Grèce : se payer des chars malgré les poches vides

Quand il n’y a pas d’argent pour la population, il y en a quand même pour les banques ou pour faire la guerre! Triste réalité… Les grecs ne peuvent plus manger ni se se soigner correctement, les hôpitaux ne pouvant même plus acheter les médicaments, la faillite est généralisée, et ils achètent des chars Allez comprendre…
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Pour reprendre l’expression d’un des héros de Tchekhov, il y a tout en Grèce. Aujourd’hui on pense entre autres aux chars allemands neufs sans minutions.
Le scandale est immense, parce que la Grèce a acheté des armements inutiles. Les médias et le monde politique ont qualifié ces dépenses militaires de corruption. En effet, le ministère de la Défense de ce pays a décidé moyennant finance chez qui il valait mieux s’approvisionner en armes : producteurs français, allemands ou suédois. Évidemment, pour un prix très élevé. Un des fonctionnaires du ministère a pris plus de 15 millions d’euros de commissions occultes. Sa mémoire lui fait défaut lorsqu’il s’agit de savoir à qui il les a pris et combien. Vue sa situation financière, la Grèce se trouve au bord de la faillite, les gens sortent parfois dans les rues, l’aide des partenaires européens reste presque la seule panacée contre le grand malheur du pays.
Par ailleurs, il existe une réalité parallèle, assez prospère, où tout le monde est content l’un de l’autre. On y signe des contrats qui se réalisent ensuite. Où sont alors les représentants européens qui n’arrêtent pas de critiquer la Russie, la Chine et d’autres pays en voie de développement d’être le nid de la corruption ?
Quant à eux, ils n’y sont pas complètement pour rien. Nous vous proposons l’opinion du politologue Vassili Koltachov.
La corruption existe et prospère dans l’UE. Sans toucher la plupart des fonctionnaires, elle se concentre dans les hauts milieux. Il s’agit des ministres, fonctionnaires haut placés, chefs militaires. Par ailleurs, tout ce qui est formellement qualifié de corruption en Europe ne l’est pas toujours. Comme il est impossible de soudoyer tout le monde, les corporations établissent des relations à long terme avec telle ou telle structure politique ou avec tel ou tel fonctionnaire. Il ne s’agit pas de donner des pots-de-vin dans le sens propre du mot, mais de soudoyer un fonctionnaire.
Nicos Fifiropulus, journaliste, membre de la diaspora grecque en Russie, n’y voit rien d’extraordinaire. Selon lui, l’adhésion du pays à l’UE n’est pas le bien absolu pour la Grèce.
Quels seront les conséquences de cette idée ? Aboutira-t-elle à la création de postes dans le secteur industriel grec ? Non. Au contraire, le taux de chômage de cesse pas d’augmenter. 20 ans de vie au-dessus de ses moyens après l’adhésion de la Grèce à l’UE ont mené à des résultats lamentables. Les statistiques le prouvent : le milliard pris par Papandréou (Andréas Papandréou, Premier ministre grec jusqu’en 1996) s’est transformé en 60 milliards de dette. De plus, l’UE n’a pas de politique claire vis-à-vis de la Grèce.
A propos, la Grèce devient de plus en plus mécontente de l’Allemagne. Accusant Athènes de manipulations financières, cette dernière est à son tour mêlée à des affaires douteuses. Plus précisément, les chars allemands achetés par la Grèce sont presque inutiles pour les tâches réelles parce que leur équipement est insuffisant.
Source: La voix de la Russie

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