Paul Watson "Parce que parfois, il est bon de rappeler pourquoi on fait tout ça... "



« Leur embarras est grand, quand le pêcheur féroce attaque leur enfant. On harponne le petit pour les faire suivre, et en effet ils font d’incroyables efforts pour le sauver, pour l’entraîner ; ils remontent, s’exposent aux coups pour le ramener à la surface et le faire respirer.
Mort, ils le défendent encore. Pouvant plonger et échapper, ils restent sur les eaux en plein péril pour suivre le petit corps flottant. » - Jules Michelet, La Mer


Je n’ai jamais choisi de combattre les chasseurs de phoques et de baleines. Je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir le choix. J’ai vu ce que les hommes sont capables de faire sur la banquise, j’ai vu ce qu’ils font en haute mer. J’ai côtoyé l’horreur, je l’ai vécue dans ma chair. J’ai vu des bébés phoques dépecés vivants, j’ai été frappé par ces mêmes brutes ignares qui tuent les phoques. J’ai vu des baleines – magnifiques, intelligentes et conscientes d’elles-mêmes – agoniser sans fin. Je les ai entendues crier et mourir noyées dans leur sang… Je suis dans ce combat jusqu’au bout. Je n’abdiquerai jamais devant les barbares et les bureaucrates. Je pense que ce que nous faisons est juste et dans l’intérêt de notre planète et de notre futur. Le métier parfait est celui que l’on fait tous les jours sans ressentir le besoin ni l’envie de vacances, sans concevoir sa retraite. J’ai un métier parfait et je n’imagine pas pouvoir arrêter un jour. Nous ferons les sacrifices nécessaires. Nous irons en prison. Nous risquerons nos navires et nos vies. Abandonner n’a jamais été une option. Ça ne m’a jamais effleuré l’esprit.


 Cette citation est l'introduction au Chapitre "Meeting Paul Watson" dans le livre "Entretien avec un Pirate - de Lamya Essemlali, Présidente Sea Shepherd France aux Editions Glénat.




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