fable officielle sur les relations russo-juives en général et sur le rôle joué par les Juifs dans la politique russe du XXe siècle en particulier est une démonstration en soi. De quelle autre preuve de la subordination de l’ex-empire britannique aux sionistes a-t-on besoin ?
J’ai déjà écrit sur ce sujet dans le passé et je vous demanderai d’au moins lire les deux articles de fond qui suivent avant de continuer la lecture de celui-ci [S.O.S. aux traducteurs bénévoles ! NdT]
Avant de jeter un regard sur les particularités de la relation russo-israélienne, j’insiste sur quelque chose de très important : vous ne devez pas partir du principe que la relation entre Juifs et non-Juifs, en Russie, soit la même qu’en Occident. Il n’en est rien. Sans nous embarquer dans une longue discussion sur l’émancipation des Juifs en Occident et sur leur longue trajectoire depuis les shtetls, où ils vivaient sous la férule de leurs rabbins, jusqu’aux salles de conseil d’administration des plus grandes sociétés multinationales où ils siègent aujourd’hui, je dirai juste que, pour les Juifs russes, ce processus d’émancipation s’est déroulé d’une façon beaucoup plus violente et catastrophique. La seconde grande différence entre Juifs occidentaux et Juifs russes, c’est que plus ou moins entre 1917 et 1939, un sous-groupe particulier de Juifs (les bolcheviques) a eu le contrôle quasi-total de la Russie. Pendant cette période, les Juifs bolcheviques ont persécuté les Russes, en particulier les chrétiens orthodoxes, avec une haine véritablement génocidaire. Ceci est un fait historique dont la plupart des Russes sont très conscients, même si c’est encore considéré dans la plupart des cercles occidentaux comme un « crime de la pensée ». Il est important aussi de souligner que les Juifs bolcheviques n’ont pas persécuté que les chrétiens orthodoxes mais tous les groupes religieux, y compris, soit dit en passant, les judaïques*. Poutine a parfaitement conscience de ces faits, qu’il a d’ailleurs abordés en s’adressant à un groupe de judaïques, à Moscou.

Dans le second article mentionné ci-dessus, j’ai discuté de ces choses en détail, et tout ce que je peux faire de plus, maintenant, c’est vous montrer que Poutine a une conscience très vive de ce passé, et qu’il a le courage et l’honnêteté intellectuelle de le rappeler aux Juifs russes.
L’autre facteur absolument décisif quant aux relations entre la Russie et Israël concerne l’émigration de Juifs russes en Israël. Là, je vous mets sous les yeux une liste qui vous fera comprendre pourquoi c’est un facteur décisif.
  1. Qu’ils aient ou non fini en Israël, en Autriche, en Allemagne ou aux USA, l’émigration des Juifs russes vers Israël a permis aux Juifs russes qui ne voulaient pas rester en Russie d’en partir. En revanche, ceux qui n’en sont pas partis sont restés par choix. Cela signifie que la grande majorité, si pas la totalité des russophobes rabiques et des Juifs antichrétiens, ont quitté la Russie. Ceux qui sont restés en Russie l’ont fait parce qu’ils ont décidé que c’était leur patrie.
  2. Un grand nombre (certaines estimations vont jusqu’à 20%) des prétendus « Juifs » qui ont quitté la Russie n’étaient pas des Juifs du tout, y compris dans ceux qui se sont fixés en Israël. La vérité, c’est que les difficultés économiques et sociales qu’ont eues à affronter les Soviétiques sous Brejnev & C° et les Russes sous Eltsine, ont poussé un tas de Russes non-juifs à s’inventer quelque origine « juive » (non-existante) pour pouvoir émigrer. Il y a donc, en Israël, pas mal de Russes, en plus des Juifs russes.
  3. Résultat de cette importante émigration : il y a pas mal de liens personnels entre des individus et des familles vivant en Israël et en Russie. Ça veut dire que quand, mettons, l’Irak ou le Hezbollah fait pleuvoir des roquettes sur Israël, il y a des gens en Russie qui se font du mauvais sang pour leurs amis/parents qui y vivent, même s’ils n’approuvent pas du tout la politique israélienne.
  4. Ce qu’on appelle « la mafia russe » est en réalité presque totalement une mafia de Juifs russes. Ceci est particulièrement vrai en Occident. En Russie, il y a des truands juifs mais pas de gang juif à proprement parler. Les gangsters russes et les gangsters juifs s’entendent par ailleurs fort bien, et ceci aussi, dirons-nous, crée des liens de « business » très forts entre les oligarques « russes » et Israël.
  5. Sous Eltsine, le pays a été de facto gouverné par ce qui fut appelé semibankirshchina, « le Pouvoir des Sept Banquiers ». Celui des sept principaux banquiers russes, qui possédaient à peu près 50% de l’économie russe. Tous les sept, à l’exception d’un seul – Potanine – étaient des Juifs.
  6. Pendant les années Eltsine, la vaste majorité des membres du gouvernement, et en particulier leurs conseillers, étaient des Juifs. Les Juifs contrôlaient aussi la totalité des médias « mainstream ». Pour vous donner une idée de ce que signifiait cette tendance dans les années 1990, voici une liste (traduite à la machine) des Juifs du plus haut niveau dans la Russie d’Eltsine. Je l’ai trouvée sur Internet (source: https://goo.gl/jZlazH).
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Les oligarques sont des Juifs, parce qu’il faut assurer la réélection de Boris Eltsine en 1996 pour un nouveau mandat présidentiel.
1991-1999
Conseiller du Président sur les Affaires économiques : Livshits – Juif.
[Pendant toute la durée des gouvernements Eltsine (1991-1999) la majorité de ses conseillers étaient des Juifs.]
Hauts fonctionnaires de l’Administration Présidentielle : Filatov, Chubais, Volochine.
Fille du Président (nouveau poste créé par les autorités juives) : Tatyana Dyachenko (selon la loi juive – Halacha, en tant que fille d’un Juif).
GOUVERNEMENT
Tous les ministères-clés sont tenus par des Juifs :
Ministre de l’Économie : Yasin
Sous-ministre de l’Économie : Urinson
Ministre des Finances : Panskov
Sous-Ministre des Finances : Vavilov
Président de la Banque Centrale : Paramonov
Ministre des Affaires étrangères : Kozyrev
Ministre de l’Énergie : Shafranik
Ministre des Communications : Bulhak
Ministre des Transports : Efimov
Ministre de la Culture – Sidorov
MASS MEDIAS
Président des Médias : Rodents
PRESSE
“News” : Golembiovskiy
“Komsomolskaya Pravda” : Fronin
“Moskovsky Komsomolets” : Gusev (Drabkin)
“Arguments and Facts” : Starks
“Work” : Potapov
“Moscow News” : Karpinski
“Kommersant” : Yakovlev (Ginsburg)
“New Look” : Dodolev
“Nezavisimaya Gazeta” : Tretyako

