Hollande, le président sans qualité


Depuis son élection, de jour en jour, le bilan est de plus en plus consternant, et ceci à tous les points de vue.
Au départ, il était là comme anti-dote, comme potion face à un Sarkozy hystérique attelé à déconstruire le modèle social, le droit du travail, la société du vivre ensemble.
Nous pensions éviter le pire pour le moins pire. certains espérèrent même peut-être un temps le meilleur, mais sans y croire totalement.
Et aujourd'hui, il faut bien constater que nous sommes devant une catastrophe à tous les étages, un abîme politique, un effondrement absolu.
Cela avait commencé dès sa rencontre avec Merkel et les rencontres du G20. Certes, il se disait encore ennemi de la finance, mais dans les faits, la stratégie de Merkel était acceptée, le dette devant être remboursée à tous prix, et des pays comme la Grèce ne pouvaient pas choisir une autre politique que l'hyper-austérité menant à la ruine des citoyens.
Le ver était dans le fruit.
Puis cela a continué, avec chaque jour de nouvelles attaques contre le droit social, la retraite, la santé.
Hollande se trouvait plus an accord avec le MEDEF et les idées de l'UMP qu'avance une gauche de plus en plus déboussolée.
De reculs en renoncement, le soi-disant changement s'avérait être un virage dans la même direction que précédemment.
Le pacte de compétitivité, présenté par le premier ministre, assurait cette continuité, cette austérité cachée sous un pacte où seule le MEDEF était aux commandes.
Comme pour cacher la misère économique, est venue la loi sur le mariage pour tous. Mal ficelée, à un moment inopportun, pour faire diversion, la mesure a plus soudé la droite que déclenché un mouvement d'enthousiasme à gauche.
Puis les mesures antisociales ont continué, avec la hausse de la TVA pour les ménages, et des cadeaux aux entreprises, censées être ce qu'elles ne sont pas, responsables vis-à-vis de la société. Un puits sans fond de renoncement, destiné à calmer l'oligarchie qui voit ses dividendes, revenus et rentes augmenter sans cesse, laissant le pays dans une pauvreté croissante.
La seule idée de développement, par Montebourg le conquérant, vient de l'exploitation de gaz se schistes, à la rentabilité problématique, mais aux effets dévastateurs.
Le reste tient au vent soufflant toujours plus fort au-dessus de l'Elysée.
Et bien sûr, prime suprême, l'abandon d'une France indépendante pour la soumission au maître de séance, les USA. que ce soit la NSA, avec la chasse au Snowden, le traité de libre échange, qui nous fera manger des OGM et détruire le peu qui reste d'un modèle social à l'agonie, ou la politique au service du couple USA/Arabie Saoudite, Hollande se retrouve en ballot de service, un roquet en attente de sa récompense, le sourire niais qu'on lui connaît comme ultime preuve de sa veulerie.
Quant au domaine privé, son attitude vis-à-vis à la fois de Trierweiler, mais aussi de Gayet, dont on ne sait plus rien, prouve qu'il est plus habité par lui-même que par tout autre chose, et qu'il est incapable d'appréhender dignement une étape difficile de sa vie personnelle.
Nous n'attendons rien, nulle vision, nul espoir, nulle contestation, nul avenir, nulle envergure, rien d'autre que la simple application de la feuille de route qu'une oligarchie sans limite lui dicte. Son horizon est sans perspective autre qu'un mur de brique terne et sans valeur, au milieu duquel gît un miroir au tain défraîchi.

C'est un homme sans qualité.

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