Société et marasme économique: Le capitalisme est une secte mortifère…


Un “culte”, d’après Merriam-Webster, peut-être défini comme “une grande dévotion à une personne, une idée, un objet, un mouvement ou un travail (et) en général un petit groupe de personnes caractérisé par une telle dévotion”.


Le capitalisme a été défini à la fois par ses adhérents et ses détracteurs. Milton Friedman a dit: “Tout le problème de l’organisation sociale est de mettre au point un tel arrangement sous lequel la veulerie et l’appât du gain feront le moins de mal possible, le capitalisme est ce type de système.” John Maynard Keynes à quant à lui dit: “Le capitalisme est la croyance invraisemblable en ce que les Hommes les plus tordus feraient les choses les plus tordues pour le plus grand bien de tout le monde.”

Peut-être est-il mieux de se tourner vers quelqu’un qui a pratiqué l’art du capitalisme: “Le capitalisme est le racket légitime de la classe dirigeante”, Al Capone a dit cela.

Le capitalisme est un culte. Il est totalement dévoué à des idéaux de privatisation des biens communs, du profit au dépend des besoins sociaux et du contrôle par un tout petit groupe de personne qui défie la volonté du public. Les ténets de ce culte mènent à des extrêmes plutôt quà des compromis. Les exemples ne sont vraiment pas difficile à trouver.

1. Extrémisme des revenus

En étant assis sur leur propres investissements, les cinq plus riches Américains ont fait près de 7 milliards de dollars chacun en un an. Ceci représente 3,5 millions de dollars de l’heure ! Le salaire minimum pour des travailleurs fonctionnant aux pourboires est de 2,13 US$ de l’heure.

Notre système capitaliste complètement dérégulé permet à quelques individus bien positionnés de détourner des milliards de dollars des besoins de la société. Si les 400 plus riches Américains combinaient ensemble leurs bénéfices de l’an dernier, le total engrangé paierait les frais d’université d’état de TOUS les étudiants des Etats-Unis.

2. Extrémisme de la richesse

La richesse nette des 250 personnes les plus riches de la planète représente plus que les dépenses totales annuelles pour la vie quotidienne de la moitié du monde, soit plus de 3 milliards de personnes…

Dans nos frontières, la disparité n’en est pas moins choquante. Pour chaque dollar de bien possédé par une Américaine noire ou hispanique , un membre de la liste de Forbes 400 possède plus de 40 millions de dollars. Ceci est l’équivalent d’une boîte de soupe contre un manoir, un yacht ou un jet privé. La vaste majorité de la richesse des Forbes 400 a été accumulée de gains de capitaux non-productifs. Pas d’étonnement donc qu’à part la Russie, l’Ukraine et le Liban, les Etats-Unis ont le plus haut degré d’inégalité sociale au monde.

3. Extrémisme de la dette

Jusqu’aux années 1970, les ménages américains n’avaient virtuelement aucune dette. Maintenant la dette des ménages est de plus de 13 000 milliards de dollars, ce qui correspond à 100 000 dollars par famille américaine.

La dette apparaît être la seule solution pour la tranche d’âge 21-35 ans, qui a perdue, en moyenne, 68% de sa valeur nette depuis 1984, les laissant avec en moyenne 4000 US$ de dette par personne.

4. Extrémisme de la sécurité sociale

Un majordome en veste noire et cravate passa devant la chute d’eau de l’atrium et entra dans la suite à 2400 US$, où la litterie était fournie par le concepteur italien Frette et où la salle de bain brillait de marbre poli. A l’intérieur, un exécutif d’une grosse entreprise financière attendait de recevoir un traitement privé du médecin résidant à l’entreprise.

Il attendait dans la suite privée grand-luxe du New York Presbyterian Hospital.

Dans la rue, dehors, se trouvaient quelques 26 000 Américains qui mourront cette année parce qu’ils sont sans couverture sociale. En 2010, 50 millions d’Américains n’avaient aucune couverture sociale ou assurance maladie.

5. Extrémisme de la justice

William James Rummel a volé 80 US$ avec une carte de crédit, puis passa un chèque en bois de 24 US$, puis refusa de rembourser 120 US$ pour une réparation mal faite. Il a été condamné à la prison à vie. Christopher Williams risque 80 années de prison pour avoir vendu de la marjuana médicale dans l’état du Montana, état qui autorise la marijuana médicale. Patricia Spottedcrow a été condamnée à 12 années de prison pour une vente de 31 US$ de marijuana et n’a vu ses enfants que deux fois ces deux dernières années. Un bon nombre d’Américains âgés ont été condamnés à des peines de prison à vie pour des délits non-violents de possession de marijuana.

Le géant de la banque HSBC, dont la mission d’emploi pour ses employés est de “agir avec une intégrité courageuse” dans tout ce qu’ils font, a été décrit dans un rapport du sénat américain comme “ayant exposé le système financier américain a une vaste opération de blanchiment d’argent provenant du trafic de la drogue et de la finance du terrorisme”, dans leurs relations financières avec le cartel de la drogue mexicain Sinaloa, qui est aujourd’hui considéré comme le plus mortel des gangs de la drogue au monde.

HSBC reçût une amende équivalente à quatre semaines de bénéfices. Le PDG de la banque a dit “être profondément désolé”.

Des mots mêmes de Bertrand Russel: “Les chantres du capitalisme sont toujours prompts à en appeler aux principes sacrés de la liberté, qui sont personnifiés en une maxime: Les fortunés ne doivent pas être restreints dans l’exercice de la tyrannie par les infortunés.”

Vrai jusqu’à l’extrême !

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