Le miel…. Et si c’était du vol ?

 Une théorie d’Albert EINSTEIN serait à rapprocher de l’effondrement massif des colonies d’abeilles : « Si l’abeille disparait de la planète, l’homme n’aura plus que 4 années à vivre »
 
« Et ses yeux pour pleurer »  ajouterais-je car nous le savons tous: c’est grâce à la pollinisation des fleurs par les abeilles que la Terre nous offre ses fruits.
Si nous prenions le temps d’y réfléchir plus longuement…..
Je crains de jeter un « affreux  pavé dans la marre » en publiant le texte qui suit écrit par Pierre Antoine TURQUOIS (août 2011) qui répond de façon loquace à la réflexion suggérée.
La domination humaine est en train de nuire une fois de plus, une fois de trop….
Si l’homme savait être raisonnable et n’utiliser certains produits que pour traiter exceptionnellement des besoins extrêmes notamment en matière de santé et alimentaire, l’équilibre naturel ne s’en trouverait que légèrement affecté….
Mais la chasse aux  fabuleux trésors de la ruche est si bien organisée que des effets de mode combinés à des recherches de traitements naturels « miraculeux » et à des sources de profits avides sont en train de piller les ruches et de décimer leurs habitants (cures de gelée royale, de pollen, de miel – soins à la propolis  - cire utilisée en cosmétique etc….)
 
A ce titre, la première et la seule cure de gelée royale que j’avoue humblement avoir faite cet hiver (à titre expérimental) me rend si honteuse que je puis vous assurer que mes comportements futurs vis-à-vis des produits de la ruche ne seront plus les mêmes !
 
Alors tant pis pour les éclaboussures amenées par le « vilain pavé », je me lance : 
 
 
Le miel…. Et si c’était du vol ?? Organisé de surcroît…..
 
Les produits de la ruche sont-ils véganes ?
Le ministère de l’Agriculture indiquait en 2009 que 69 600 apiculteurs exploitaient 1,4 million de ruches. Celles-ci ont produit 18 000 tonnes de miel en 2007, alors que les Français en consomment 40 000 tonnes par an.
Selon le ministère, il s’agit d’un marché fortement déficitaire, avec des importations de l’Union européenne, mais aussi d’Argentine et de Chine [1].
Il convient de citer également les autres produits de la ruche : le pollen, les reines, la gelée royale, la cire d’abeille, la propolis, l’hydromel, les larves [2], les essaims et le venin.
« L’homme profite du travail des abeilles. Il les exploite en prélevant une part de leurs provisions et en multipliant leurs colonies [3]. »
Parmi les défenseurs des animaux et notamment les végétariens et les apprentis véganes, nombreux sont ceux qui se demandent s’ils peuvent continuer à consommer ces produits qui ne semblent pas, a priori, engendrer de violence ni d’exploitation.
La réponse de la Vegan Society est sans ambiguïté :
« Le miel et les autres produits de la ruche tels que la cire d’abeille, la propolis et la gelée royale sont des produits d’origine animale. Les véganes ne les consomment donc pas.
Il est nécessaire de prendre conscience que les abeilles sont élevées et manipulées.
Le miel qu’elles produisent pour elles-mêmes leur est dérobé, comme cela se passe pour les autres animaux dont l’élevage sert à produire des aliments.
Les véganes ne consomment les produits d’aucun animal, abeilles comprises, parce qu’il n’est ni souhaitable ni nécessaire d’exploiter les animaux pour nourrir les humains [4]. »
Les abeilles sont en effet victimes d’une exploitation que seul un rapport de domination permet de maintenir.
Chacun sait ce que l’on encourt si l’on cherche à s’approprier le miel d’un essaim sauvage à mains nues. Dire que les abeilles ne sont pas d’accord pour partager leur production est un euphémisme. Toutes sont prêtes à mourir pour la protéger.
En effet, le dard des abeilles est pourvu de barbelures ou petites pointes qui l’empêchent de ressortir, contrairement à celui des guêpes. Lorsque l’abeille a piqué, elle laisse donc son dard, les glandes à venin et une partie de son abdomen. Cela entraîne irrémédiablement sa mort. Il paraît difficile d’attribuer à ce comportement, conscient ou non, toute autre signification qu’une défense manifeste.
Il n’existe donc pas de contrat passé entre l’homme et l’abeille.

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