Un Constat sans Appel


Les différents rouages de notre société ont été développés autour d’un seul et même axe : l’économie financière.

Or, nous n’avons aucun contrôle sur celle-ci … Ce domaine reste réservé à une poignée d’individus, l’oligarchie, qui maintient ainsi son pouvoir, ces privilèges.

Le dogme de l’argent engraine l’humanité, au point où il lui devient très difficile d’identifier, et donc, de répondre à ses propres besoins.

Cela devient vite le prétexte à de nombreuses actions, dont l’empreinte est souvent très négative et contraire à notre épanouissement harmonieux.

Le culte du capital pousse ces plus fidèles serviteurs à sacrifier leur environnement, voir eux-mêmes, contre l’illusion d’un avenir plus confortable.

Pendant ce temps, une partie de l’humanité, ayant pris le temps d’analyser la situation avec empathie, et consciente de la nécessité d’un changement, essaie autre chose pour remédier au constat suivant …

Il devient évident que l’humanité fait vivre la finance, alors que celle-ci l’exploite en contre-partie. Nous travaillons plus , produisons plus , consommons plus , gaspillons plus …Toujours plus !

Mais jamais assez au yeux du Saint PIB …Sur cette planète aux ressources pourtant limitées.

Pour maintenir cette improbable croissance économique qui permettrait à la finance de survivre, nous produisons toujours moins solide, moins durable. Pendant que l’obsolescence se programme, les productions « excédentaires » sont détruites, alors même que le besoin est partout.

Aujourd’hui, plus de la moitié des productions agricoles finissent dans les poubelles, alors qu’un enfant de moins de dix ans meure de faim toutes les 5 secondes quelque part dans le monde. Quel sens a une société qui envoie des fusées sur la Lune pour conquérir l’espace, sans se soucier qu’il n’y ait à manger dans chaque assiette ?

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Rabelais).

Ce qui, hier, nous a servi en développant notre force de production pour répondre à nos besoins , aujourd’hui nous asservit, nous rendant totalement dépendant de lui pour notre survie , suite au pouvoir injustifié que nous lui avons conféré, laissé prendre .

Nous assistons ainsi à la privatisation de la terre. Pourtant, la terre est la base de toute ressources vitale pour l’humanité. Dés lors, elle se retrouve automatiquement enchaîné à l’économie. Le droit de propriété et d’usage du sol ne trouvent leur légitimité qu’à travers la finance. L’humain doit alors justifier son « droit de vivre » sur une zone géographique par diverses taxes financières, offrandes exigées par ceux qui le domine.

Il y sera conditionné dés la naissance ; afin qu’il l’imprime comme notion de normalité et que cela lui semble supportable tout au long de sa vie. De nature plutôt grégaire, il se conformera, afin de ne pas subir d’éventuelle marginalisation par ses congénères .

L’eau qui court ne suit plus son propre cours , mais celui de Wall-Street ; elle aussi est devenue marchandise. Les sources sont soumises aux rouages financiers de tel sorte que, sans argent, l’eau devient inaccessible pour les uns et accaparée par les autres.

Cette eau, qui fut sur terre bien avant ces hommes qui lui doivent tout, c’est la vie. Pourtant, nous pouvons voir de grandes firmes s’approprier, grâce à leur pouvoir économique, cette ressource essentielle à notre survie. Ce qui leur donne évidemment un pouvoir de domination sur les populations alentour.

Et la privatisation du vivant qui se généralise … Il n’est pas rare de constater le brevetage de molécules naturelles, graines et autres.

Ainsi , nous devons payer des taxes pour l’utilisation d’un patrimoine génétique ; héritage construit par la nature depuis des millions d’années .

Nous devons donc nous soumettre une fois de plus à l’économie financière pour pouvoir répondre à nos besoins alimentaires, médicaux et autres.

Le système économique, qui a été irraisonnablement confié à la finance, se trouve pourtant avoir une viabilité toute relative …

Pour que l’argent maintienne sa valeur, il lui est indispensable de cultiver une notion de rareté.

Effectivement, plus il y a d’argent disponible et moins il a de valeur. Se créerait alors le phénomène de l’inflation.

Imaginez qu’il y ait autant d’argent disponible autour de nous que de feuilles d’arbre en automne …

Qui se donnerait la peine d’en gagner plus par sa force productive ? Qui troquerait le fruit de son labeur contre de l’argent ?

Ainsi, pour qu’il y ait des riches, il faut des pauvres. L’argent instaure alors un rapport dominant/dominé par la possession des diverses denrées. Ce qui peut sembler viable pour les uns, devient rapidement tyrannique pour les autres.

Notre fonctionnement politique est « l’élection » … nous votons parmi les choix mis à disposition pour constituer une élite, à qui nous déléguons le pouvoir décisionnel d’aménagement de notre « vivre ensemble ».

Pour faire éventuellement partie de cette élite, il est indispensable de détenir un certain pouvoir économique (financement des campagnes électorales, financement marketing, plan d’action visant a accentuer la notoriété, frais media, etc …).

De la sorte, les individus qui se retrouvent au pouvoir, se sentent redevables, non pas envers les électeurs, mais envers les différents intervenants qui accroissent leur pouvoir économique … De cette manière, ils conservent leurs intérêts ainsi que ceux de la strate sociale qu’ils composent : puisque la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit, si la politique dépend de l’économie financière pour se faire, ce n’est pas la politique qui contrôle l’économie mais plutôt l’économie qui contrôle la politique.

Ce fonctionnement, où une élite prend les décisions pour tout le groupe, est appelée à tort « démocratie » qui provient pourtant du Grec « demos kratos » signifiant « pouvoir du peuple ». Ainsi, en réalité, l’élection et la démocratie sont étymologiquement aux antipodes l’une de l’ autre.

L’amalgame est entretenu par l’illusion du choix provoqué par l’élection (le choix du moins voyou, parmi un groupe de voyous …). Cette habitude de délégation des prises de décisions infantilise ces utilisateurs actifs ou passifs.

Ce n’est pas la larme que nous venons verser par ce constat, mais l’alarme que nous voulons sonner pour inviter à nous organiser !

Commentaires

  1. Bonjour,
    votre constat de la Société est tellement vrai et triste, la question qui se pose, pourrons nous reprendre la direction de nos vies en harmonie avec la nature, les animaux et le plus grand respect pour notre planète et ouvrir la voix de la sagesse aux générations futures.

    Une valeur a été mise sur tout, combien valent nos vies d'esclaves légalisées par un bulletin de salaire si on a de la chance, aujourd'hui les gens...les peuples par le biais des médias sont forcément informés de l'état du climat des risques pour la planète et nous, et de la malhonnêteté de nos dirigeants aux services des banques et des industries, n'existe t-il personne dans chaque pays capable de fédérer pour changer tout ça, l'argent n'est que moyens pas une finalité et ne représente rien que quelques chiffres sur un logiciel, revenons aux vrais échanges d'expertise pour simplement vivre pour vivre, car si on retire l'argent il reste notre savoir pour la communauté.
    Au plaisir de vous lire

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  2. Le nombres de personnes qui s'en aperçoivent est croissant, ne désespérons pas.

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