Les Mystérieuses Jarres des Géants du Laos




La plaine des Jarres, c’est  60 sites différents, dont le centre Est du Laos (les principales concentrations comptant jusqu’à 250 jarres).
Mais on trouve aussi des sites similaires, bien que moins spectaculaires, sur le plateau de Korat en Thaïlande et en Inde du Nord, ce qui amène certains chercheurs à penser à une répartition recouvrant un itinéraire d’échanges (probablement par caravanes).

Xieng Khouang, tient une place particulière, car elle fut le berceau des forces révolutionnaires, se trouvant à la frontière du Vietnam.
Cette grotte a servi d’abri au villageois durant les raids américains de la guerre du Vietnam. Elle est le triste tombeau de 400 personnes qui ont été tuées lors d’un bombardement. Sam Neua  , dans le district de Vieng Xai est l’endroit où le Pathet Lao établit son quartier général pendant la guerre de l’Indochine.
Cette région montagneuse abrite quelques sommets dépassant les 2000 mètres d’altitude. La population y est multiethnique.
Elle fut également très touchée par les bombardements américains.
Les Plaines aux Jarres ont aussi servi de point stratégique lors de la guerre secrète menée par les Etats-Unis et le Vietnam, violant le territoire neutre du Laos.
La guerre au Laos, était classée top-secret et personne n’avait le droit de prononcer le nom du pays où, cela se déroulait.
Néanmoins, des millions de tonnes de bombes, ont été lâchées au-dessus du pays. La plupart pour déstabiliser le parti communiste basé dans la région, mais aussi des milliers de bombes furent jetées, simplement parce que les bombardiers se délestaient, suite à des missions, car il était trop dangereux d’atterrir avec leur cargaison mortelle.
Ces bombes explosent toujours, actuellement, provoquant des dégâts. Les paysans ne peuvent cultiver  leur champs ou améliorer leur irrigation: sans prendre d’infinis précautions, afin d’éviter de perdre un membre, ou de perdre la vie.
Aujourd’hui, la capitale de cette province Phonsavanh a été reconstruite dés 1970, après avoir été détruite par la guerre. La région est parsemée de cratères dus aux bombardements. Le Laos  a subi 580 344 raids.
Une attaque toutes les 8 minutes pendant 9 ans ! (Et oui, c’est ça aussi l’Amérique ; le fumeux pays de liberté… qui depuis 1945 a participé ou créé plus de 44 guerres dans le monde)
Même si les cicatrices de la guerre y sont toujours présentes et même si le déminage n’a couvert que 10 % de la surface à risque, en plus de 30 ans de travail. La population accueille volontiers les visiteurs.
On y découvre des sites archéologiques, des paysages montagneux et des ethnies aux  cultures  colorées.
Les deux provinces du Nord-est n’étaient pas faciles d’accès par la route, jusqu’à tout récemment. Aujourd’hui on peut se rendre en autocar ou en voiture, si on veut observer les paysages magnifiques, si l’on est patient et que l’on prend son  temps. Sinon, on peut faire un bout en bateau de Luang Prabang à Nong Khio et le reste sur la route. Le plus simple reste encore l’avion qui nous conduit directement à Phonsavanh.
Cet ancien royaume Phouan, peuplé de Taî, occupe un haut plateau au coeur des montagnes. Son climat frais permet la culture et l’élevage de ver à soie, de culture fraise et de la pêche.
C’est aussi un important site de culture du pavot à opium. Ce royaume a connu plusieurs batailles pour le contrôle de son sol fertile. Vietnamien, Chinois, Français et Lao se sont succédé dans cette région.
Déserté après sa destruction par la guerre du Vietnam, on compte de nos jours plus de 200 000 habitants.
La proximité de la mystérieuse Plaine des Jarres a permis à ces petites villes de prospérer et de s’offrir une structure acceptable pour accueillir les touristes, qui veulent découvrir la région.
Les sources chaudes de Bao Yai, Bao Noi à 50 km de Phonsavanh Bao Yai (grande source) et Bao Noi (petite source), se trouve un lac en altitude et des chutes d’eau.
La température de l’eau atteint 60°C.
Actuellement, des démarches sont en cours pour classer la Plaine des Jarres dans le liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, et des campagnes de déminage sont menées par des organisations internationales.
