LA MEDECINE DES ÉGYPTIENS

"Notre médecine moderne doit beaucoup aux précieux apports des médecins égyptiens.
Une foule de documents antiques, récemment découverts, témoignent de profondes connaissances en pathologie, en anatomie, en chirurgie
et sur d'autres techniques de soins très élaborées. L'idée reçue qui faisait de ces précurseurs de la science de simples superstitieux est désormais dépassée".



Magie et médecine antique sont nés en Egypte.


Cette connaissance, menée tambour battant par les Grands Dieux Egyptiens : Ptah, Thot... influença grandement la Grèce puis tout l'Occident.
Certaines de leurs compréhensions sont aujourd'hui considérées comme résolument modernes parce que nous avons oublié la source de leur "modernité".
(ci-dessous, Ptah et Sekhmet reçoivent Pharaon)
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(Thot et les Chromosomes source internet inconnue)
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La médecine égyptienne s'appuyait essentiellement sur la volonté de maintenir le corps humain en harmonie avec le cosmos afin que l'organisme serve de réceptacle aux forces vives et créatrices de l'univers.
L'enveloppe corporelle était indispensable à l'après-vie, d'où la nécessité absolue de la maintenir en bonne santé. Le pire des malheurs, pour un
Egyptien de l'époque, était de mourir brûlé, car le corps était perdu...
Magie et science empêchaient la maladie d'atteindre tout le corps en pratiquaeint une médecine préventive.
Quand la maladie survenait, souvent le malade était considéré victime d'une force ou d'une divinité hostile (défunt mécontent, magie "noire" pratiquée par les ennemis, dieu contrarié).
Magie et science s'unissaient alors pour combattre la cause du mal et non ses symptômes et apaiser les entités concernées.

Le médecin préparait la potion curative, le mage la dotait d'une force et d'une âme !
Sous la protection et l'enseignement de Ptah et Thot, puis Isis, les médecins-magiciens intégraient le pouvoir des mots, la puissance des rituels tout en étudiant en profondeur anatomie et plantes médicinales.
L'évolution médico-magique de l'Egypte était telle, qu'Hippocrate partit étudier au pays des Pyramides. Théophraste et Galien également.

Puis furent découverts et publiés les papyrus d'Ebers, Kahoun, Berlin et Edwin Smith : pour la première fois, des sources directes et incontestables montraient que Papyrus médicaux des traités d'anatomie et de médecine existaient dès la Ière dynastie, attribués au pharaon Atoti. Ils furent rédigés donc sous l'Ancien Empire que Ptah gérait avec force bienveillance.
 

Le traitement du cancer dans le papyrus Ebers - wikipédia

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Manétho (ou Manéthon) les cite d'ailleurs dans ses récits. Sur les Ostraca médicaux, nous retrouvons également des textes/ordonnances ou des dessins explicatifs. (un ostraca est un éclat de calcaire ou un fragment de poterie sur lequel l'apprenti-scribe écrivait ou dessinait.)
La médecine égyptienne était théurgique, mi-scientifique, mi-magique et donnait des résultats étonnants.
Cette science était le propre des Dieux, bien évidement, transmise ensuite aux Pharaons et Grand-Prêtres puis aux médecins.
L'organisation de la guérison était telle en ces temps-là qu'aujourd'hui, nombre d'archéologues et historiens parlent de "prémices de médecine sociale".
De surcroît, les soins étaient gratuits, accessibles à tous, à tout moment et dans tout le pays. Des soins publics avant l'heure !
N'oubliez pas les maisons de vie dont Enki parle déjà dans le Lost Book, postérieur à l'Egypte et que l'on retrouve tout au long de l'Egypte Pharaonique.
En médecine comme en chirurgie, le diagnostic était développé et sûr : observation, palpation, auscultation.
 
(ci-dessous une pince chirurgicale).


Puis, si nécessaire, les médecins se tournaient vers les mages qui agissaient : conjurations, enchantements. L'unification de ces pratiques se réalisaient dans le traitement concret offert au patient :
  • médicaments d'origine animale (sang, sperme, graisse...),
  • minérale (bicarbonate de soude, feldspath, carbonate, soufre..)
  • et surtout végétale.
  • balnéothérapie, bains salés
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(image wikipédia - Anciens instruments médicaux égyptiens représentés à l’époque ptolémaïque - inscription du temple de Kôm Ombo)
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Les médecins égyptiens inventèrent, sous l'égide des Dieux, les extirpations, poudres, pilules, onguents, emplâtres, mélanges divers, suppositoires rectaux et vaginaux, lavements, massages, bandages et attelles ! (ci-dessous vasque en albâtre qui servait à recueillir les huiles)
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Des règlements précis sur l'hygiene et le bien-être se transmettaient de cités en cités.
 