“Evening Moscow” : Lisin
“Literary Newspaper” : Udaltsov
“Publicity” : Izyumov
“Interlocutor” : Kozlov
“Rural Life” : Kharlamov
“Top Secret” : Borovik.
Television ET radio
TV and Radio, “Ostankino” : A. Yakovlev.
Russian TV and Radio Company : Poptsov
Un pays gouverné par “sept banquiers”
La totalité des finances russes est concentrée dans les mains de Juifs :
1. Aven
2. Berezovsky
3. Gusinsky
4. Potanin (non-juif).
5. Smolensk
6. Friedman
7. Khodorkovsky
8. Roman Abramovich
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Les listes de Juifs dans les gouvernements soviétiques de 1917 à 1939 ressemblent trait pour trait à celle-là. Vous pouvez les trouver par vous-mêmes sur Internet.
À vrai dire, les gens qui établissent ce genre de listes obéissent rarement à des motivations purement scientifiques et ne se sentent pas obligés de respecter des règles strictes en matière de preuves. Il est donc bien possible qu’un certain pourcentage des « Juifs » énumérés ne soient pas des Juifs du tout. Mais, même avec une grande marge d’erreur, vous voyez de quoi il retourne. Comme entre 1917 et 1939, entre 1990 et 1999, les rênes du pouvoir, en Russie, ont été fermement tenues par des mains juives, et, dans les deux cas, avec des conséquences tout à fait catastrophiques. La grande différence, c’est que, au début du XXe siècle, les Juifs au pouvoir étaient idéologiquement des opposants à l’Empire britannique, alors qu’à la fin du XXe siècle, les Juifs de Russie étaient pratiquement une extension de l’Empire anglo-sioniste.
Parlant de l’extension de l’Empire anglo-sioniste.
J’ai déjà expliqué bien des fois dans le passé que la candidature de Poutine à la succession d’Eltsine fut le résultat d’un compromis négocié entre les Services de Sécurité et la grande finance russe, qui mit en avant Medvedev pour faire contrepoids à Poutine. Je qualifie généralement les forces qui ont soutenu Poutine de « Souverainistes eurasiens » et celles qui ont soutenu Medvedev d’« Intégrationnistes atlantistes ». Le but des premiers est de rendre la Russie pleinement souveraine et d’en faire l’élément-clé dans un continent eurasien multipolaire mais unifié, tandis que le but poursuivi par les seconds est de se faire accepter au titre de partenaire égal par l’Empire anglo-sioniste et d’intégrer la Russie aux structures de pouvoir occidentales. Ce qui vient ensuite est si important que je vais l’isoler dans un paragraphe spécial.
Les Intégrationnistes atlantistes contrôlent toujours complètement les secteurs financiers et banquiers russes, ainsi que tous les ministères économiques et les fonctions gouvernementales-clés ; ils contrôlent la Banque Centrale de Russie et ils représentent de loin le plus grand danger pour Poutine et ceux qui le soutiennent. Si on considère que grosso modo 90% des Russes soutiennent aujourd’hui Poutine, on peut affirmer que ces Intégrationnistes atlantistes représentent un danger mortel pour le peuple russe et pour la Russie en général.
Comment tout cela est-il lié à Israël ? C’est simple !
Poutine a hérité d’un système créé par et pour l’Empire anglo-sioniste. Il a été le candidat de compromis entre deux groupes radicalement opposés, et il lui a fallu des années, d’abord pour se débarrasser de la plupart des oligarques (juifs) russes, et ensuite, très graduellement, pour entamer le processus de nettoyage par lequel, pas à pas, les sionistes ont été délogés de leurs positions de pouvoir. Selon Mikhail Khazin, la proportion entre ces deux groupes n’a que très récemment approché les 50/50% d’un équilibre instable. Cela signifie aussi que les « gens de Poutine » doivent avoir des yeux dans le dos tous les jours que Dieu fait, parce qu’ils savent que leurs soi-disant « collègues » n’attendent que la moindre occasion favorable pour y planter des poignards avec la rapidité de l’éclair.
Je pense pour ma part que les rumeurs d’un coup d’état en Russie sont fortement exagérées. Pas seulement parce que Poutine est assuré du soutien des « ministères de pouvoir » (Défense, Sécurité de l’État, Affaires Intérieures, etc.), mais de façon encore plus importante, à cause du soutien de 90% du peuple russe. Renverser un homme jouissant de quelque chose qui ressemble à un culte, un homme réellement aimé par la majorité de son peuple, serait trop dangereux. Mais cela ne veut pas dire que la 5e colonne n’est pas disposée à saboter chacun des efforts de Poutine et de ceux qui le soutiennent.
