Combien nous coûtent les cars de CRS stationnés à demeure dans le quartier de la Bastille ?


Principe économique de base : l’offre et la demande. Depuis que Manuel Valls s’en est mêlé, l’offre de quenelle est interdite. Alors ça fait monter les prix, forcément. Il est même pour certains totalement exorbitant, bien au delà de la truffe et du caviar.

On a appris vendredi par le magazine britannique Marketing week que le « sponsor maillots » du West Bromwich Albion (1re division anglaise) a menacé de lâcher le club à cause de la quenelle réalisée par Anelka le mois dernier face à West Ham. Attention, ça ne rigole pas. Le sponsor est la société d’annonces immobilières Zoopla, « qui appartient en partie à l’homme d’affaires juif Alex Chesterman », nous dit-on. Une enquête est en cours, on prépare la cellule pour l’attaquant français.

Idem pour le chef de la police municipale de Gières (agglomération de Grenoble), qui a été suspendu de ses fonctions le 16 décembre dernier pour quenelle intempestive. Un brave garçon, super bien noté, efficace et tout et tout, devenu chef au mérite. Et qui a fait une quenelle avant qu’elle soit déclarée sulfureuse. Pas le savoir ! Dégagez !

De même, pour avoir fait une quenelle et s’être photographiés en situation, deux lycéens de Montgeron (Essone) se sont vu infliger la peine la plus lourde dans le contexte scolaire : l’exclusion définitive. Vous pouvez pisser sur les murs de la classe (ça se fait), violer une copine dans les toilettes (ça se fait aussi), tabasser la prof de maths (également), on vous trouvera des circonstances sociales très atténuantes. Mais pour « réalisation dans l’établissement d’une photographie à caractère raciste » et « récidive dans des provocations racistes » à caractère manuel, c’est la porte. Une plainte déposée par leur professeure principale les a conduits en garde à vue pendant deux heures, le 6 janvier. A 9 mois du bac. Bingo !

Monsieur Valls est un homme précautionneux. Il a fait interdire le spectacle de Dieudonné par crainte de « troubles à l’ordre public ». Il est vrai que, depuis, le calme est heureusement revenu sur la France. Oublions les expéditions punitives contre les serveurs du First, à Lyon, virés eux aussi pour photo d’inspiration quenellière et pourchassés jusque dans leur nouveau job. Oublions le magasin Diesel de l’avenue de l’Opéra, obligé de fermer parce qu’un mannequin avait une posture qui déplaisait à certains : menaces de mort, saccage de la boutique, manque à gagner…

Oublions tout cela, et posons juste une question : combien nous coûtent les cars de CRS stationnés à demeure dans le quartier de la Bastille ? Combien « l’encadrement », jeudi dernier, des cinquante braillards venus en découdre avec les amateurs de Dieudonné en scandant des slogans favorables à Israël ? Des excités pour lesquels on a déployé des centaines de CRS et gendarmes mobiles, et même fermé deux stations de métro à l’heure de sortie du boulot.

Alors, Monsieur Valls, combien elle nous coûte cette quenelle ?

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