La surveillance de la NSA est "scandaleuse", selon le patron de Google

Le patron de Google, Eric Schmidt, le 4 novembre à Hongkong.
Le président du géant de l'Internet Google, Eric Schmidt, a qualifié de "scandaleuse" l'interception par le gouvernement américain de données de centaines de millions d'utilisateurs de moteurs de recherche, révélée par la presse ces derniers jours, dans un entretien au Wall Street Journal publié lundi.
Lire : Comment la NSA infiltre secrètement les serveurs de Google et Yahoo!

Google s'est plaint de ces méthodes auprès de la NSA, du président américain Barack Obama et de membres du Congrès, a ajouté Eric Schmidt, de passage à Hongkong.

"Il est vraiment scandaleux que l'Agence nationale de sécurité aille regarder dans les centres de données de Google, si ces révélations sont vraies. Les actes que l'organisation était prête à commettre en dépit du bon sens, pour mener sa mission, et violer potentiellement la vie privée des gens, ça n'est pas ok", a déclaré le patron de Google.
LES GÉANTS D'INTERNET FONT PRESSION SUR LE CONGRÈS
"La NSA aurait collecté les données téléphoniques de 320 millions de personnes, dans le but d'identifier à peu près 300 personnes qui présenteraient un risque. C'est tout simplement une mauvaise politique publique... et peut-être illégale, ajoute-t-il. Les révélations de Snowden nous ont fait comprendre qu'il pourrait tout à fait y avoir de nouvelles révélations."
Citant des documents obtenus auprès de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, le Washington Post a révélé fin octobre que la NSA et son homologue britannique, le GCHQ, récupéraient des données depuis les fibres optiques utilisées par les géants d'Internet, dont Yahoo! et Google.
Ces interceptions auraient lieu en dehors des Etats-Unis, grâce à un fournisseur d'accès télécoms dont le nom n'est pas révélé. Agir en dehors des Etats-Unis permettrait à la NSA d'avoir plus de latitude que dans le pays, où des décisions de justice seraient nécessaires pour de telles actions.
Six grands groupes américains de la technologie (Google, Apple, Microsoft, Facebook, Yahoo! et AOL) ont pressé le Congrès de contrôler davantage la NSA, en exigeant plus de transparence sur la surveillance et plus de protection de la vie privée.

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