La vérité est que Poutine a été obligé, des tas de fois, d’accepter des compromis. En voici quelques exemples :
Les oligarques : quand Poutine a débarrassé la Russie de la Semibankirshchina, il n’a pas abattu sur chacun de ses membres une répression proprement dite. Il s’est seulement débarrassé de ceux qui, comme Khodorkovski, avaient essayé de fomenter un coup contre lui en achetant toute la Douma. Aux autres oligarques, il a dit « tenez-vous à l’écart de la politique et vous serez laissés en paix ». Le « deal » tient toujours.
L’économie : jusqu’à dans son dernier discours, Poutine a été obligé de déclarer qu’il soutenait entièrement la Banque Centrale et les ministres économiques du gouvernement Medvedev. Considérant le fait que littéralement TOUS les alliés de Poutine hurlent à la mort sur la manière dont l’économie russe est conduite à la catastrophe, il ne pouvait s’agir que d’une déclaration sous la contrainte ne représentant en rien sa véritable pensée. À ce propos, j’ai remarqué qu’une véritable campagne de dénigrement de la Banque Centrale et des ministres économiques est en train de se dérouler sur les principales chaînes de télévision russes et que ce ne peut être par coïncidence. Je suis persuadé que Poutine prépare une purge de ces milieux, mais qu’il lui faut d’abord ranger toutes ses troupes en ordre de bataille avant de passer à l’action, en enflammant par exemple l’opinion publique contre eux. Pour l’instant, l’économie russe est toujours dirigée par les larbins du FMI, par des types qui respectent le « consensus avec Washington », d’où leur politique imbécile sur les taux d’intérêt, leurs achats d’obligations US, leurs efforts pour tenir l’inflation au plancher, etc. etc. etc. Poutine, par conviction, n’est pas ce que j’appellerais un « socialiste », mais il est incontestablement un adepte des « marchés sociaux », et c’est quelqu’un qui se donne du mal pour détacher la Russie du système financier occidental et pour ne pas jouer selon les règles de l’Empire.
Politique étrangère : Jusqu’à la dernière réélection de Poutine où, finalement, la Russie a commencé à avoir une politique étrangère raisonnablement consistante, celle-ci n’a été qu’une suite cahotante de zigs et de zags. Ceci a été particulièrement le cas lorsque Medvedev était en charge de la présidence et quand l’Iran et la Libye ont été trahis par la Russie au Conseil de Sécurité des Nations Unies (chose que Poutine a alors ouvertement qualifiée de « stupide »).
Personnalités : Vous vous rappelez l’hyper-corrompu ministre de la Défense Serdioukov ? Eh bien, vous savez quoi ? Il n’a toujours pas été accusé de quoi que ce soit et la femme avec laquelle il a commis la plupart de ses délits continue de vivre dans son luxueux appartement de Moscou. Que peut-on en déduire ? Que même quand Poutine a eu des preuves irrécusables des malversations de Serdioukov, il a eu assez de pouvoir pour le remplacer par Choïgou, mais pas assez pour faire mettre en prison cet « intégrationniste atlantiste » de haut vol.
L’Ukraine occupée par les nazis : Poutine a eu assez de contrôle sur le gouvernement pour fournir à la Résistance le « voentorg » vital et même pour envoyer quelques forces spéciales et des frappes d’artillerie par-dessus la frontière pour aider les Novorossiens, mais il n’en a pas eu suffisamment pour forcer les ministres économiques à utiliser la puissance économique russe pour étrangler l’économie ukrainienne tombée aux mains des nazis. Le résultat a été l’envoi de frappes d’artillerie par-dessus la frontière sur Saur Mogila, et d’énergie (quasiment gratuite) à Kiev.
