Si la connerie pouvait être transformée en électricité Tous les problèmes énergétiques de la France seraient résolus


Avant même que François Hollande ne soit élu, le menu était déjà sur la porte. J'avais titré " Sarkoland ou Hollsky "
Il suffisait de regarder cette vidéo pour perdre immédiatement toute illusion vis à vis du bonhomme et de sa prétendue étiquette politique. Et il n'est pas le seul dans ce cas, en parcourant tout le spectre des formations du pays. La vie politique est simplement devenue ... inexistante. Quant aux carrières politiques, ce ne sont plus que des sinécures. Être politicien est devenu un métier comme un autre, avec un paquet impressionnant d'avantages sociaux, que nos députés accroissent chaque année. Ils viennent de se voter une extension d'une "indemnité de chômage" de 6 à 60 mois en cas de non-réelection. Ce qui est impressionnant, c'est le naturel avec lequel Hollande répond à la question posée.
Il y répond comme aurait répondu n'importe quel politique, spécialement ceux qui sont issus de ces chancres français que sont polytechnique et l'ENA. Hollande n'est pas particulièrement stupide. Il se situe simplement dans la moyenne des représentants du peuple français. Ces gens n'ont jamais travaillé de leur vie. Émergeant très fréquemment de l'ENA, ils commencent par être hauts fonctionnaires. Les plafonds de leurs bureaux sont immédiatement lambrissés. Ils foulent la glèbe avec un rectangle de moquette fixé sous chaque semelle, qu'ils ne quitteront jamais.
Quand il a été élu, le premier geste de Hollande a été de signer l'autorisation de construction du générateur nucléaire expérimental Astrid. Une décision qui est passée totalement inaperçue. Or cette décision montre qu'issu de cette brillante école d'ingénieurs qu'est l'ENA, il suit à la lettre les plans des nucléocrates, à savoir développer, en dépit de l'échec de Superphénix (temps prévu pour le démantèlement de ce dernier : 30 années, du fait de son contenu en sodium radioactif). Astrid, rebaptisé "réacteur de IV° génération", qui n'est autre qu'un surgénérateur à neutrons rapides, refroidi au sodium. Ne voyez là aucune malice, aucune perversité. Ca n'est même pas de la complicité, mais de la simple incompétence, qui est lot commun de nombre de nos élus.
Ceci est la première étape d'un plan visant à déployer, d'ici la fin du siècle, ce type de générateurs, éminemment dangereux, mais permettant d'exploiter le trésor détenu par les Français : 300.000 tonnes d'uranium 238, issus de plus d'un demi siècle d'enrichissement, de raffinage du minerai naturel.
Pour ceux qui ignorent de quoi il retourne : le minerai naturel d'uranium est composé de 0,7 % d'U 235 , fissile, et de 99,3 % d'Uranium 238, non fissile. Mais si on utilise ce "déchet" du raffinage comme " couverture fertile " (pour les néophytes lire Energétiquement vôtre, gratuitement téléchargeable) , en le soumettant au bombardement issu des neutrons de fission, cet uranium 238 se transforme en combustible, c'est à dire en Plutonium 239. En combustible, et aussi en explosif, puisque le Pu 239 est le combustible type des bombes A.
Plus encore : si on parvient à utiliser ce plutonium comme nouveau combustible du réacteur ( à neutrons rapides ), celui-ci pourra, en fissionnant, car il est également fissile, comme l'uranium 235, se recréer lui-même, à partir de son environnement d'uranium 238, tel le Phénix renaissant de ses cendres. C'est le grand rêve des nucléopathes français.
Le problème est que pour faire fonctionner ce type de générateur on est obligé d'utiliser du sodium fondu, et non de l'eau, pour éviter de ralentir les neutrons émis, qui partent à 2000 km/s. L'eau les ralentirait, et ils ne parviendraient plus à pénétrer dans le noyau des atomes d'uranium 238 pour opérer leur transmutation, en le transformant ceux-ci en carburant de fission, en Plutonium 239.
Le problème est que cette énorme masse de sodium, qui sert de "fluide caloporteur" (c'est à dire qui transporte la chaleur dégagée par les barres de plutonium) est inflammable. Elle s'enflamme spontanément dans l'air et explose au contact de l'eau. En outre ce milieu est merveilleusement opaque, à la différence de l'eau des réacteurs à eau pressurisée. S'il se passe quelque chose d'anormal, il est alors très difficile, et même pratiquement impossible d'effectuer un diagnostic, alors que l'eau des réacteurs à eau pressurisée est transparente, et ... ne s'enflamme pas quand on dévisse de couvercle du réacteur, après refroidissement. En un mot comme un seul, le déploiement de tels générateurs est un véritable suicide programmé, car si un accident se produisait sur ce genre d'installation, des événement comme Tchernobyl et Fukushima apparaîtrait comme de douces plaisanteries.
Mais cette idée a germé dans les têtes de technocrates français, très en pointe également dans ce domaine là. Sont-ils corrompus, pervers ? Même pas. Incompétents serait le mot juste. Pour lancer un projet aussi ambitieux " qui donnerait à la France 5000 années d'indépendance énergétique, du fait de son stock d'uranium 238 il lui faut démarrer avec un stock minimal de 3000 tonnes de Plutonium 239, qui permettrait de "recréer en continu le carburant de fission consommé, à partir du stock inépuisable d'uranium 238". Elle en possède actuellement moins du tiers. D'où la construction du centre de retraitement de la Hague, où on accueille les chargements des réacteurs français et de ceux de nos voisins, transportés par les wagons " Castor ", que mon voisin ( il habite Gréoux) , l'allemand Klaus Janberg, retraité, est si fier de les avoir conçus et mis au point, au long de sa carrière.
La France ne fait pas que de conditionner les déchets de l'industrie nucléaire, en les réexpédiant dans des emballages vitrifiés, elle conserve le précieux plutonium 239, pièce maîtresse de ce plan dément. Comme le disait avec insistance un représentant du Cnrs lors d'assises parlementaires en 2011 : " il est alors indispensable de conserver ce plutonium à l'état pur, et non de le conditionner à son tour". La quantité visée est de 3000 tonnes. Sachant d'un milligramme de plutonium entraîne, par ingestion ou inhalation, la mort d'un être humain, ce stock permet potentiellement du tuer trois mille milliards d'être humains, la population de milliers de planètes.
Chez les députés, Bataille et Vido sont les chauds partisans d'un tel projet, depuis des années. N'espérez pas qu'ils puissent un jour s'interroger sur le bien fondé de leurs positions. Le " gendarme du nucléaire ", l'ASN ( l'Autorité de Sûreté Nucléaire) veillera à la sécurité. Au moment de son départ en retraite, il y a quelques mois, son directeur, &&&, déplorait que son service ne dispose que de 300 fonctionnaires, ce qui est bien peu pour surveiller 58 réacteurs. Ainsi, pour ses audits, l'ASN sous-traite auprès des exploitants du nucléaire. Bataille, qui l'ignorait, s'en est inquiété.
Ce plan de déploiement s'étend jusqu'à la fin du siècle. Ce faisant, on table sur le fait que notre physique n'aura pas évolué dans les 90 années à venir.
Le manque d'imagination au pouvoir, tous secteurs confondus
Ce plan est totalement démentiel, irresponsable, criminel. Mais Hollande, complétant sa décision d'autoriser la construction d'Astrid, vient de débloquer, je crois, 158 millions d'euros pour cette opération. Il est à la fois incompétent et borné, n'écoute que ses véritables maîtres. Comme les véritables imbéciles, il est totalement inconscient de son état. Et il n'est pas le seul dans l'hémicycle. Les journaux titrent " la gauche n'a plus droit à l'erreur ". Il les accumule et continuera. Il vient de lancer la France dans une nouvelle aventure guerrière, qui aura pour champ de bataille ... l'ensemble du Sahara.
Mais ... de quelle gauche ces gens parlent-t-il ???
Taubira, garde des Sceaux, veut vider les prisons. Geneviève Fioraso, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a inauguré le site d'ITER le 17 janvier dernier, en s'écriant " Nous allons partir à la conquête du soleil ". Un fantastique gâchis, une faillite programmée. Tout ce que j'aurai dit et écrit n'aura servi strictement à rien. Au passage notons la nullité totale des écologistes, des "verts", et des antinucléaires ( "qui font des chaînes, en se tenant par la main, se livrent à de pitoyables pantomimes déguisées " ). Les représentants d'EELV voyagent, palabrent et soignent leur image. Je n'insiste pas, j'ai déjà parlé de tout cela.

Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
" Nous serions fous de passer à côté de cette opportunité qu'est ITER,
grâce auquel nous allons nous lancer à la conquête du soleil".
Un regard pétillant d'intelligence

Mégajoule ( un banc visant à réaliser la fusion à l'aide de 176 lasers, contre 192 pour l'installation américaine ) sera achevé au Barp, près de Bordeaux, alors que son équivalent américain, le NIF, a terminé fin 2012 deux années de campagne par un fiasco complet ( ses responsables : " il est trop tôt pour conclure que le NIF permettra ou non d'obtenir l'ignition ", c'est à dire l'allumage des réactions thermonucléaires ). Après cet échec américain, il aurait été logique de stopper les dépenses, de laisser le projet Mégajoule en l'état, en attendant qu'outre Atlantique on parvienne au but visé. Mais non, nous vivons dans un monde Shaddock ( "Plus ça échoue et plus ça a de chances de réussir ")
Coût de Mégajoule : 6,6 milliards d'euros, s'ajoutant au gâchis d'ITER.
Pour en savoir plus, procurez-vous le numéro de Janvier-Février de la revue NEXUS, le seul journal qui évoque ce fiasco, ce qui en dit long sur la liberté de la presse française, ou simplement sa conscience, qui ne sont plus que des mythes.
Continuons. Ces jours derniers la ministre de l'écologie (...), Delphine Batho, vient de visiter l'installation CIGEO, à Bure, qui à terme doit permettre de valider un système de stockage des déchets radioactifs à vie longue dans une couche d'argile.

4 février 2013. Delphine Batho ( Ministre de l'écologie !!!) :
" Le stockage des déchets à Bure est la solution la plus sûre "

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