Europe : L'oligarchie veut interdire la pauvreté qui s'étend et dérange

 
Le retour à la saison froide voit de nouveau fleurir des informations sur la recrudescence des pauvres et sans abris, un peu à la manière de saisonniers itinérants, à croire que ces pauvres bougres disparaissent durant l'été !


Ils sont pourtant bien là, leur nombre est en train d'exploser, et la situation ne va qu'empirer avec l'augmentation hallucinante des taxes et impôts en tous genres, et qui vont continuer de croître malgré l'annonce de la « pause fiscale » pour 2014, puisque l'agence de notation Standard & Poor's vient d'abaisser d'un cran la note de la France, nous laissant pour seule perspective d'avenir la sombre situation de l'économie Grecque.

Le drame ne s'arrête malheureusement pas à ce triste constat, mais aussi aux dispositions et considérations prises par nos chers dirigeants, pour qui la solution n'est pas de diminuer cette misère, mais de tenter de la dissimuler, à la manière du cliché du balayeur qui cache le tas de saletés sous le tapis pour éviter d'avoir à le ramasser...

J'en vois venir certains d'entre vous qui vont me dire que beaucoup de sans abris se complaisent dans cette situation et n'ont pas envie d'en sortir, mais si ce comportement existe bel et bien, il est loin d'être représentatif. De plus, c'est insconsciemment une manière de mettre la tête dans le sable pour tenter d'ignorer la réalité : Augmentation des taxes, du nombre d'usines qui ferment, explosion du chômage, etc. Mais une chose n'augmente pas : le pouvoir d'achat !

Soyez lucides, ces personnes qui étaient autrefois actives au sein de cette société consumériste sont aujourd'hui considérées comme le rebut de la population puisqu'elles ne rapportent plus. Ces citoyens hier encore sources de convoitise des lobbyistes sont aujourd'hui les témoins de la décadence de notre économie qu'on veut nous faire croire à nouveau en bonne voie, ils dérangent, alors il faut les cacher, et même les punir avec des amendes, ces salauds de pauvres... Le veilleur

La pauvreté s'étend toujours plus en France, le Secours catholique aligne les preuves

De plus en plus pauvres, de plus en plus au chômage... La pauvreté gagne encore du terrain en France et le Secours catholique lance un cri d'alarme dans son rapport annuel publié ce jeudi. La part de couples avec enfants dans cette situation précaire est croissante.

La pauvreté continue de s'étendre en France et concerne de plus en plus de couples avec enfants, souligne le Secours catholique dans son rapport annuel publié ce jeudi, qui constate aussi que les plus fragiles ont également de moins en moins accès à l'emploi.

En 2012, l'association humanitaire a rencontré 1,43 million de personnes, dont 672.000 enfants. La très grande majorité vit sous le seuil de pauvreté (977 euros par mois en 2011), voire de très grande pauvreté (644 euros), explique le secrétaire général du Secours catholique, Bernard Thibaud. Près d'une personne sur six (17%) ne dispose d'aucune ressource et 45% ne vivent que d'aides sociales. Constat alarmant, leur niveau de vie a baissé de 2,5% depuis 2011, à 497 euros, souligne-t-il.

Il note aussi « une part croissante de couples avec enfants » (23%). Les familles monoparentales (31%) et les hommes seuls (24%) représentent toujours une part importante des bénéficiaires. Un tiers sont étrangers (dont 48% avec un titre de séjour), avec des niveaux de vie encore plus faibles.

Les impayés liés aux dépenses contraintes, en hausse, touchent près de 6 personnes sur 10, avec un montant mensuel médian de 797 euros. Sont principalement concernés les impayés de loyer, les dépenses d'énergies et les découverts bancaires. « Le reste à vivre continue à se réduire », souligne Bernard Thibaud. 

Fragiles et sans emploi : la double peine

« Le marché de l'emploi est quasi inaccessible aux plus précaires », déplore Bernard Thibaud : moins d'une personne sur cinq se trouve « en emploi » parmi le public rencontré par le Secours catholique. Les couples sans emploi représentent 66% des couples rencontrés.

Alors que les bénéficiaires du Secours catholique font partie des publics prioritaires pour les emplois aidés, seulement 4,1% en bénéficient, note le secrétaire général, qui demande des contrats aidés spécifiques pour les plus démunis, de plus de deux ans.

Le Secours catholique fait au total huit propositions: il souhaite notamment « un véritable accompagnement personnalisé » des chômeurs avec des moyens supplémentaires pour Pôle emploi, insiste sur la « responsabilité sociale des entreprises » dans la lutte contre le chômage, et la formation professionnelle, pas assez accessible aux plus démunis.

Voir le rapport du Secours catholique
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