Propagande russophobique : quand, récemment, un journaliste sportif de troisième ordre, Alexei Andronov, a posté un commentaire violemment anti-russe sur Twitter, il en a été vertement critiqué par Aleksei Pouchkov, un journaliste qui est aussi à la tête du Conseil des Affaires étrangères à la Douma, dans sa propre émission de télévision « Postscriptum ». La chaîne de télévision qui la diffuse – TV Tsentr – a coupé le passage où était critiqué Andronov. Le célèbre metteur en scène russe Nikita Mikhalkov a alors tourné toute une émission pour discuter de l’événement. La chaîne de télévision qui la diffusait – TV Rossia – a censuré l’épisode entier. Quant à la directrice de la chaîne qui emploie Andronov, Tina Kandelaki, elle lui a apporté son soutien total. Dernier point : alors que Poutine a immensément amélioré la qualité générale des médias russes, les russophobes y sont toujours très influents et peuvent y cracher leur venin en toute impunité.
Je pourrais continuer à énumérer un exemple après l’autre, mais je pense que vous avez saisi l’idée générale : Poutine est un homme très bien en charge d’un très mauvais système.
Revenons-en maintenant à la Syrie, au Hezbollah et au meurtre de Samir Kuntar.
Premièrement, considérez que la décision d’intervenir en Syrie était déjà une décision controversée. Poutine l’a arrachée en faisant deux choses : d’abord en expliquant aux Russes qu’il valait mieux affronter les terroristes là où ils sont déjà (en Syrie) qu’« ici » (en Russie) et en leur promettant qu’il n’enverrait pas de troupes au sol. Quand Daech et les Turcs ont rempli la promesse faite par Obama et Biden en faisant exploser un avion de ligne rempli de passagers et, ensuite, en abattant le bombardier SU24, le public russe a continué à soutenir Poutine, mais la plupart des Russes, y compris moi-même, ont pris violemment conscience des dangers que comportait cette situation. En fin de compte, c’est la confiance de la rue envers Poutine en personne, qui lui a permis de persévérer en dépit de craintes très réelles.
Deuxièmement, il est clair que Poutine et Netanyahou ont conclu un marché lorsque ce dernier est allé à Moscou : les Israéliens ne se mêleront pas des opérations russes de soutien à la Syrie aussi longtemps que les Russes n’interféreront pas dans les combats entre Israël et le Hezbollah. C’est ce qui a permis aux deux parties de poursuivre leurs objectifs principaux, même si c’est aux dépens de leurs objectifs secondaires. Vous n’aimez pas cet accord et vous doutez de sa moralité. Bravo. Moi aussi. Il me gêne en fait considérablement, mais je ne m’attends à rien d’autre de la part de praticiens de la realpolitik tels que Poutine et Bibi Netanyahou (heureusement, ni vous ni moi ne sommes au pouvoir !).
Il y a d’ailleurs un autre précédent qui me gêne aussi considérablement : c’est le soutien total apporté par la Russie à la sanglante répression des Frères Musulmans par l’armée égyptienne. J’accepte l’argument que le soutien à l’armée égyptienne se comprend dans le contexte de la guerre en Syrie, mais le principe de soutenir un tel régime ne me plaît pas du tout. C’est pourquoi Poutine est un homme politique impitoyable mais qui réussit, alors que je suis un petit blogueur sans importance. Il faut un ours impitoyable pour combattre des loups impitoyables.
Ceci étant dit, ne faisons pas semblant de croire que le Hezbollah soit moins cynique lorsqu’il faut l’être. Je vous rappelle à tous que, quand Imad Mugniyeh a été assassiné à Damas par les mêmes Israéliens, dans une opération qui ne pouvait avoir été exécutée qu’avec des complices très haut placés dans le régime d’Assad, le Hezbollah a promis des « représailles » mais n’a jamais pipé un seul mot contre le régime. Le Hezbollah n’a pas non plus fait d’objections quand Assad torturait des musulmans pour le compte de la CIA dans le cadre de l’infâme programme des « extraditions extralégales ».
Pour ce qui est de Poutine, il a simplement d’autres priorités que de protéger le Hezbollah ou de combattre Israël.
Survivre à l’intérieur de la Russie et ne pas se faire renverser par la toujours très puissante Configuration du Pouvoir Sioniste (pour utiliser l’expression de James Petras) est la principale de ses priorités. Une autre est de ne pas permettre à ses ennemis (intérieurs et extérieurs) d’utiliser l’argument politique que « la Russie attaque Israël ». Ne pas en venir à l’affrontement armé avec Israël et ne pas obliger le petit et isolé contingent russe à se battre sur deux fronts est également d’une grande importance. De même, il est important de ne pas être accusé de faire, de ce faible contingent russe « la force aérienne du Hezbollah » comme les USA sont la force aérienne de Daech. Ce sont là autant de priorités qui s’imposent d’évidence à Poutine.