Ils concernaient les aliments et boissons, régimes alimentaires, relations sexuelles, puericulture, hygiene des personnes et des logements !
Les Egyptiens faisaient bouillir l'eau, se rasait le corps pour éviter les bestioles, et par hygiène se faisaient circoncire. (les hébreux en firent ensuite un rituel religieux qui n'a pas de fondement originel).
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(image source wikipédia)

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De surcroît, la médecine égyptienne se fractionnait en spécialités, ce qui ne va pas sans rappeler la médecine moderne. Existaient déjà proctologues, gastro-entérologues, ophtalmologistes, dentistes, "médecins des femmes" (gynécologues/obstétriciens...)...

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(ci-dessous scène d'accouchement peinte sur le tombeau du médecin Ankmahor, 6e dynastie)


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Il existait, nous dit-on, trois grands "ordres" des médecins :

. les sounou, laïques, qui exerçaient en dehors du temple. Leur Dieu tutélaire est Thot. Ils sont itinérants d'abord, et se déplacent vers le malade. Puis, il peut exercer à domicile ou entrer dans un temple.
. les ouabou-sekhmet qui sont totalement dévolus à la déesse Sekhmet, déesse de la guérison, épouse de Ptah à Memphis.
(voyez combien il est réducteur de ne considérer Sekhmet que "déesse de la guerre"...)

Ces médecins exercent au temple et sont également les médecins attitrés de Pharaon.
 

(Déesse Sekhmet - Musée du Louvre).



les médecins exorcistes qui agissent par incantations et rituels tout en connaissant la médecine et sachant donc où "frapper" magiquement, quel organe, quelle viscère... pour extirper le "mal" de là.

Pionniers de la terminologie anatomique, (plus d'une centaine de termes) les Egyptiens médecins ou mages, créèrent l'anatomie comparée. Entre celle de l'humain et celle du boeuf par exemple.

Ils furent experts également en pathologie et auteurs de formidables descriptions et tableaux cliniques.

Ils étaient non seulement capables de désigner des remèdes pour chaque maladie, mais également de spécifier les doses, leur préparation et comment les administrer pour une efficacité maximale.

Par exemple, le papyrus d'Edwin Smith montre parfaitement les notions avancées que l'Egypte possedait sur le système nerveux, les méninges et les circonvolutions cérébrales !

Les mésopotamiens accordaient une place spéciale au foie et au sang. Les Egyptiens au coeur.

(En fait, sur le plan occulte, le foie filtre les énergies astrales. Le sang est le support de l'âme et de l'Adn. Le coeur est le temple du dieu qui l'habite : Ea/Enki/Ptah.)

Ce n'est pas tout.

A Memphis, ville sacrée de Ptah, se trouvaient des bibliothèques sacrées contenant tous les ouvrages érudits possibles, comme l'exceptionnelle salle des rouleaux du temple de Ptah.

(ci-dessous - salle hypostyle temple de Ptah - Memphis -

source wikipédia - auteur : Sebi - lien à voir)


Des temples-sanatoriums étaient consacrés à diverses déïtés où se pressaient tous les malades du pays.

Des techniques élaborées auraient été données par Ptah aux médecins, comme le sommeil hypnotique, guérisseur et apaisant ou comment combattre les "malaises occultes".

Ce lieu inspira ensuite les temples-hôpitaux grecs consacrés à Esculape.

 42 livres hermétiques sacrés, gardés dans les temples par les prêtres, sont aujourd'hui perdus.

De plus, notons, que, comme toujours, les religieux voulaient garder jalousement la connaissance pour eux. Ils ont ainsi contribué à la perte d'une connaissance ancestrale inestimable dont nous retrouvons aujourd'hui à peine les premiers balbutiements.

En effet, il est encore hérétique de soigner la cause plutôt que les symptômes, de considérer le malade dans son ensemble, dans son vécu, de manière holistique, ou de savoir suffisamment l'écouter pour adapter vraiment diagnostic et soins à ses ressentis profonds.

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