Seuls trois sites sont ouverts au public, dont Thong Hai Hin, avec 250 jarres pesant de 600 kilos, à 6 tonnes.
LA PLAINE DES JARRES
La fameuse plaine des jarres est composée de trois sites majeurs qui couvrent une surface de 1000 km2 situés dans les environs de Phonsavanh, sur un plateau situé à 1000 mètres d’altitude. C’est une vallée où sont disséminés en plein désert d’immenses récipients d’origine inconnue.
Des centaines de jarres de granit, dont les plus imposantes sont  hautes de plus de 3 m et pèsent  en moyenne  7 tonnes.
Selon la légende Lao, ces jarres auraient servi à contenir de l’alcool de riz « lao-lao » pour des géants.
D’autres sources affirment qu’il s’agit d’urnes funéraires. Les jarres les plus récentes ont environ 2500 et les plus anciennes, ont environ 8000 ans. Elles sont taillées dans des blocs de granit pour la majorité qui n’existe pas sur le plateau.
Ces jarres étaient elles des greniers à céréales, des conteneurs à viandes, des saloirs, servaient elles à recueillir l’eau de pluie, ou peut-être pour tout à la fois… Nul ne le sait !
Des ossements ont été trouvés a l’intérieur, ainsi que quelques objets en fer, mais le mystère n’est pas élucidé, d’autant plus, que les ossements ont pu être déposés, bien après la réalisation de ces étonnantes jarres.
L’autre interrogation est qui a transporté ces blocs géants dans lesquels furent sculptés les jarres ?
Comment furent transportées et comment furent elles évidées ?
Les chercheurs et archéologues ne réussissent pas à s’attendre sur leur origine, faute de connaissance, mais tout le monde est d’accord pour dire, que ces jarres sont  énigmatique, sauf si l’on accepte enfin, l’idée qu’une civilisation de géants de plus de 3,50 m ont, bel et bien, vécu sur cette terre.
Vu l’étendue à couvrir, vous pouvez louer une jeep avec chauffeur à Phonsavanh pour environ 50 $ la journée.
Il faut faire très attention, la Plaine des Jarres reste un des sites archéologiques les plus dangereux au monde.
Des bombes explosent encore, aujourd’hui, causant de grave accident, chaque semaine. Les visiteurs peuvent visiter 3 sites désignés comme étant sécurisés, et il est vitale de suivre les panneaux d’indications avec sérieux, car trop de personnes inconscientes les ignorent et le regrette amèrement.
THAM PIU
Il s’agit d’une immense grotte creusée dans une falaise calcaire. Le chemin qui y mène traverse des villages Hmong, la vue sur la vallée à l’entrée de la grotte y est splendide.
Il y a un petit musée avec de vieilles photos et des peintures dédié aux personnes massacrées dans la caverne. Le guide et gardien du musée et d’ailleurs un des survivants venant des villages voisins. Il a perdu toute sa famille, lors de ses tragiques événements.
VIENG XAI LAOS
À 30 km à l’est du Vietnam
Cette vallée avait été choisie pour sa proximité avec le Vietnam et parce que les grottes qui truffent les falaises offraient un abri contre les bombardements américains.
Cette étape sombre du Laos déclenche un sentiment mitigé de la part des autorités. Ils aiment démontrer les ressources extraordinaires que le peuple a dû déployer pour survivre.
Ayant aussi servi de camps de rééducation aux conditions extrêmement dures.
La plupart de ses camps ont fermé en 1989, mais on ne sait toujours pas, s’il en reste encore aujourd’hui.
Sur la centaine de grottes recensées autour de Vieng Xai, les étrangers peuvent en visiter au moins trois, sous la conduite de guide de l’armée. Tham Than Souphanouvong, Tham Than Kaysone et Tham Xieng Muong.
La capitale du Laos est Vientiane. Le Laos, c’est le Mékong et les dauphins d’Irriway, une espèce en voie de disparition.
C’est aussi des forêts et des montagnes, des paysages de grande beauté.
Le Laos, ce sont des temples splendides, la gentillesse et des hôtes adorables. Et pourtant, ils ont énormément souffert à cause des américains et souffrent encore, à cause des bombes qui surgissent toujours de terre 35 ans après.

Source 

Commentaires

Articles les plus consultés