Et il y a encore ceci : alors que les S400 russes pourraient facilement abattre n’importe quel avion israélien, le contingent aérien russe n’a pas les moyens matériels de combattre Israël, et encore moins l’OTAN et le CENTCOM. Pour la Russie, elle ne peut en aucun cas se permettre d’entrer en guerre non pas contre la minuscule entité sioniste en soi, mais contre la minuscule entité qui contrôle entièrement les USA. C’est pourquoi ces Américains qui déplorent que « Poutine n’ait pas le courage » de s’en prendre à Israël feraient mieux de se demander comment il se fait qu’Israël ait réussi à transformer les USA et l’Europe en protectorats sionistes muets, et s’interroger pendant qu’ils y sont sur ce qu’eux-mêmes font pour se libérer de ce joug !
Parlant de l’Ouest, on pourrait comparer la position de l’Empire anglo-sioniste d’une part et celle de beaucoup de Juifs influents de l’autre (en Russie et en Israël) sur la guerre d’Ukraine. Alors que l’Occident a apporté son soutien absolument total au régime nazi de Kiev, beaucoup de Juifs russes, et particulièrement les plus célèbres, comme Vladimir Soloviev, ont pris catégoriquement position contre les nazis. Et tandis qu’en Israël, la popularité de Poutine et de la Russie est toujours extrêmement basse, la majorité de l’opposition à Poutine en Russie n’est pas juive. Finalement, le grand public russe est – et c’est bien triste – très mal informé des horreurs perpétrées par le régime sioniste à l’encontre des Palestiniens, alors que des Israéliens et des bi-nationaux (Comme Evgenii Satanovskii ou Avigdor Eskin) n’en finissent pas de colporter la notion selon laquelle « nous, Russes et Israéliens, sommes les seuls à combattre le terrorisme musulman » et d’ainsi capitaliser au maximum à leur profit la guerre en cours entre la Russie et Daech. Autrement dit, si les troupes russes abattaient un avion israélien, Poutine aurait un mal de chien à faire accepter la chose au public russe.
Je comprends bien que rien de ce que je dis ci-dessus ne trouvera grâce aux yeux des authentiques judéophobes ou de ceux qui aiment les arguments simples, en blanc ou en noir. Pour eux, Poutine restera toujours un vendu, un éternel shabbos-goy, voire une marionnette de la finance internationale. Pour être tout à fait franc, ce n’est pas à eux que je m’adresse ici. Mais il y a ceux que la politique russe, bizarre et parfois contradictoire, déconcerte et désoriente sincèrement. À ceux-là, je dirai pour finir ceci :
Poutine avance pas à pas et il sait attendre pour laisser les événements adopter leur dynamique propre. Il est aussi tout à fait conscient de se battre avec une main attachée dans le dos et l’autre occupée à se défendre à la fois des ennemis extérieurs et intérieurs, ces derniers étant de loin les plus dangereux. Je suis sûr que Poutine se rend parfaitement compte du fait que sa politique de résistance, de retour à la souveraineté et de libération peut très bien déboucher sur une guerre nucléaire intercontinentale et que la Russie est toujours, dans l’état actuel des choses, plus faible que l’Empire anglo-sioniste. Exactement comme au temps de Stolypine, la Russie a désespérément besoin de quelques années de paix supplémentaires pour se développer et être capable de faire définitivement face. Ce n’est absolument pas le moment d’un choc frontal avec l’Empire. La Russie a un besoin vital de *paix* et de *temps*, de paix en Ukraine, de paix en Europe et, oui, de paix au Moyen Orient. Hélas, ce dernier point n’est pas en option, et une fois qu’il y a été acculé, Poutine a pris la décision d’entrer en guerre. Et je suis absolument, catégoriquement certain que si l’Empire attaque la Russie (que ce soit de Turquie ou d’ailleurs), il trouvera à qui parler. La Russie fera la guerre si c’est nécessaire, mais elle fera l’impossible pour l’éviter. C’est le prix qu’elle a à payer pour être le côté le plus faible. Ce qui est réconfortant, c’est que la Russie devient, jour après jour, un peu plus forte, alors que l’Empire devient chaque jour qui passe un peu plus faible. De même le pouvoir des Anglo-sionistes et de leur 5e colonne en Russie s’affaiblit jour après jour. Mais le processus entier prendra du temps.
