CONSTRUIRE ENFIN UN BARRAGE UTILE … contre ce gouvernement!

La machine à désespérer est lancée à plein régime, et comme pour confirmer la nocivité de sa politique, Hollande annonce lui-même  la possibilité d’un nouveau 21 avril : la possibilité de voir, comme en 2002, l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Il a beau essayer de se défausser sur l’Europe, il ne peut pas faire oublier que son premier geste une fois élu a été de ratifier le TSCG, ce traité européen qu’il dénonçait lui-même comme « traité d’austérité »… avant son élection.
 
C’est sa politique et celle de son gouvernement qui provoque la désespérance sociale et qui fait le lit de l’extrême droite. « L’État ne laissera pas faire la fermeture du site d’Aulnay PSA  » avait dit enthousiaste le nouveau président… et l’État a laissé faire. Lâchés aussi les ArcelorMittal, les Goodyear, les Fralib, les Moulins Maurel…

Lâché et même réprimé lorsqu’il se met à lutter, le monde du travail a dû se faire rapidement une raison. Pendant deux ans et demi, Hollande et ses gouvernements ont multiplié les cadeaux aux capitalistes, satisfait toutes les revendications du Medef et attaqué systématiquement les droits des salariés, précaires, intermittents, chômeurs, la protection sociale et les services publics.

Il trouve encore aujourd’hui le moyen d’annoncer un pas supplémentaire : à partir de 2017, les baisses d’impôt du Crédit d’impôt sur la compétitivité et l’emploi (CICE) seront transformées en baisse de « cotisations sociales pérennes ». Au final, 220 milliards de cadeaux par an pour les entreprises contre la promesse – qui n’engageait que ceux qui voulaient y croire, c’est-à-dire le gouvernement – de créer un million d’emplois. Résultat des courses de cette politique « généreuse » : un nombre de chômeurs inégalé qui atteint 5 400 000, c’est-à-dire 500 000 chômeurs supplémentaires sous l’ère Hollande !
L’inversion de la courbe du chômage, les sacrifices nécessaires à une reprise de la croissance et à des lendemains meilleurs, ne sont que du baratin. Il n’y a pas de limite aux régressions sociales parce qu’il n’y a pas de limite à l’appétit des capitalistes. Et parce que le gouvernement leur est entièrement dévoué, il n’y a pas de limite à l’austérité qu’il impose. Élu pour nous débarrasser de Sarkozy, Hollande, avec son gouvernement, fait pire que lui, même en matière de répression, où on ne pensait pas que ce serait possible.


On n’attendait rien de bon de ce gouvernement, mais avec le meurtre de Rémi par la police, l’intolérable a été atteint. Il a envoyé des centaines de flics pour imposer par la force un projet à la fois nuisible et illégal à Sivens. Il a délibérément provoqué les affrontements et ses grenades offensives ont tué. Il a ensuite menti sciemment. Alors que les autorités savaient dès le début ce qu’il s’était passé, Valls déclarait à l’Assemblée nationale : « je n’accepterai pas une mise en cause de l’action des policiers et des gendarmes qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs », stigmatisait les victimes : « Je n’accepterai pas ces violences. Il n’y a pas de place dans notre République, en démocratie pour les casseurs », et couvrait Cazeneuve : « Je n’accepte pas et je n’accepterai pas les mises en cause, les accusations qui ont été portées (…) à l’encontre du ministre de l’Intérieur »…

Et conformément aux précédents gouvernements socialistes, il se précipite dans toutes les aventures guerrières impérialistes. Le budget est de la première à la dernière ligne une déclaration de guerre aux classes populaires, et la répression est la seule réponse à celles et ceux qui se mobilisent.  Ce gouvernement n’impose pas seulement un barrage à Sivens, un aéroport inutile et destructeur, l’usine des 1 000 vaches, mais le monde qui va avec…Le seul barrage utile à construire est celui qu’il faut édifier contre les mauvais coups du pouvoir en place, et contre l’extrême droite qui attend son heure en embuscade.

Commentaires

Articles les plus consultés