Le gros événement auquel on devrait s’attendre est un ensemble de mesures sévères contre la Banque Centrale et les ministères économiques du gouvernement. Tout le monde en Russie s’y attend. La question a même été ouvertement posée à Vladimir Poutine, mais il le nie toujours et continue à dire qu’il soutient entièrement ces saboteurs. Étant donné son parcours, il est stupide de dire qu’il les soutient : ses dénégations sont visiblement de pure tactique dilatoire, en attendant que le moment soit mûr.
Ne vous y trompez pas. Ce n’est pas le grand amour entre la Russie et Israël. Mais il n’y a pas non plus, entre les deux, énormément d’hostilité, en tout cas pas du côté russe. La plupart des Russes sont parfaitement au courant du vilain rôle que les Juifs ont joué, par deux fois, dans leur histoire, mais cela ne se traduit pas par la sorte d’hostilité à l’égard des Juifs qu’on trouve, par exemple, en Ukraine. Au pire, les Russes sont soupçonneux à l’égard du *pouvoir* juif, mais cela se traduit très rarement par de l’hostilité envers les Juifs en tant que peuple. Certaines des célébrités les plus adorées du public, tel que le barde Vladimir Vyssotski, avaient du sang juif. La plupart des Russes font aussi une distinction très nette entre « leurs » Juifs (ceux, russophobes, de l’Ouest) et « nos » Juifs (les Juifs russes qui aiment la Russie). Mais, comme la russophobie a toujours été très répandue dans les élites russes, avant et après la Révolution, on peut difficilement la qualifier de phénomène juif. La culture russe ayant toujours été multinationale et multiethnique, elle ne sépare pas les gens selon l’ethnie dont ils proviennent, mais beaucoup plus volontiers d’après leurs actes et leurs idées. Pour toutes ces raisons, la haine du « Yid » est beaucoup plus une manifestation de chauvinisme ukrainien que russe.
Et tandis que la plupart des Russes ne voudraient pas voir revenir au pouvoir une version nouvelle des « commissaires du peuple » bolcheviques ou des oligarques « démocratiques », il y a entre les Russes et les Israéliens une proximité et une solidarité anti-nazie qui ne doit pas être sous-estimée.
À propos de la Palestine, la Russie soutiendra toutes les résolutions pertinentes de l’ONU et se fera par conséquent sans trop d’imagination le promoteur de la « solution à deux états ». Au maximum, la Russie « déplorera » ou « regrettera » les violences faites aux Palestiniens par les Israéliens, mais la Russie ne deviendra jamais un défenseur systématique des droits des Palestiniens comme le sont l’Iran ou le Hezbollah, parce que l’avenir de la Palestine n’est pas une des priorités russes.
J’espère que ce qui précède aide à faire comprendre pourquoi la Russie n’entreprend pas d’action contre les Israéliens pour protéger le Hezbollah (et pourquoi elle n’empêchera pas le Hezbollah de riposter depuis la Syrie au cas où le Hezbollah déciderait de le faire). Pour dire les choses simplement, il n’y a aucune raison interne ou externe pour que la Russie s’y implique directement, alors qu’il existe quantité de raisons pour qu’elle s’en abstienne. Si, dans le passé, l’URSS a soutenu l’OLP pour des raisons à la fois idéologiques et géostratégiques, la Russie d’aujourd’hui ne suivra pas les mêmes paradigmes. D’autre part, ce n’est pas comme si le Fatah ou le Hamas étaient des partenaires attirants ou même crédibles pour la Russie, cul-et-chemise comme ils le sont avec Daech. Idem pour les Frères musulmans d’Égypte.
Quant au Hezbollah, ce n’est pas comme s’il avait besoin de la protection de la Russie. Tout chargés de symbole qu’ils soient, les meurtres d’Imad Mugniyeh ou de Samir Kuntar ne vont en aucune façon affaiblir la Résistance. En fait, si l’histoire du meurtre d’Abbas al-Musawi nous a appris quoi que ce soit, c’est que, parfois, les Israéliens assassinent un leader du Hezbollah pour s’apercevoir que celui qui le remplace est un adversaire encore plus formidable. Si Dieu veut, ce sera le cas encore cette fois-ci.
Le Saker
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* On suit ici le Saker, qui appelle « judaïque » tout ce qui se réfère à la religion juive. (NdT)
Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

jeudi 14 janvier 2016

Graines de rebelles

Des « graines de championnes »… nutritives et gustatives

Le magazine « 13h15 le samedi » diffusé sur France 2 en octobre dernier, est allé à la rencontre de résistant(e)s qui ont décidé de lutter contre l’uniformisation et l’appauvrissement de l’offre de semences en cultivant des centaines de plantes anciennes. Evidemment moins productives, elles ne figurent pas au catalogue officiel et ne peuvent donc plus être achetées dans les circuits classiques, alors qu’elles sont des championnes nutritives et gustatives.
Ce reportage met en lumière Jean-Luc, un spécialiste de la tomate vendant ses semences paysannes à des agriculteurs et des jardiniers. Passible d’une amende de 45 000 euros pour cela, il fait partie du réseau Semences paysannes, un collectif de soixante-dix associations qui tente de réintroduire des variétés anciennes dans l’agriculture. Il y a aussi Ananda, fils du fondateur de Kokopelli, et Roland, ex-ingénieur en informatique devenu boulanger. Avec des blés anciens, tombés dans l’oubli, il fait des pains aux saveurs dont se souviennent longtemps ceux qui les ont goûtés…

Ce reportage d’Emmanuelle Chartoire, Julien Voigt, David Geoffrion et Eric Chevalier redonne espoir. La résistance est en marche, ne laissez pas le monde avancer sans vous…


graines anciennes

Depuis un siècle, les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu. Les grands groupes semenciers ont imposés leurs graines à fort rendement un peu partout sur la planète. Marchant à contre courant de la disparition des petites exploitations, du rendement à tout prix et de l’industrialisation du secteur; quelques rebelles résistent et se battent pour la diversité des semences, la liberté de les échanger et de les cultiver : la guerre des graines a commencé…

graines anciennes

Graines anciennes : rébellion pour la diversité et la qualité alimentaire

En à peine un siècle, les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu. Des paysans du monde entier se trouvent souvent contraints d’utiliser des variétés stériles de l’industrie agrochimique qui les obligent à racheter leurs semences tous les ans.
Heureusement, certains réagissent pour l’intérêt général en préservant la biodiversité. La campagne “Semences sans Frontières” de l’association Kokopelli, réseau international d’échange de graines, en est l’exemple. Elle s’est donné pour mission de:
répondre à l’appel des communautés rurales des pays les plus pauvres, par l’envoi de semences biologiques de variétés potagères libres de droits et reproductibles.
Semence_Avec_les_graines_on_va_faire_un_max_de_ble_mini 
L’humanité perd une richesse incommensurable. Les médias sont étrangement silencieux sur le sujet. Pourtant le 20 siècle a vu disparaître près de 80% des variétés de fruits, légumes et céréales.
Monoculture et course à la productivité obligent, les normes de la monoculture se sont généralisées et la plupart des espèces furent reléguées aux pages de l’Histoire pour laisser place à une poignée de grands noms vendeurs, plus colorés, plus lourds, plus ronds, plus propres dans les étales des magasins.
Mais ces produits sont moins nutritifs, moins goûteux et souvent moins adaptés au terroir et au climat, donc moins résistants aux maladies. Ce système organisé nécessite de fait une multitude de traitements créant une surconsommation de produits phytosanitaires, lesquels empoisonnent les populations et l’environnement.
Le tout enrichit une poignée de… comment peut-on appeler ce petit groupe qui exploite le plus grand nombre, en dépit de toutes règles de bon sens, de respect et d’honnêteté avec l’aval des politiques ? Je vous laisse employer le nom qui convient à vos chastes oreilles.

mercredi 6 janvier 2016

L'huile de Haarlem : un remède sulfureux d'alchimistes

La véritable huile de Haarlem est née il y a 400 ans, dans les écoles d’alchimistes de la ville de Haarlem en Hollande. Ce remède précieux dans l’encombrement pulmonaire a été inventé exactement en 1596 et il fut pendant plusieurs siècles un des remèdes favoris des médecins. Sa particularité ? Il s’agit de la première transformation selon le principe de l’hémisynthèse, d’un produit naturel, le soufre. Cette petite révolution de la fin du XVIe siècle est le fruit du travail d’une école d’alchimistes basée à Haarlem, aux Pays-Bas. Les savants de cette époque, qui consacraient leur vie à purifier des métaux dans leurs laboratoires, avaient alors réussi l’impensable, greffer du soufre sur des terpènes de conifère. Par la même occasion, ils donnaient une meilleure réputation à ce métal considéré comme toxique. Avec cette découverte, naissait un remède dont les propriétés sont encore reconnues aujourd’hui. Sa formule est composée de trois corps simples : 16 % de soufre, 80 % de térébenthine du pin et 4 % d’huile de lin. Malheureusement cette huile précieuse s’est vu retirer son autorisation de mise sur le marché en 1997. On peut encore s’en procurer sous forme de complément alimentaire.
Le soufre est avec le carbone, l’oxygène, l’hydrogène et l’azote, un des 5 éléments indispensables à la vie. À l’état naturel, il se présente sous trois formes :
  • Acides aminés soufrés, présents dans les protéines animales et végétales.
  • Macro-élément. Le seul renouvellement cellulaire exige un apport quotidien de 850 mg de soufre. Une partie de ce soufre provient des cellules mortes qui restituent leur soufre à l’organisme. Le reste doit être couvert par un apport extérieur sous forme de soufre organique non oxydé. L’ail, les condiments et les œufs en contiennent.
  • Et enfin, oligo-élément (aussi essentiel que les oligo-éléments sélénium, or, ou cuivre).

Mais pour rendre le soufre assimilable par l’organisme, il faut le solubiliser

Les alchimistes de Haarlem y sont parvenus, il y a quatre siècles, en le combinant avec des huiles essentielles. Il leur a fallu 50 ans pour mettre au point la formule suivante : soufre + huile essentielle + huile insaturée + secret des alchimistes.
L’un de ces alchimistes, Claes Tilly, qui s’attribua alors la paternité du Medicamen­tum Gratia Probatum, ou huile de Haarlem, le préconise pour soigner les maladies de rein et de vessie, autrement dit, les calculs rénaux et biliaires. Pour diffuser le remède, il se fait aider par un éminent médecin et botaniste de l’époque, le professeur Hermann Boerrhaaven. Et pendant deux cents ans, la famille Tilly conserve le secret de fabrication. Le remède sera vendu jusqu’en 1985 dans toutes les officines. En flacon, pour un usage externe, en capsule, sans odeur, et en suppositoires dosés pour les adultes et les enfants, en prévention et en traitement curatif.
Son succès inspire de nombreux contrefacteurs qui réalisent des copies de très médiocre qualité, galvaudant ainsi la marque. La réputation de l’huile de Haarlem s’émousse rapidement au point que le remède tombe dans l’oubli. Mais, convaincu de son intérêt thérapeutique, un pharmacien français, Léon Thomas, achète le procédé de fabrication en 1923 à une firme hollandaise qui détient la formule de la véritable huile de Haarlem.
Jules Van der Gucht- Lefèvre, reçoit en héritage la formule acquise par son beau-père et la transmet à ses enfants. En 1982, Philippe Van Der  Gucht - Lefèvre, arrière-petit-fils du docteur Thomas, démontre à Saclay, la biodisponibilité du soufre contenu dans l’huile de Haarlem en le marquant radioactivement.

Vertus thérapeutiques

  • L’huile de Haarlem nous apporte un soufre organique non oxydé hautement bio-disponible et immédiatement assimilable par l’organisme. Or, plus nous vieillissons, plus il nous faut du soufre macro-élément pour nos articulations, nos cheveux, notre peau…
  • L’huile de Haarlem peut être assimilée à une « cure thermale à domicile (la plupart des cures thermales s’appuient sur des eaux minérales soufrées) : action en rhumatologie, en dermatologie, sur la sphère ORL (une étude clinique en milieu hospitalier, dans un service néo-natal, a donné d’excellents résultats sur les problèmes d’encombrement pulmonaire), sur la sphère urinaire… Pour être efficace, une cure doit durer au minimum trois semaines.
  • L’huile de Haarlem est aussi réputée vermifuge.
Mais la vérification de ces propriétés ne semble toujours pas suffisante pour les autorités de santé.
En attendant d’obtenir la réhabilitation de son remède, le Dr Lefevre commercialise l’huile de Haarlem comme complément alimentaire, sur internet en France et dans quinze pays, dont la Suède et jusqu’en Australie.

Mode d’emploi

Pour une cure de 21 jours, prendre 2 capsules par jour, 1/4 h avant le dîner.
Pour les enfants, il faut utiliser uniquement des suppositoires que votre pharmacien fabriquera à partir des gélules. Et surtout, boire abondamment.
Effets secondaires possibles : flatulences, diarrhées
Contre-indications : allergies aux œufs et au soufre.
Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

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